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Le dernier mot : Oscar De La Hoya

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Même s’il a mis fin à sa carrière dans le ring il y a un peu plus de sept ans, Oscar De La Hoya demeure encore l’un des visages les plus connus du monde de la boxe. L’un des meilleurs de sa génération et possiblement un des plus grands de l’histoire du noble art, le « Golden Boy » est encore très impliqué dans le sport qui l’a rendu célèbre, étant le fondateur et dirigeant de Golden Boy Promotions, qui compte parmi ses nombreux poulains le Montréalais David Lemieux. Nous avons rencontré l’homme d’affaires de 43 ans et membre du Temple de la renommée de la boxe lors d’un de ses passages à Montréal pour discuter de la place de notre métropole dans l’univers de la boxe.

Depuis maintenant quelques années, Montréal est progressivement devenu un endroit de prédilection dans le monde de la boxe. Es-tu d’accord avec cette affirmation malgré le fait que tu n’aies jamais eu l’occasion de te battre ici?

OSCAR DE LA HOYA : Je le suis. Il y a d’excellents amateurs de boxe ici. Cela remonte à l’époque où Sugar Ray Leonard s’est battu ici lors des Jeux olympiques de 1976. Il y a une riche histoire de boxe et c’est un marché qui n’a pas encore été exploité. Nous sommes heureux de pouvoir compter sur un boxeur comme David Lemieux chez Golden Boy Promotions et de pouvoir le mettre dans une position pour être champion du monde. Il est le futur de la boxe ici. Nous avons de grosses ambitions pour lui.

Même si tu n’étais pas dans la même catégorie de poids que lui, crois-tu que tu aurais pu avoir le meilleur sur David lorsque tu étais à ton apogée?

ODLH : Disons-le de cette façon, ça aurait un combat amusant. David est un dur qui frappe très fort. Je ne peux pas dire que j’aurais perdu et je ne peux pas dire que j’aurais gagné. Mais ça aurait été amusant.

Tu es venu à Montréal à quelques reprises au fil des années. Comment comparerais-tu l’ambiance du Centre Bell durant une soirée de boxe à celle des endroits réputés de Las Vegas ?

ODLH : C’est différent parce que Las Vegas est la Mecque de la boxe. Lorsque vous organisez un combat de championnat au MGM Grand, il y a une atmosphère particulière. C’est complètement différent à Vegas parce que vous invitez les gros joueurs des casinos et vous donnez beaucoup de billets. À Montréal, vous accueillez les véritables amateurs de boxe. C’est ce que je préfère le plus.

Promoteur de David Lemieux depuis un an, Oscar a encore de grandes ambitions pour son poulain.

Étant originaire de Los Angeles, es-tu un partisan des Kings ?

ODLH : J’adore le hockey. J’ai assisté à plusieurs matchs des Kings au Staples Center. J’adore le sport en général. Le hockey est similaire à la boxe parce que vous devez être en excellente forme physique pour le pratiquer. Vous devez aussi être en mesure d’absorber un coup de poing. (rires) C’est un sport que je respecte beaucoup et la majorité des légendes du hockey viennent du Canada.

Nous savons ce que tu peux faire dans un ring, mais comment te débrouillerais-tu avec des patins sur la glace ?

ODLH : Disons-le de cette façon, je me retrouverais K.O. au premier round. (rires)

Ta statue est l’une des quelques-unes qui ont été installées près du Staples Center en compagnie notamment de celles des membres du Temple de la renommée du hockey Wayne Gretzky et Luc Robitaille. As-tu souvent passé du temps avec des joueurs des Kings au fil des années ?

ODLH : J’ai déjà passé du temps avec Wayne Gretzky et nous avons joué au golf à quelques reprises. Mais vous savez quoi, lorsque je suis à la maison à Los Angeles et que je ne travaille pas, mon temps est dédié à ma famille. Je ne suis pas le type de gars qui passe beaucoup de temps avec d’autres athlètes. Maintenant que vous en parlez, j’aime bien aller voir ma statue et la polir pour m’assurer qu’elle reste propre. (rires)

Cela fait maintenant sept ans que tu as accroché tes gants. As-tu déjà eu l’envie de t’éloigner de ton bureau et de retourner dans le ring pour donner une leçon à la nouvelle génération de vedettes de la boxe ?

ODLH : Chaque jour ! Il y a deux ans, ça me démangeait vraiment et je n’en pouvais plus. Je me suis convaincu que j’effectuerais un retour. Je me suis réveillé à quatre heures du matin, couru quelque chose comme neuf kilomètres et je me sentais vraiment bien. Mais le lendemain matin, j’étais incapable de sortir du lit. J’avais tellement mal. C’est à ce moment que j’ai compris que c’était fini pour moi. La réalité m’a frappé. (rires)

Es-tu surpris que Floyd Mayweather fils t’ait lancé un défi il y a quelques mois? Crois-tu que les recettes de cette revanche entre vous deux auraient surpassé celles du combat Mayweather/Pacquiao ?

ODLH : Il y avait une clause revanche après notre premier combat, mais il a décidé de prendre sa retraite. J’aurais aimé l’affronter de nouveau, on aurait sûrement eu droit à un dénouement différent. J’adore la boxe et le niveau de compétition. Ça faisait partie de moi. J’affrontais les meilleurs. Mais c’est difficile à dire pour les recettes. De nos jours, il y a les réseaux sociaux, davantage d’abonnés au câble et plus de revenus provenant de la télévision à la carte. Le message se transmet instantanément partout sur la planète et ça joue pour beaucoup. Mais je vais vous dire une chose si nous nous battions aujourd’hui, nous battrions facilement les records.

Pour les dernières nouvelles concernant Golden Boy Promotions, visitez le www.goldenboypromotions.com. Pour demeurer à l’affût des faits et gestes d’Oscar, suivez-le sur Twitter (@OscarDeLaHoya).

Cet article, écrit par Hugo Fontaine, est publié dans le numéro 30.3 du magazine CANADIENS.

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