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Site officiel des Canadiens de Montréal

Le dernier mot : Emily VanCamp

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Bien avant de faire sa marque dans les séries télé Everwood, Brothers & Sisters et Revenge ainsi que dans les films de la série Capitaine America de Marvel, Emily VanCamp a passé les années les plus importantes de sa vie à Montréal. En plus d’avoir étudié la danse lors de son passage au Québec, VanCamp a profité de son séjour ici pour développer une grande histoire d’amour avec les Canadiens. Nous avons rencontré l’actrice de 29 ans, qui reprendra en mai son personnage de Sharon Carter / Agent 13 dans Capitaine America : La guerre civile, durant une visite au Centre Bell pour discuter de sa passion pour la plus grande équipe de l’histoire du hockey.

Bien que tu ne sois pas née ici, à quel point Montréal est spécial pour toi ?

EMILY VANCAMP : J’ai déménagé à Montréal lorsque j’avais 11 ans pour étudier le ballet. Je vivais avec une famille francophone à Repentigny, dans l’Est de la ville. Vous ne pouviez pas avoir plus francophone que ça. J’ai pu passer cette incroyable partie de ma vie – alors que je découvrais qui j’étais vraiment – ici à Montréal. À cet âge, vous commencez à réaliser ce que vous aimez, ce que vous détestez et qui vous êtes comme personne. On parle ici de 11 à 16 ans. Ma famille nous amenait voir jouer les Canadiens tout le temps. Je sens que dès l’instant où vous assistez à un match, vous devenez partisans du Tricolore à vie. Je suis devenue une mordue des Canadiens et puisque mes parents venaient me visiter souvent à Montréal, ils le sont devenus aussi. J’adore cette ville, c’est une de mes préférées dans le monde. J’essaie d’y revenir le plus souvent possible.

À quel point adores-tu le Tricolore?

EV : Mon dieu. Il représente une partie importante de mon enfance et je crois que ça fait partie de nous. C’est de l’amour! Je voue et je vouerai éternellement un amour profond aux partisans et à l’équipe. Les partisans des Canadiens sont intelligents, dévoués et ils représentent exactement ce que j’aime du sport. Je sais que mon amour est à vie. Ça a commencé lorsque j’avais 11 ans. Ce n’est pas comme si j’étais arrivé ici il y a deux ans et que j’étais allé voir un match. Je suis une fan depuis aussi longtemps que je me souvienne. Je ne me rappelle pas d’avoir encouragé une autre équipe que les Canadiens.

Tu sembles également avoir une fascination intéressante envers le UFC?

EV : Je suis moins le UFC depuis que Georges St-Pierre a quitté. Il était la raison pour laquelle je l’écoutais. Je suivais sa carrière depuis le tout début, à l’époque de ses combats face à Matt Hughes et Matt Serra. J’ai aimé suivre sa carrière et le voir évoluer comme être humain. Je l’ai rencontré brièvement à la première de Captain America et j’ai vraiment été bouche bée. Je me suis présenté à lui. Je deviens comme ça lorsque je rencontre des musiciens et des athlètes, mais pas vraiment avec des acteurs. C’est un athlète que j’admire depuis des années, de la manière qu’il prend soin de sa condition physique jusqu’aux valeurs qu’il a comme personne. C’est pour cette raison que je ne regarde plus autant le UFC depuis son départ. Je vais regarder à l’occasion The Ultimate Fighter pour me tenir à jour, mais je suis moins impliqué. S’il revient, je vais redevenir comme avant.

Grands partisans des Canadiens depuis longtemps, VanCamp et sa famille ont assisté à plusieurs matchs au Centre Bell au fil des années.

Ayant étudié le ballet à Montréal, fait-il toujours partie intégrante de ta vie?

EV : Il ne fait plus vraiment partie de ma vie maintenant, j’ai arrêté de danser il y a très longtemps et je suis heureuse de cette décision. Mais je crois que ça m’a beaucoup préparé à ce que je vis maintenant. L’entraînement est tellement rigoureux et difficile qu’il aide pour plein de choses allant de l’éthique de travail jusqu’à la posture. Je suis tellement reconnaissante de la manière que ça m’a aidé à devenir la personne que je suis aujourd’hui. Mais est-ce que je danse encore? Non, vraiment plus.

Est-ce qu’avoir une formation en danse t’a aidé dans ta carrière d’actrice, surtout que certains rôles nécessitent d’être une personne assez athlétique ?

EV : La danse aide pour les chorégraphies de combat, ce qui est une partie importante de ce que j’ai fait dernièrement. Je dois aussi porter une longue et étroite tenue pour l’émission de télévision que je viens de compléter, Revenge. Vous devez également avoir une certaine élégance et du sang-froid pour ce type de rôle et le ballet vous enseigne comment vous tenir et vous comporter. Pour cette raison, je crois que la danse a été bénéfique à ma carrière, autant physiquement que mentalement. La danse est probablement l’une des disciplines les plus exigeantes à étudier. Je suis toujours en admiration devant le dévouement des hommes qui font du ballet et ce qu’ils doivent faire pour bien paraître et être en bonne forme physique. Je n’aimais pas assez la danse pour pousser autant pour me rendre là, mais j’aime assez le métier d’actrice pour me dépasser constamment.

Dans Revenge, tu n’interprétais pas une enfant de cœur. Était-ce difficile de ne pas ramener ce personnage convaincant au petit écran à la maison ?

EV : Je qualifierais ça de marathon émotif. J’ai joué de grandes émotions à un haut niveau durant quatre années. Selon moi, si vous pouvez faire ça, vous pouvez faire n’importe quoi. J’étais prête pour ce défi. Je savais que ça allait être exigeant d’interpréter une fille aussi torturée durant potentiellement quatre saisons. Maintenant que c’est terminé, je me sens tellement choyée d’avoir vécu cette expérience. Elle a tellement enrichi ma vie pour le mieux. Toutes ces nuits difficiles où je suis rentré à la maison et où j’étais presque incapable de me détacher de mon personnage. Je dois être honnête, lorsqu’ils ont annoncé la fin de la série, ça m’a profondément fait mal. C’était le symbole de toute une expérience. En tant qu’acteurs, nous nous mutilons émotionnellement. Ça fait partie du métier. Je ne veux pas dire que ce n’était pas difficile, mais c’était une expérience incroyable.

De voir certaines de tes idoles que tu adorais dans ta jeunesse devenir aujourd’hui des collègues de travail – comme lorsque tu as pris part à des épisodes de Revenge réalisé par Helen Hunt – a dû être incroyable?

EV : Helen était assez impressionnante parce que j’ai grandi en regardant tous ses films et ses émissions de télévision. Lorsque j’ai commencé comme actrice, j’ai toujours eu le rêve de jouer le rôle de la fille d’Helen Hunt. Ma mère et moi blaguions là-dessus. Et un jour on est venu me voir en me disant : « Helen Hunt réalisera un épisode de Revenge. » J’étais renversé. Et en passant, elle a surpassé toutes mes attentes, pour ce qu’elle est comme femme et ce qu’elle représente. C’était très inspirant. Elle est réalisatrice, elle écrit et elle est la vedette de ses propres films. Je suis allée à la première de son film Ride et elle était incroyable. Vous travaillez avec des femmes qui vous enseignent tout ce que vous ne voulez pas devenir – j’en ai rencontré deux ou trois – et j’ai connu 20 femmes qui m’ont enseigné tout ce que je voulais devenir, et elle en faisait partie. J’ai côtoyé des femmes extraordinaires et je suis très privilégiée.

VanCamp reprendra son personnage de Sharon Carter / Agent 13 dans le film Capitaine America : La guerre civile.

Réalises-tu le chemin que tu as parcouru?

EV : La dernière saison de Revenge était ma 12e saison et demie à la télévision, de manière quasi consécutives. Ce fut une grosse partie de ma vie. Je suis actrice depuis l’âge de 15 ans. Ça a été incroyable. J’ai été tellement choyée et je crois qu’il y a eu un certain élément de chance. C’est pour cette raison que je crois qu’il faut toujours donner son maximum et profiter de ses opportunités. Un élément important que j’ai appris au fil des années est que lorsque je prends du recul, je suis tellement heureuse des risques que j’ai pris. Il y a toujours ce moment où vous vous demandez si vous passerez au travers, et chaque fois que je pense aux risques que j’ai pris, ça a porté fruits. Je tente simplement de continuer dans cette voie et de connaître des succès et des échecs, et des succès et des échecs. C’est ça une carrière. J’ai hâte à la prochaine étape. Je ne crois pas que je ferai de la télévision durant un bon bout de temps, peut-être plus jamais. Ça a tellement été bon pour moi, mais je crois que c’est maintenant le temps d’essayer de nouvelles choses. Je suis heureuse et dans un bon endroit dans ma vie. Quatre années de Revenge était la durée parfaite pour raconter cette histoire. Nous avons quitté sur une excellente note et c’est tout ce que nous pouvions espérer.

Étais-tu une « nerd » des BD avant de participer à ton premier film Marvel ?

EV : Je ne l’étais pas avant de participer à Capitaine America : Le soldat de l’hiver. Ça a tout changé. Je me souviens qu’on m’a remis la bible de Sharon Carter, racontant tout ce dont elle a fait partie. C’est à ce moment que j’ai réalisé à quel point c’était gros et que je devais prendre ça au sérieux. J’ai commencé à faire des recherches et je suis tombé en amour avec le personnage et la relation qu’elle a avec Cap [Capitaine America]. Tout ce que Marvel touche se transforme en or. C’est incroyable comment ils sont doués pour faire des films. Le simple fait d’avoir participé à ce projet a été incroyable et je me sens choyée. C’était une belle transition de Revenge à Marvel, c’est tout ce que je peux dire concernant l’avenir de mon personnage Marvel. Ils me tueraient si je disais quelque chose. (rires)

Tu as participé à Comic-Con à quelques occasions par le passé. As-tu été renversée par la passion des fans de Marvel et Capitaine America ?

EV : Je dirais que le dévouement des gens qui assistent à Comic-Con est très similaire à celui des loyaux partisans des Canadiens. Ils savent de quoi ils parlent et ils sont des connaisseurs. C’est à couper le souffle, comme lorsque je suis au Centre Bell. C’est une de ces choses qui vous font dire ‘Wow’. C’est fascinant voir à quel point ils sont dévoués. J’adore ça.

Décris-nous tes interactions avec certaines des personnes ‘dévouées’ de Comic-Con.

EV : C’est moins pire avec moi qu’avec des autres acteurs. Lorsque Chris Evans faisait son entrée, vous remarquiez que son personnage avait touché plusieurs personnes. Vous voyez tellement de jeunes qui deviennent émotifs parce que ça représente beaucoup pour eux et c’est beau à voir. C’est tout nouveau pour moi. J’y suis allée il y a quelques années et c’était une toute nouvelle expérience pour moi, mais j’ai adoré ça. Je crois que tout le monde souhaite voir son travail être reconnu et vous vous sentez comme si vous avez une raison d’être. Ce genre d’expérience pousse le tout à un autre niveau.

Décris-nous la Emily loin des caméras…

EV : En ce moment, je tente seulement de me concentrer à passer du temps avec mes amis et aux autres choses auxquelles je n’ai pas le temps de penser lorsque j’ai un horaire chargé. J’aime aussi faire des activités extérieures comme pêcher et faire du camping. Je n’ai pas eu le temps d’en faire depuis longtemps. Sans oublier mon poker que j’adore. Je ne le regarde pas à la télévision, mais j’adore jouer avec mes amis. J’y joue depuis plusieurs années et ça fait longtemps que c’est devenu une passion. J’ai hâte de passer du temps dans la cuisine et recommencer à être à la maison. Lorsqu’on est à l’extérieur toute la journée, ça peut devenir difficile.

Pour plus d’informations sur le prochain film de VanCamp, Capitaine America : La guerre civile – en salles, dès le 6 mai, dirigez-vous au marvel.com/captainamerica. Vous pouvez aussi la suivre sur Twitter (@EmilyVanCamp).

Cet article, écrit par Matt Cudzinowski, est publié dans le numéro 30.4 du magazine CANADIENS.

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