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Le jongleur

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Michel Therrien sait jongler. Il ne risque pas de faire la première partie du Cirque du Soleil en jonglant avec des bâtons de hockey en feu, mais il sait mieux que quiconque comment jongler avec ses joueurs pour obtenir des combinaisons gagnantes.

Alors qu’il a le luxe de compter sur trois bons trios offensifs, c’est aussi dans la composition de son quatrième trio que le pilote du Tricolore excelle. Soir après soir, il ajuste son alignement en fonction de l’adversaire, n’hésitant pas à donner un temps de glace accru à des joueurs qui disputent généralement autour de 10 minutes.

«Demain est un autre match et c’est un autre défi. Nous approchons chaque match avec une mentalité ouverte. Si nous voyons des joueurs qui performent au sommet de leur capacité. Nous avons tout le temps la même mentalité », a expliqué Michel Therrien au sujet du temps de jeu avoisinant les 14 minutes qu’il a donné à Brandon Prust, Ryan White et Travis Moen samedi dernier, contre les Sabres. «Ça arrive que des joueurs connaissent moins de succès, alors on leur enlève un peu de temps de jeu. C’est comme ça que ça fonctionne. Ça fait partie de mes responsabilités en tant qu’entraîneur de voir qui est au sommet et de gagner des matchs de hockey. »

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Généralement utilisé à cinq contre cinq, la statistique la plus importante pour cette unité est de présenter un différentiel positif ou à tout le moins, égal à zéro. Et c’est le cas avec celle que met sur la glace le pilote des Canadiens, alors que Prust, White, Moen et George Parros présentent un total cumulé de plus-2 au cours des cinq dernières rencontres de l’équipe.

«Notre quatrième trio est très responsable, des deux côtés de la patinoire. En ce moment-ci, ils passent beaucoup de temps en zone offensive et on s’appuie sur eux défensivement », explique celui qui a vu ses joueurs d’énergie obtenir cinq des neuf points accumulés lors de la plus récente rencontre au Centre Bell. «Ce sont des gars contre qui il est difficile de jouer, ils appliquent le système à la lettre. En ce qui me concerne, je considère que c’est un véritable luxe que d’avoir ce genre de joueur au sein de notre quatrième trio. »

Avec la présence de quelques joueurs disponibles pour combler un même poste, il y a une compétition qui existe entre les joueurs, compétition qui, selon Ryan White, est plus que saine.

«Il y a beaucoup de compétition pour les positions sur le quatrième trio et nous voulons tous le meilleur pour chacun. C’est difficile quand tu ne joues pas, mais c’est difficile aussi quand un ami ne joue pas », explique celui qui a dû regarder ses coéquipiers jouer à partir des lignes de côté à six reprises depuis le début de la saison. «Nous nous poussons tous pour obtenir le meilleur de nous et ça importe peu qui joue pourvu que l’équipe continue sur sa lancée.»

« C’est certain que je veux jouer et aider l’équipe, mais en même temps, c’est bien de sentir qu’on progresse, même si on ne joue pas », a ajouté White au sujet de l’éthique de travail démontré à l’entraînement. «D’avoir à te battre pour ta place dans l’alignement à l’entraînement est quelque chose qui peut aider ton jeu. »

Même s’il doit lui aussi regarder certaines rencontres de la galerie de presse, George Parros est convaincu du rôle prédominant que ses coéquipiers et lui ont sur les succès de l’équipe, même si ça ne passe pas toujours par des buts flamboyants et des montées à l’emporte-pièce.

«Je crois que nous avons une excellente composition pour notre quatrième trio. Nous jouons avec beaucoup de confiance en ce moment et, peu importe, ce qu’on fait, ça marche», explique le vétéran de 33 ans qui a disputé sept rencontres sur une possibilité de 19 cette saison, après avoir raté un mois d’activité en raison d’une commotion cérébrale. «Il n’y a pas grand-chose à faire d’autre que de travailler fort et de continuer à faire les mêmes choses que ce qui t’as amené là. Tu dois avoir une bonne influence à l’aréna et quand tu ne joues pas, tu attends patiemment ton tour de réintégrer l’alignement. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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