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Site officiel des Canadiens de Montréal

Le dernier mot : Liev Schreiber

Une entrevue exclusive avec la vedette de Goon: Le dernier des durs à cuire, Liev Schreiber

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

Acteur, réalisateur, producteur, scénariste ; Liev Schreiber a porté plusieurs chapeaux dans l'industrie cinématographique au cours de sa carrière. En plus d'avoir été la tête d'affiche de nombreuses productions hollywoodiennes ainsi que sur Broadway, Schreiber a plongé dans l'univers du hockey au cours des dernières années, en tant que narrateur de la série «24/7» de la LNH sur HBO, et plus récemment, en prêtant ses traits à Ross «Le Boss» Rhea dans les films «Goon ». À l'occasion de la sortie de Goon : Le dernier des durs à cuire, nous nous sommes entretenus avec l'acteur de 49 ans pour en apprendre un peu plus sur sa passion pour le hockey. 

A-t-on eu à te tordre le bras pour que tu reprennes ton rôle de Ross «Le Boss» Rhea dans Goon : Le dernier des durs à cuire?
LIEV SCHREIBER :
On m'avait promis que ce tournage deviendrait un camp de hockey durant cinq semaines. C'est comme ça qu'on m'a convaincu de participer à ce film. Parfois, quand on exerce le métier d'acteur, on se retrouve dans des situations qui deviennent des expériences incroyables. Je n'avais jamais vraiment patiné ou joué au hockey, mais j'ai toujours beaucoup aimé regarder des matchs. Je me suis donc dit : «Voici ma chance d'apprendre à 45 ans!» (rires) J'ai tellement eu de plaisir la première fois que d'accepter de prendre part au deuxième film a été une décision facile.

Pour quelqu'un qui a pris part à de nombreuses productions de Broadway et qui a interprété plusieurs personnages sérieux auparavant, à quel point as-tu eu du plaisir à prendre les traits d'un gars comme Ross «Le Boss »?
LS :
J'ai adoré, surtout la préparation physique pour ce rôle. C'est amusant de faire quelque chose comme ça. Lorsque j'étais à l'université, j'avais un faible pour Marty McSorley et tous les joueurs de cette époque; des gars comme Bob Probert. Les joueurs de hockey ont une drôle de dichotomie. D'après moi, ils sont les hommes les plus durs sur la planète. Mais en même temps, ils sont aussi les plus gentils. Il y a ce drôle de mélange au hockey, de brutalité et de politesse. C'est peut-être parce que beaucoup de joueurs sont Canadiens, je ne suis pas certain! (rires) C'est typique des joueurs de hockey.

Est-ce que ce rôle t'a fait apprécier encore plus les durs à cuire au hockey?
LS :
Ma perception des joueurs de hockey a drastiquement changé depuis que j'en ai rencontré et que j'ai travaillé avec plusieurs d'entre eux. Ils font partie des personnes les plus gentilles et tendres que j'ai rencontrées de ma vie. (rires) Ça ne veut pas dire que je voudrais me battre avec eux! Il y a une grosse différence entre ce qu'ils sont dans la vraie vie et ce qu'on voit d'eux sur la patinoire. Leur niveau de compétitivité et leur désir de vaincre sont tellement plus grands que ça leur permet d'accomplir des choses que la majorité des humains ne pourraient pas, ne voudraient pas ou ne devrait faire. Ces gars sont tellement différents. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais à l'extérieur de la glace, je me souviens que [Georges] Laraque m'a emmené à son restaurant végétalien à Montréal. Ça résume bien la situation.

Parlant de Georges Laraque, nous avions interviewé Seann William Scott il y a quelques années et il nous avait confié que c'était très épeurant de laisser tomber les gants contre lui dans le premier Goon. Te sentais-tu comme lui lorsque tu devais te battre contre d'anciens durs à cuire de la LNH durant le tournage?
LS :
Non, parce qu'ils ont tous pris bien soin de moi. Je n'ai jamais eu peur. Je ne suis pas un très bon patineur, c'était ça le gros problème. Lorsque vous vous battez au hockey, vous devez être capable d'avoir un bon point d'appui sur la glace. Comme à la boxe, toute la puissance part des jambes et monte vers le haut. Au hockey, ça part des patins. Plusieurs d'entre eux devaient me tenir durant les combats. Je me fiais complètement à eux. Ils étaient tous très gentils avec moi, jamais je n'ai été intimidé. Et Laraque, c'est un gros pitou, je pourrais le prendre ! (rires) Dites-lui que j'ai dit ça. Comment pouvez-vous être un joueur de hockey professionnel et posséder un restaurant végétalien? (rires) C'est tout un numéro et je l'aime beaucoup.

Tweet from @LievSchreiber: Handsome devil isn't he? @GeorgesLaraque #Goon pic.twitter.com/xnlTyzuLcU

Tu as également eu la chance de côtoyer un autre Ancien Canadiens, George Parros.
LS :
Parros est incroyable. Les gens ne réalisent pas comment sont véritablement ces gars-là. Parros est un excellent exemple, parce qu'il est une contradiction. Il est tellement l'opposé de qui il était sur la glace. Il est tellement intéressant. Je crois que vous devez avoir de bons parents pour jouer au hockey organisé. Vous avez besoin de beaucoup d'équipement, vous devez aller vous entraîner tôt le matin, trouver des heures de glace, car c'est tellement important d'être capable d'envoyer les enfants à l'aréna tous les jours. En voyant tous ces gars qui sont devenus excellents au hockey, ça signifie qu'ils s'entendaient bien avec leurs parents. C'est une vie difficile et je sais que c'est un sport exigeant. 

Qui avait la meilleure moustache sur le plateau : George Parros ou toi?
LS :
Il y a 10 ans, j'avais la plus belle moustache. Mais celle de Parros n'a pas de gris, donc aujourd'hui c'est lui. Je crois que la mienne était meilleure parce que j'avais l'air plus drôle avec elle. On dirait que Parros doit absolument avoir sa moustache, je ne sais pas à quel point il paraîtrait bien s'il ne l'avait plus. J'ai vraiment l'air drôle avec une moustache, tandis que lui, ça lui va à merveille.

Dans le deuxième film de Goon, tu aides le personnage incarné par Seann William Scott, Doug «La brute» Glatt, à apprendre des nouvelles techniques de combat. Pourrait-on comparer votre situation à celle dans Rocky III, lorsqu'Apollo Creed est passé de rival à entraîneur de Rocky Balboa?
LS :
Me comparez-vous à Burgess Meredith? Parce que si c'est le cas, nous devrons laisser tomber les gants maintenant. En fait, si vous me comparez à Burgess Meredith, c'est très flatteur. Il est un de mes acteurs favoris et Rocky est un de mes films préférés. (rires) Tout comme Carl Weathers (interprète d'Apollo Creed, NDLR ), mais nous avons des moustaches différentes. Il est aussi plus petit que moi, qui suis assez grand.

Le réalisateur du film, Jay Baruchel, est un mordu des Canadiens de Montréal. Et puisque tu habites à New York, tu suis les Rangers. A-t-il tenté de changer tes allégeances?
LS :
L'une des plus belles choses qu'il y a lorsque vous travaillez avec Jay, c'est que par le simple fait de le côtoyer, il vous emmènera gratuitement voir un match des Canadiens. Il est comme le maire de Montréal. Au cours des deux tournages des deux films, nous avons assisté à quatre parties des Canadiens ensemble. Aller voir un match avec Jay est comme aller à un barbecue en compagnie d'Elvis. Il est une rock star.

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Puisque tu as eu l'occasion d'assister à un match au Centre Bell, quelle a été la meilleure expérience dans un amphithéâtre que tu as vécue en personne?
LS :
Regarder une partie au Centre Bell a été incroyable. C'était renversant. J'ai grandi à New York et assister à un match des Rangers est complètement différent. Les partisans des Canadiens sont beaucoup plus sophistiqués - j'espère que personne à New York ne lira ça. (rires) 

Les foules sont différentes. Je me souviens d'être allé à des matchs des Rangers quand j'étais plus jeune et vous ne vouliez pas emmener votre enfant au Madison Square Garden. Les matchs à Montréal sont bien pour les familles, certains spectateurs portent même des complets, ce qui est très beau à voir. Le Garden était plus dur.

À quel point voudrais-tu revoir une confrontation Montréal-New York en séries?
LS :
Ce serait incroyable.

Puisque tu as fait la narration des différentes séries 24/7 de HBO, en plus de campagnes plusieurs publicités pour la LNH, t'es-tu souvent fait demander par des fans d'enregistrer leur message de boîte vocale?
LS :
Les gens me le demandent souvent. Je trouve ça flatteur. D'ailleurs, quelques encans caritatifs avaient ça comme prix. Je vais voir comment se portera ma carrière d'acteur pendant encore un an ou deux et si ça commence à ralentir, je vais me diriger vers le domaine des messages de boîte vocale .

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