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Site officiel des Canadiens de Montréal

Le Joueur ultime de... Luke Richardson

L'entraîneur-adjoint des Canadiens définit son joueur ultime

par Matt Cudzinowski. Traduit par Vincent Régis. @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - De Gretzky à Crosby en passant par Lemieux à Lafleur, chaque joueur de la LNH a envié au moins un aspect du jeu d'un autre joueur au cours de sa carrière. C'est dans cet esprit que nous avons demandé à l'entraîneur-adjoint Luke Richardson de construire son Joueur ultime en se basant sur une liste de plusieurs caractéristiques primordiales au hockey.

VISION: WAYNE GRETZKY

Il avait la capacité de voir non seulement le prochain jeu, mais probablement les sept prochains jeux. Wayne nous rendait toujours - nous, les défenseurs - plus prudents, ce qui n'est pas vraiment une bonne chose. Ça lui donnait juste plus de temps et plus il avait de temps, plus il voyait de choses avec sa vision et son intelligence. Je me suis fait prendre à plusieurs reprises à essayer de le bousculer et d'être physique avec lui. Ça fait partie de son plan de match. Dès que vous vous faites prendre une ou deux fois, vous vous sentez en danger et vous commencez à reculer. Ça lui donne plus de temps pour utiliser sa capacité unique à trouver les autres joueurs sur la glace.

MAINS: RICK MIDDLETON                      

J'ai eu la chance de jouer dans la Ligue à un jeune âge et j'ai pu jouer contre Rick. Il était tellement bon pour manier la rondelle. Il n'a probablement pas eu assez de reconnaissance. C'est un gars dont je me souviens très bien. La capacité de maniement de rondelle dont tout le monde parle aujourd'hui, avec les habiletés et la vitesse de l'époque.

VITESSE: TODD MARCHANT

Todd était un de mes coéquipiers et il avait une vitesse unique. Ça n'avait pas l'air explosif. C'était gracieux. Certains gars ont vraiment les jambes et les bras qui pompent, mais lui il pouvait changer de vitesse sans qu'on s'en rende compte. C'était un joueur défensif surtout, donc il utilisait plus sa vitesse dans une capacité défensive, pour écouler les pénalités notamment. Mais il était toujours dangereux.

FORCE: DAVE ANDREYCHUK

Dave Andreychuk était l'un des gars les plus difficiles à contrôler devant le filet. Il n'était pas le plus rapide, mais vous ne marquez pas autant de buts dans la Ligue sans avoir certaines habiletés. Il savait vraiment comment se défaire du défenseur et comment créer de l'espace pour marquer des buts autour du filet. C'était une force unique. Il n'était pas méchant ou agressif, mais il n'avait pas peur. Il était toujours là à se battre.

TIR: AL MACINNIS / BRETT HULL

Sur le plan défensif, Al avait un plomb et son tir passait toujours à travers le trafic, en partie parce que les gars ne voulaient pas le bloquer et en partie parce qu'il avait simplement cette habileté. À l'avant, ça serait Brett Hull. Il pouvait décocher sans avertissement de n'importe où. Des gars m'ont dit que lorsqu'ils lui passaient la rondelle, il leur hurlait de la passer plus fort. La passe n'était jamais trop forte pour qu'il décoche sur réception.

COEUR: JEAN-GABRIEL PAGEAU

Je n'ai jamais joué avec lui, mais je l'ai entraîné. Il était mon joueur préféré à entraîner. Il n'est pas très gros, mais il incarne la définition de jouer avec du coeur. Il bloque sans hésiter les tirs et il va dans les coins. Même quand il se fait renverser... j'ai des visions de lui qui se relève et qui part à la poursuite du gars lui-même pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Ce n'est pas seulement l'aspect physique, cependant. C'est le genre de joueur qui devient meilleur en séries éliminatoires, qui se met dans une position pour marquer des buts. Il le fait chaque année. C'est ça jouer avec du coeur. Jouer avec du coeur, c'est créer cette chance, mais ne pas lever le pied par la suite en se disant qu'on a réussi. Il est honnête et travaillant, c'est la définition de jouer avec du cœur.

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