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Le jour de la marmotte

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Soir après soir, les hommes de Michel Therrien donnent tout ce qu’ils ont. Malheureusement, soir après soir, les résultats ne sont pas en leur faveur.


Ça a encore été le cas mardi soir alors que les Bruins étaient en ville pour un match très attendu, le dernier entre les deux formations en 2015-2016. Après avoir encaissé une défaite de 5 à 1 lors de la Classique Hivernale, Claude Julien et sa bande sont arrivés avec le couteau entre les dents, l’emportant finalement par la marque de 4 à 1 pour cet ultime duel de la campagne.

Pour les Canadiens il s’agissait d’une cinquième défaite de suite et d’une 16e au cours des 20 derniers affrontements de l’équipe. Si pour bien des analystes la situation est critique chez le Tricolore, vu de l’intérieur, la situation doit être prise avec un angle bien différent. Ce n’est pas à la légère que la séquence d’infortune est analysée, mais il faut d’abord et avant tout regarder divers aspects du jeu avant de jeter la pierre à ceux qui portent l’uniforme bleu-blanc-rouge.

« Il faut analyser les choses de la bonne façon. Il ne faut pas toujours regarder les résultats », a lancé Michel Therrien qui dirigeait un 721e match derrière un banc de la LNH mardi soir. «Je sais que c’est plate et que ça peut être dur à comprendre, mais si les gens analysaient la façon de jouer de cette équipe, analysaient leur façon de travailler et de compétitionner, ils changeraient probablement leur fusil d’épaule. Ils critiqueraient beaucoup moins. »

Parmi ces éléments, on retrouve le nombre incroyable de tirs dirigés par ses joueurs en direction du filet adverse chaque soir. Au cours de la présente séquence de défaites, ce sont en moyenne 38,2 tirs qui ont atteint la cage de l’adversaire, sans compter les innombrables tirs bloqués ou ratés. Mardi seulement, Tuukka Rask a été forcé d’exécuter 38 arrêts. Malgré ce barrage de tirs, le nombre de buts marqués depuis la blessure subie par Carey Price au mois de novembre est extrêmement limité. En moyenne, 1,83 but a été marqué au cours des 24 derniers matchs, ce qui est bien en deçà des 3,52 marqués lors des matchs précédant sa blessure.

«Je regarde comment on entame les matchs. Ce soir encore les gars ont amorcé le match de façon déterminée. Ils ont donné ce qu’ils avaient à donner. J’espère honnêtement que personne ne critiquera l’effort de ce groupe-là », a ajouté Michel Therrien au sujet de ses joueurs. «Il faut que ça arrête. Les gars qui sont sur la glace donnent tout ce qu’ils ont. C’est tout ce que je peux leur demander. L’exécution n’est pas toujours là, ça arrive. Mais l’effort est de 100% chaque soir.»

Si l’entraîneur refuse de mettre le blâme pour les récentes difficultés de l’équipe sur ses joueurs, l’inverse est tout aussi vrai.

«L’exécution était là en début de saison. Je ne peux que rendre crédit au travail de Michel Therrien, avec la façon dont il gère la situation », a expliqué le capitaine Max Pacioretty qui a terminé sa soirée de travail avec un différentiel de moins-3, en plus de voir ses coéquipiers Nathan Beaulieu et Paul Byron quitter la rencontre en raison de blessures. «Je sais que si j’avais été dans sa situation, j’aurais trouvé ça difficile. Ce qui me motive à sauter sur la glace et à vouloir mieux exécuter les jeux, c’est de savoir qu’on a un plan de match et que le système fonctionne.»

C’est ce même système qui a permis à la formation montréalaise de connaître un début de saison de rêve de neuf victoires de suite. Qui lui a permis de connaître son meilleur début de saison de l’histoire… et qui fait que l’équipe est encore dans la course aux séries malgré ses récents déboires.

«C’est notre vie. C’est notre travail. On arrive à l’aréna avec le même état d’esprit chaque jour. On veut devenir meilleurs », rappelle le capitaine. «Tu retournes à la maison après un match comme celui-ci, tu déposes ta tête sur l’oreiller et des millions de pensées te traversent. Mais quand on retourne au boulot le lendemain, il faut être positif. »

«On doit rester positif chaque jour », renchérit l’ancien récipiendaire du trophée Bill-Masterton qui en est à sa huitième campagne sur le circuit Bettman. «La seule façon de s’en sortir c’est en restant positif, en travaillant dur et en essayer d’obtenir des résultats différents. C’est certain qu’on est frustrés de la tournure des événements, mais on peut s’en sortir en travaillant fort. »

Éventuellement, à force de travail, Max Pacioretty, tout comme ses coéquipiers, ouvrira les yeux, le jour de la marmotte sera derrière lui et il pourra passer à l’étape suivante, ayant toutefois emmagasiné toute l’expérience qui vient avec ce genre d’infortune.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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