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Site officiel des Canadiens de Montréal

Le coup de grâce

par Staff Writer / Montréal Canadiens
NEWARK – Les hommes de Michel Therrien ont eu plusieurs occasions d’envoyer les Devils au tapis vendredi soir. Toutefois, ce sont plutôt les Devils qui ont donné le dernier coup, l’emportant en tirs de barrage.


Au total, les Canadiens ont bénéficié de sept avantages numériques au cours de la soirée. En soi, c’est déjà un nombre appréciable. De plus, ils ont eu droit à un avantage numérique de cinq minutes en deuxième période alors que Scott Gomez a asséné tout un coup de coude à Alexei Emelin après que ce dernier l’aie solidement plaqué, légalement, dans la bande. Gomez a d’ailleurs été chassé de la rencontre pour ce geste.

Les hommes de Michel Therrien ont également eu droit à une occasion en or, alors qu’Adam Greene a été chassé pour avoir fait trébucher en prolongation. Et il faut également mentionner un cinq contre trois en fin de troisième période.

Résultat des courses pour les Canadiens en dépit de tous ces avantages, un seul filet, marqué par Tomas Plekanec en fin de première période et une deuxième défaite en tirs de barrage en autant de jours.

«C’est l’histoire du match. Notre jeu de puissance a été incapable de générer de l’attaque. C’est dommage», a lancé Michel Therrien après avoir vu ses joueurs diriger seulement neuf tirs en avantage numérique sur le jeune gardien de 25 ans des Devils, Keith Kinkaid . «Encore une fois ce soir, on a joué du hockey quand même serré. Après trois périodes, on avait accordé seulement 17 lancers. Ça fait deux matchs en ligne qu’on fait de bonnes choses. Mais ce soir, l’histoire du match, c’est le jeu de puissance, ce n’est pas compliqué. »

Au sortir d’une disette de cinq matchs sans but en avantage numérique, le Tricolore surfe présentement sur une séquence de matchs où ils ont réussi à délier les cordages avec l’avantage d’un homme. Cinq buts à leurs quatre derniers matchs. Un résultat qui n’est pas si mal en soi.

«Je ne crois pas qu’il faille s’inquiéter, mais c’est un facteur. Ça peut faire la différence dans un match. Tout le monde ici sait que ça va avoir un impact en séries. Il suffit de regarder les séries l’an dernier contre Tampa et Boston », mentionne P.K. Subban au sujet des 12 buts marqués à cinq-contre-quatre lors des séries de fin de saison en 2014 par les Canadiens. «Peu importe le problème, il faut trouver un moyen de le régler. Je ne dis pas qu’on n’a pas eu d’occasions, parce que quand tu en as autant, tu dois trouver une façon. On en pouvait demander plus d’occasions. »

Même s’il y a des milliers de façons de déployer un avantage numérique, P.K. Subban rappelle que malgré les « x » et les « o », l’important c’est toujours de revenir à la base.

«Il faut juste envoyer des rondelles au filet et générer du trafic. On peut dessiner 50 millions de jeux différents, changer de positions et répéter autant de fois qu’on veut, mais quand on a connu du succès, c’est d’abord et avant tout parce qu’on envoyait des rondelles au filet, qu’on créait du trafic devant le filet et qu’on fonçait pour les rebonds », explique Subban, qui domine les Canadiens pour le nombre de filets inscrits en avantage numérique avec huit. «C’est ce que ça prend pour marquer en avantage numérique, surtout à ce niveau. »

Avec les séries qui approchent, le scénario des deux derniers matchs ne se répétera pas, puisque ce sera la fin des tirs de barrage. L’importance de donner le coup de grâce et de faire payer l’indiscipline de l’adversaire sera plus présente. Et il reste trois matchs au Tricolore pour apprendre à le donner, ce coup de grâce.

«Il nous en reste trois. On n’aime pas le résultat des deux derniers matchs, même si nous avons bien joué à cinq-contre-cinq. Tout est question de momentum », assure le meilleur marqueur du Tricolore, Max Pacioretty, qui a toutefois été blanchi de la feuille de pointage vendredi soir au New Jersey. «On ne peut plus se permettre de trouver des excuses. »

Le prochain adversaire du Tricolore, les Panthers, présente une efficacité de 80,2% en désavantage numérique, bon pour le 21e rang du circuit Bettman. De quoi remettre les hommes en bleu-blanc-rouge sur la bonne voie.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.


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