Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

Le dernier mot : Chris Jericho

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Aussi énergique dans une arène de lutte que sur une scène avec son groupe, Fozzy, Chris Irvine, mieux connu dans l’univers de la lutte comme Chris Jericho, fait sa marque dans le monde du divertissement depuis l’adolescence. Reconnu pour ses exploits dans la WCW et la WWE depuis presque deux décennies, Jericho fait maintenant sa marque dans l’industrie musicale avec la même intensité que sa prise de finition, le Walls of Jericho. Nous avons discuté avec l’homme de 43 ans, qui s’est autoproclamé comme « L’Ayatollah du Rock’n’rolla », lors de l’une de ses visites à Montréal pour en apprendre un peu plus sur lui, dont ses liens avec le hockey.

Ton père, Ted Irvine, a connu une belle carrière avec les Rangers de New York. Quel est ton plus beau souvenir de ses années de joueur?

CHRIS JERICHO : J’allais au Madison Square Garden quand j’avais trois ou quatre ans. Mais je détestais ça parce que c’était tellement bruyant. Je me rappelle que ma grand-mère m’avait confectionné un petit chandail et je le mettais sur ma tête et mes oreilles pour diminuer le bruit. Aussi, le fait que mon père ne me regardait pas dans les gradins lorsqu’il jouait me dérangeait. (rires) Je croyais que s’il était en échappée, il devrait me regarder et me saluer. Je me rappelle spécifiquement de ça du MSG. Ensuite, lorsque j’ai lutté pour la première fois au Garden en 2000, c’était irréel et très cool qu’une deuxième génération d’Irvine soit à l’œuvre au Garden.

Enfant, jouais-tu au hockey?

CJ : Je jouais avant, mais quand j’étais plus jeune, je voulais être dans un groupe et je voulais devenir lutteur. Je me suis donc concentré là-dessus. Je n’étais pas très bon au hockey. Je ne possédais pas les habiletés naturelles nécessaires et je n’étais pas aussi passionné que pour la musique et la lutte. Un des moments les plus cool que j’ai vécu a été de jouer au Garden lors du Christopher Reeves Superskate. J’y ai participé durant quatre années consécutives. Une année, j’ai même réussi à marquer contre Kirk McLean. Je patinais vers le filet et j’ai décoché un tir frappé. La rondelle avait l’air d’une balle papillon et elle s’est faufilée au-dessus de son épaule et dans le filet. J’ai donc marqué un but contre un gardien des Rangers au Garden.

Quel sport est le plus exigeant physiquement : le hockey ou la lutte?

CJ : Les deux le sont, mais il n’y a pas de saison morte à la lutte. C’est ça la différence. Le hockey est assurément le sport où c’est le plus difficile de remporter un championnat. C’est le sport le plus exigeant et difficile physiquement, mais vous avez ensuite trois ou quatre mois pour récupérer. Dans la lutte, vous n’aurez jamais ça. Ce sont deux mondes dangereux sous différents aspects, mais de tous les sports dans le monde, le hockey est le plus dur selon moi.

Que penses-tu de l’évolution du monde de la lutte?

CJ : C’est comme au hockey. Je suis certain qu’il y a des gens qui s’ennuient du bon vieux hockey, mais il n’y aura plus jamais de Wayne Gretzky. Même s’il va y avoir un autre gars aussi talentueux, il n’y aura plus jamais d’époque où quelqu’un pourra amasser 215 points par saison. Les joueurs sont plus gros, les règlements sont différents, ce n’est plus pareil. Comme dans la lutte. Les choses ont changé au fil des années. Lorsque j’ai commencé, la scène internationale était privilégiée. Les gars provenaient de territoires et de pays différents, mais de nos jours, vous passez six mois dans un programme de développement et vous faites vos débuts à la télévision nationale quelque temps après. Certains n’aiment pas ça, mais selon moi, c’est l’évolution du domaine. Chaque sport ou chaque forme de divertissement y passe un jour. C’est excitant. Vous devez demeurer à l’avant-garde plutôt que de vivre dans le passé et vous plaindre. Je suis sûr que beaucoup de jeunes joueurs de hockey n’aiment pas entendre des choses comme : « Dans mon temps, nous ne portions pas de casques. » Bien, ça c’était avant et maintenant c’est différent. C’est l’approche que j’ai. Je préfère être à l’avant plutôt que de suivre la tendance.

Comment décrirais-tu Fozzy en un mot?

CJ : Énergie. Je crois qu’au fil des années, nous avons bâti une réputation d’être un groupe très divertissant et énergique sur scène et nous nous attendons à ce que nos foules participent et elles le font. Il n’y a pas de dragons qui sortent du ciel ou d’effets pyrotechniques à nos spectacles. Nous sommes le spectacle. Nous prenons ça sérieusement et nous nous assurons qu’il n’y ait aucun moment ennuyant dans tout ce que présente Fozzy sur scène. Je n’ai jamais aimé les groupes qui ne font que se tenir debout. J’ai toujours aimé ceux qui ont l’air d’avoir du plaisir sur scène parce que ça vous entraîne à en avoir autant. C’est réciproque.

Quelles étaient tes influences musicales dans ta jeunesse?

CJ : Les Beatles étaient le premier groupe que j’ai vraiment suivi. À l’âge de huit ans, j’avais tous les albums qu’ils avaient produits. J’étais obsédé par tout le concept de ce que représentaient les Beatles sur la scène musicale et sociale, autant qu’un jeune de huit ans pouvait l’être. Ensuite, lorsque j’ai commencé l’école secondaire, aimer les Beatles n’était pas très cool au début des années 1980. Vous étiez vu un peu comme un nerd. Si vous écoutiez Loverboy ou Little River Band, vous étiez cool. C’était bizarre. J’ai remarqué que toutes les filles que j’aimais portaient des t-shirts d’Ozzie [Osborne], de Judas Priest et d’Iron Maiden. Je me suis donc dit que si je voulais avoir un rendez-vous un jour, je devrais commencer à écouter du heavy metal. J’ai donc acheté Blizzard of Oz d’Ozzy et c’est là que j’ai eu la piqure. J’ai toujours aimé Metallica, Iron Maiden, les Beatles et les Rolling Stones et quelques groupes allemands. Helloween m’a beaucoup influencé. J’aimais aussi The Police et Black Sabbath. C’est votre menu musical de base. Ça n’a jamais été que du metal ou que du rock & roll. C’était une combinaison de tout.

Qu’est-ce qui te fait revenir continuellement à Montréal?

CJ : Montréal est toute une ville. La première fois que je suis venu ici, c’était en 1997 avec la WCW. J’ai passé une des soirées les plus folles et amusantes de toute ma vie et ça a toujours été comme ça à Montréal. Il y a d’incroyables partisans ici. Ils sont un peu différents des autres au Canada. Le Québec est une entité en lui-même. Il y a de grands connaisseurs de lutte et de heavy metal ici. Montréal est une grande ville de heavy metal, et le Québec est une province qui adore le métal. Il y a aussi d’incroyables fans de Chris Jericho ici. (rires) C’est toujours un plaisir de venir au Canada et Montréal est toujours un fait saillant pour moi.

Y a-t-il une chose que tu te fais un devoir de faire lorsque tu es de passage ici?

CJ : C’est drôle parce que souvent vous n’avez jamais le temps de faire quelque chose. C’est souvent aéroport, hôtel, salle de spectacle, hôtel et aéroport. Un de mes plus beaux souvenirs est d’être allé à un bar de karaoké avec Pat Patterson, qui est un peu comme un mentor pour moi. Il était celui de The Rock et le bras droit de Vince McMahon. Il est originaire de Montréal.

Est-ce difficile de trouver du temps pour tes deux passions : Fozzy et la WWE?

CJ : Mon horaire est basé autour de Fozzy et sur les activités du groupe depuis les quatre ou cinq dernières années. Nous avons été très occupés pour faire grandir notre marque et ça s’est fait rapidement, c’est pour cela que j’ai de moins en moins de temps pour la lutte. Je suis revenu cette année pour quelques mois avant de faire encore quelques autres mois. Enfant, j’étais dans un groupe et je voulais devenir lutteur. Maintenant, j’ai la chance de faire les deux. Nous voulons faire le plus de choses possible pour notre groupe et l’amener le plus loin possible. Nous voulons la place de Metallica et nous n’arrêterons pas tant que nous ne l’aurons pas.

Suivez Jericho sur Twitter (@IAmJericho) ou allez au fozzyrock.com pour demeurer informé sur Fozzy. Leur album, Do You Wanna Start a War, est disponible partout.

Cet article, écrit par Hugo Fontaine, est publié dans le numéro 29.1 du magazine CANADIENS.

En voir plus