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Le dernier mot : Willa Ford

par Staff Writer / Montréal Canadiens
 
Willa Ford (née Amanda Lee Williford) est une arme à trois tranchants, ayant fait son nom comme mannequin, chanteuse et actrice. Après s’être installée parmi les étoiles au tournant du millénaire après une tournée avec les Backstreet Boys et le lancement de son album, Willa Was Here, Ford a paru en première page des magazines FHM et Stuff avant de jouer la vedette de deux séries de télé-réalité fort populaires; en 2005, elle a animé la première saison de « The Ultimate Fighter », l’émission qui a contribué à populariser les combats ultimes de l’UFC, puis en 2006, elle a pris part à la troisième saison de « Dancing with the Stars ». C’est à ce moment qu’elle a rencontré Mike Modano des Stars de Dallas, puis le couple s’est marié en 2007. Elle s’est ensuite fait terroriser par Jason Voorhees dans la nouvelle version de Vendredi 13 produite par Michael Bay, maintenant en DVD.


Est-ce qu’il a fallu que tu t’entraînes pour obtenir le cri parfait pour Vendredi 13 et combien de temps y as-tu consacré? 
Willa Ford : (rires) Je crois que le cri vient naturel chez les filles, non? C’est drôle parce que je ne me suis pas entraînée une fois à crier. C’est un peu organique et il faut simplement se laisser aller et espérer ne pas sonner ridicule et que ça sorte bien. C’est un scénario assez terrifiant alors c’était assez facile.

Étais-tu fan de la série originale plus jeune, ou aimais-tu les films d’horreur en général?
WF : Non, je suis de ces personnes qui ne réagissent pas bien aux films d’horreur. Je me souviens plus jeune d’avoir vu des films épeurants comme Vendredi 13 parce mes frères et mes sœurs sont 10 ans plus âgés que moi et je me cachais pour regarder avec eux. J’avais environ six ans quand j’ai vu Jason ou Freddy [Krueger] à l’écran et j’en faisais des cauchemars pendant longtemps.

 
Malgré le fait que la nouvelle version de Vendredi 13 se passe en 2009, pourquoi Jason porte-t-il toujours un masque des années 1980?
WF: Il va certainement porter un masque parce que dans ce cas il est bien réel et non pas surnaturel comme on le faisait croire à l’époque. D’une certaine façon, il est pris dans le temps parce qu’il est un personnage infâme. Il porte ce masque pour cacher son visage déformé. Jason couvre son visage parce que c’était ce qui effrayait les gens auparavant.  

Depuis le tournage du film, est-ce que tu es plus inconfortable autour de Marty Turco quand il porte son masque?
WF  :
(rires) Les masques sont tellement différents qu’ils me rendent moins inconfortable. Ce qui est plus drôle c’est que chez lui, Marty a une collection d’anciens masques de hockey près du bar, je suis passée devant et je me suis reprise par deux fois devant un masque tellement qu’il ressemblait à celui de Jason!

Quelles sont les chances que ton personnage survive jusqu’à la moitié du film?
WF  : Vous savez les chances de tous ceux qui paraissent à l’écran dans un film d’horreur ne sont jamais très bonnes? Il faut que vous le regardiez. C’est une de ces choses qu’on ne veut pas révéler, mais je ne suis certainement pas une des premières à partir.

Disons que tu te trouves à Crystal Lake et que Jason est à tes trousses. Donne-nous le nom de trois joueurs de la LNH que tu voudrais à tes côtés pour faire face à la terreur masquée.
WF :
Mon premier choix est Aaron Downey un gars qui est récemment passé par Dallas. C’est un bon gars et tu sais qu’il va tout donner pour toi. Tout ce qui est lié à Mike sera protégé, pas de doutes! Steve Ott a tendance à voir rouge et à devenir un peu fou quand il se fâche. Je dois choisir un gros gaillard pour mon dernier choix, mais la plupart des grands joueurs sont d’abord des joueurs de talents. J’aime les petits petits joueurs robustes! Mon troisième choix serait certainement Derian Hatcher.

Willa à "Dancing with the stars"
Qu’est-ce qui est le plus difficile; se sauver des griffes de Jason ou d’affronter Emmitt Smith et Jerry Springer chaque semaine à l’émission « Dancing with the Stars »?
WF: C’est certainement d’avoir à échapper à Jason. Jerry Springer était comme mon grand-père; il était tellement gentil que j’en étais désarmée. Emmitt était relaxe, un vrai nounours. L’expérience a été incroyable.

Tu as épousé Mike en 2007. Quand et comment vous êtes-vous rencontrés?
WF : Nous nous sommes rencontrés il y a sept ans en été lors d’une activité caritative où nous étions tous deux impliqués. Une fille m’a dit?: « Tu dois rencontrer ce gars-là ». Je me souviens d’avoir dit à l’époque que la différence d’âge était si importante que je ne croyais pas être intéressée. Elle lui a remis mon numéro de téléphone et il m’a appelé. Nous avons parlé et il m’a invité à venir visiter Dallas. Je me suis dit que je n’avais rien à perdre alors j’y suis allée. Un beau jour le déclic s’est fait et nous sommes ensemble depuis.

Étais-tu déjà intéressée au hockey avant de rencontrer Mike?
WF: Non. Je n’avais jamais assisté à un match du Lightning de Tampa Bay de ma vie. Ce qu’il y a de passionnant à propos du hockey c’est que le sport prend de l’expansion dans les régions où on n’aurait jamais cru cela possible. À Tampa où j’ai grandi, le hockey n’a jamais été un sport important, mais nous nous sommes retrouvés avec le Lightning et le hockey a pris son envol. Les enfants commencent maintenant à patiner de plus en plus jeunes. 

Combien de matchs des Stars vois-tu par saison? Est-ce que tu suis les activités de la ligue en général ou seulement l’équipe de Dallas?
WF: J’assiste au plus grand nombre de matchs locaux possible des Stars. Avec toutes les grèves qui ont affecté notre industrie ces derniers temps, j’ai vu la plus grande partie des matchs et j’ai bien aimé cela. Je ne connais certainement pas les statistiques en détail comme une véritable passionnée de hockey qui étudie ce sport depuis toujours, mais je le prends au sérieux parce que c’est l’emploi de mon mari. Dans le fond, c’est comme pour toute épouse; si ton mari est en finance, tu t’y intéresses et tu en apprends à ce sujet alors je crois que c’est important pour moi de comprendre le sport parce qu’au moment où il rentre à la maison et qu’il a besoin de parler de ce qu’il vit, je dois être une oreille avisée pour lui.

Comment de fois Mike et toi avez-vous reçu Sean Avery pour souper quand ils jouaient ensemble?

WF  : Nous n’avons jamais reçu Sean pour un repas… C’était une situation assez intéressante puisque Sean jouait à Los Angeles avant d’arriver à Dallas et il criait des obscénités à Mike à mon propos sur la patinoire. Tout a été pardonné à son arrivée, mais il n’était pas bon pour l’équipe et son attitude a vraiment fait mal au club. Est-ce que je crois que Sean mérite une autre chance? Pas du tout. Ce qu’il disait était ridicule. Tout le monde sait qu’il est ridicule. Je crois qu’il va aussi finir par réaliser combien il était ridicule.

Es-tu déjà venue à Montréal pour un match de hockey?
WF  : Le Match des étoiles a été le premier match de hockey que j’ai vu au Canada. Nos parents et nos amis étaient là et puisqu’il s’agit de la saison du Centenaire des Canadiens, c’était l’hystérie. Le hockey aux États-Unis est tellement sur une autre planète. Mike m’a préparé, il m’a dit que ce serait très amusant. La fille de Guy Carbonneau, Anne-Marie Morrow, est une bonne amie à moi et elle aime tellement la ville alors elle m’a donné tous les conseils et les endroits à visiter.

Willa Ford et Mike Modano à Montréal en janvier 2009.
Mike est un leader né sur la patinoire. Comment démontre-t-il ces qualités à la maison : est-il plus un gars de vaisselle ou de lessive?
WF  : Il est surtout un gars qui délègue beaucoup. (rires) Il va regarder le tas de linge et dire : « Wow, je pense que la pile commence à être un peu haute ». Il est très méticuleux et il aime la propreté, alors il est davantage un nettoyeur qu’un gars de lessive. Il n’est pas un de ces gars qui ne donnera pas de coup de main parce qu’il est en plein milieu de sa saison.

Ton mari est bien nanti en terme de cheveux. Qui passe plus de temps à se faire les cheveux : lui ou toi?

WF : (rires) La question est de savoir qui est le plus obsédé par ses cheveux! Il est plus obsédé, mais mes cheveux prennent beaucoup plus de temps à entretenir. Vous savez c’est drôle parce qu’il n’y consacre pas trop de temps, mais il en parle souvent. Quand je lui dis que je commence à les trouver longs, il me répond qu’il le sait et qu’il les laisse pousser, je lui lance : « Dans un casque de hockey, on dirait une coupe Longueuil ». Pour les fans, si tout va bien, je ne le forcerai pas à aller se les faire couper. Après tout, le hockey est toute une question de barbe et de cheveux, non?

Après avoir été le quart étoile des Desires de Dallas au Lingerie Bowl de 2005, qui attirait le plus les friands de sport de Dallas, Mike ou toi?

WF: Malheureusement, nous n’avons jamais joué à Dallas avec les Desires. J’ai choisi cette équipe parce que je voyageais souvent et je revenais à Dallas pour être près de Mike – mais je n’ai pas choisi son numéro parce que je croyais que cela aurait été trop bizarre. C’était une expérience intéressante, hormis le fait que nous devions porter de la lingerie. Ces superbes filles s’entraînaient dans le froid cinq jours par semaine d’octobre jusqu’au Super Bowl. Je pouvais lancer des passes de 30 verges et quelques filles étaient de très bons receveurs de passes. Un des demis à l’attaque était vraiment excellent, il y avait vraiment des athlètes parmi le groupe. Nous nous entrainions durement, mais c’était plaisant de faire partie d’une équipe. Je n’avais jamais vraiment pratiqué de sport alors j’aime beaucoup avoir l’occasion d’en faire maintenant.

Tu as joué le rôle d’Anna Nicole Smith dans une biographie qui sera diffusée. Vers la fin, elle n’a certes pas été aidée par l’œil attentif des magazines à potins qui sont tellement populaires de nos jours; quelle lecture fais-tu de la culture des paparazzis?
WF: À Los Angeles, la situation est particulièrement pénible pour tout le monde parce que ces magazines paient des sommes faramineuses pour obtenir des images ou des entrevues. Cela leur rapporte gros et en fin de compte, ces gens essaient seulement de mettre du pain et du beurre sur leur propre table. Le problème demeure qu’ils mettent la vie de bien des gens en danger. Prenez le cas de Britney [Spears] et de ses enfants par exemple où toute la publicité sur des détails est venue accroître leur misère. C’est difficile quand tu ne peux même plus être vu avec la mauvaise personne sans quoi les rumeurs démarrent que quelqu’un triche son conjoint et c’est là que la vie de la personne bascule.

Ce n’est pas facile de ne pas pouvoir contrôler ce que les gens écrivent à votre propos sur les babillards électroniques ou dans ces magazines. Quelle expérience personnelle en retires-tu?
WF: Maintenant ce n’est pas tellement compliqué. C’est ce qu’il y a d’intéressant avec le fait de vivre à Dallas – Jessica Simpson et Tony Romo auraient pu en dire autant – on ne vous pourchasse pas ici comme à LA. À Dallas, tu peux marcher dans la rue sans crainte d’être suivi, les gens parlent entre eux après que tu sois parti, mais c’est vraiment une grande ville avec une atmosphère de petite ville. 
Avec Anna Nicole, il y a tellement à dire à propos de son histoire. Je peux me reconnaître dans le fait que sa carrière était fondée sur quelque chose de bien moins que ce qu’elle était comme personne. Sa carrière était fondée sur son apparence et sur sa sexualité et le fait qu’elle avait posé pour le magazine Playboy alors qu’elle était beaucoup plus que tout cela. Les gens n’arrivaient pas à regarder plus loin quand ils la voyaient, cela l’a mené à jouer à la blonde, si bien qu’elle s’est perdue dans un personnage qu’elle n’était pas. 

 
Tu as animé la première saison de la série de télé-réalité « The Ultimate Fighter », qui a aidé à propulser l’UFC sur la scène publique. Pouvais-tu croire à l’époque où vous tourniez cette série que cette discipline avait le potentiel d’influence qu’elle possède aujourd’hui?
WF: Quand nous avons lancé la série et que nous avons parlé au Président, nous savions que ce serait la clé pour qu’elle se retrouve sur la place publique, mais nous ne savions pas si cela allait fonctionner ou non. C’est difficile pour la plupart des gens de suivre les combats parce que tout ce qu’ils voient ce sont deux gars dans une cage qui se battent jusqu’au sang alors que la situation est toute autre. J’ai passé suffisamment de temps à voir ces gars s’entraîner que je perçois aujourd’hui ce sport comme tous les autres. Ils travaillent très très fort et attentivement et il y a des méthodes très précises en jeu. C’est beaucoup plus que des mouvements de pieds et de mains, c’est aussi une question de cerveau. Le bon coup de poing au bon moment, les bons mouvements.

Est-ce que tu te souviens de moments cocasses dans le tournage? Certains des défis et des segments scénarisés semblent assez étranges quand on les revoit aujourd’hui.

WF: J’étais l’animatrice alors je n’avais pas accès à la maison. Je crois que mes meilleurs souvenirs de cette émission ont été de passer du temps avec Chuck [Lidell] et Randy [Couture]. Je me souviens lors de ma première semaine à Vegas, Randy s’est assis avec moi et nous avons regardé plusieurs séquences vidéo et il m’a enseigné comment décrire un combat. Il me disait : « Regardes, il va faire une clef de bras », et il m’enseignait tous les mouvements, puis il m’a montré la prise du Triangle et ils se mettaient tous à rire parce c’est plutôt vulgaire quand je tente de l’exécuter. (rires)

Visitez le site Web officiel de Willa au willafordinc.com, ou suivez ses projets sur sa page au imdb.com. Si vous osez, rendez-vous aussi sur fridaythe13thmovie.com. Pour de plus amples renseignements à propos de son mari, consultez le dallasstars.com.

Article écrit par Shauna Denis, publié en partie, dans le magazine CANADIENS vol 23.4

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