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Le dernier mot : Chad Johnson

par Staff Writer / Montréal Canadiens

L’un des receveurs éloignés les plus productifs et flamboyant de la NFL de la dernière décennie, Chad Johnson a un don pour ne jamais passer inaperçu. Auteur de plusieurs célébrations de touché les plus loufoques les unes que les autres, celui qui a déjà été connu légalement comme « Ochocinco » est sans surprise devenu l’un des athlètes les plus suivis sur Twitter, autant par son franc-parler que par ses échanges avec ses abonnés. Nous avons rencontré l’athlète de 36 ans durant sa première saison dans la LCF, histoire d’en connaître davantage sur le receveur de passes des Alouettes.

Tu vis dans notre ville depuis un petit moment déjà. À l’exception d’être chez McDonalds, Starbucks ou dans un salon à cigares, qu’aimes-tu le plus de Montréal?

CHAD JOHNSON : Il y a tellement d’endroits cool. Je vais à La Maison du Jazz tout le temps. J’adore le pain doré qu’ils servent à L’Avenue sur Mont-Royal. Ils ne veulent pas me donner la recette, je dois donc y retourner tout le temps. J’aime aussi la nourriture au Burger Bar et aux 3 Brasseurs sur Crescent. C’est tout ce que je fais. Je ne sors pas le soir. Je me couche vers 21h30. Je fais la même routine continuellement. Lorsque j’étais à Cincinnati, en Nouvelle-Angleterre et à Miami, je faisais toujours la même chose : écouter du jazz, fumer des cigares, aller chez Starbucks et quelques restaurants.

Nous t’avons vu au Centre Bell au printemps pour un match des séries des Canadiens. À quel point es-tu un partisan de hockey?

CJ : Je vais souvent voir les Panthers de la Floride lorsque je suis à Miami. De ce que j’ai entendu, c’est un peu différent de Montréal. (rires)

Chad a grandement apprécié son expérience au Centre Bell lors d’un match des Canadiens durant les dernières séries éliminatoires.

Tu as joué dans d’immenses stades durant tes années dans la NFL. À quel point est-ce comparable à l’atmosphère au Centre Bell?

CJ : L’atmosphère me rappelait celle des matchs de soccer en Europe. Même si le Centre Bell est beaucoup plus petit, l’énergie était incroyable. Peut-être parce que c’étaient les séries et je ne sais pas si c’est toujours comme ça, mais c’est quelque chose à voir.

As-tu pu rencontrer quelques joueurs du Tricolore?

CJ : Je suis devenu ami avec P.K. Subban. Récemment je l’ai invité à déjeuner, mais après avoir vu le contrat qu’il a signé, c’est lui qui va payer! (rires) Je n’ai pas pu rencontrer d’autres joueurs parce que je voulais rester concentrer sur le football depuis que je suis en ville.

Nous savons ce que tu peux faire sur un terrain de football, de soccer, sur une piste de danse et même sur un taureau. Comment te débrouilles-tu sur une patinoire?

CJ : Je peux bien patiner en patins à roues alignées. Je ne sais pas à quel point ça équivaut à patiner sur de la glace parce que je n’ai jamais été sur la glace de ma vie.

Tu faisais partie d’une génération de receveurs éloignés avec des personnalités plus grandes que nature : toi, Randy Moss, Terrell Owens, Keyshawn Johnson. Reverrons-nous une autre époque comme la vôtre du début des années 2000?

CJ : Non parce que les rôles ont été inversés. On dirait que les demis défensifs ont pris le contrôle du volet divertissement. Si vous regardez la NFL de nos jours, les demis de coin sont très agités et très vocaux. Dans mes 11 ans dans la ligue, il n’y avait pas de demis qui parlaient comme le font Patrick Peterson et Richard Sherman. Maintenant ils le font et les receveurs de passes sont silencieux. C’est cool, mais j’aurais aimé qu’ils soient là lorsque je jouais. Ça aurait été amusant.

Tu es de retour au football professionnel cette année après une absence de deux ans. Qu’est-ce que tu as appris de ton temps à l’écart des feux de la rampe?

CJ : Je ne peux même pas mettre en mots ce que j’ai appris. Ça a été toute une leçon. Je crois que si ce n’était pas arrivé, je n’aurais rien appris. Ces choses que j’ai apprises à l’intérieur de moi. Ça a été un chemin difficile, mais ça s’est avéré être pour le mieux. Maintenant je profite de la vie comme je l’ai toujours fait.

Au fil de sa carrière dans la NFL, Chad était reconnu pour ses célébrations d’après touchés loufoques les unes plus que les autres.

Tu es un des athlètes les plus actifs et divertissants sur Twitter depuis quelques années. T’attendais-tu à ce que ton compte @ochocinco prenne autant d’ampleur?

CJ : Oui parce que je suis intéressant. J’ai une voix. J’aime Twitter parce que cela permet d’écarter l’entremetteur : les journalistes. Ils contrôlent tout, surtout la perception des gens. Ils ont le droit de vous observer, mais les journalistes contrôlent comment le public vous perçoit. Maintenant ils ne peuvent plus le faire. Si vous souhaitez en apprendre sur moi, ce que je dis, comment j’agis, où je vais, suivez-moi sur Twitter.

As-tu eu à t’excuser souvent pour quelque chose que tu as tweeté?

CJ : Jamais et je ne le ferais pas. C’est une chose sur moi : je ne regrette jamais ce que je dis. Je ne l’ai jamais fait. Je comprends très, très bien comment fonctionnent les journalistes et ce que je dis. J’ai toujours été fou sur les choses que je dis. Je le suis depuis le premier jour! (rires) Je ne suis pas un imposteur. Il n’y a pas de milieu. Ce que vous voyez est ce que vous avez et j’ai toujours été comme ça.

Quelle est la demande la plus extravagante que tu as reçue sur Twitter?

CJ : (rires) Je reçois tellement de choses folles. Il n’y a plus rien de si extravagant.

Entre nous, combien de tes coéquipiers chez les Alouettes t’ont demandé un autographe depuis ton arrivée avec l’équipe?

CJ : (rires) Ouais quelques-uns d’entre eux. C’est drôle.

Trois essais, un ballon plus gros, le « rouge », quel a été le plus gros ajustement que tu as eu à faire dans la LCF?

CJ : Je ne fais qu’avoir du plaisir à jouer au football. J’apprends en cours de route et je tente d’être le meilleur Chad que je puisse être pour l’organisation et pour aider l’équipe.

Quel a été le joueur défensif le plus redoutable que tu aies affronté?

CJ : Sean Taylor, qu’il repose en paix. Il était un demi de sureté, qui plaquait comme un secondeur en plus d’être rapide comme un receveur de passes. Il était quelque chose, en plus de couvrir tout le terrain. Il était incroyable.

Quels joueurs de la NFL aimes-tu le plus observer en tant que partisan?

CJ : Honnêtement, tous. J’aime bien observer les demis défensifs parce qu’ils sont tellement agités et barbares maintenant qu’ils doivent appuyer leurs dires, ce qui n’est pas facile à faire.

Suivez tous les faits et gestes de Chad sur Twitter ou rendez-vous au montrealalouettes.com pour suivre les activités des Alouettes durant toute la saison.

Cet article, écrit par Hugo Fontaine, est publié dans le numéro 28.6 du magazine CANADIENS.

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