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Le compteur tourne

par Staff Writer / Montréal Canadiens
BROSSARD – Gravitant dans la LNH depuis le début du siècle, Michel Therrien ne compte plus les journées passées à l’aréna, lui qui sera derrière le banc d’une formation du circuit Bettman pour une 600e fois en carrière. Tout un exploit pour celui qui a amorcé sa carrière au tendre âge de seulement 37 ans.


«Quand j’ai commencé, j’avais Doug Gilmour comme joueur qui était plus vieux que moi. Si j’en ai un plus vieux que moi aujourd’hui, on est dans le trouble», lance à la blague Therrien, aujourd’hui âgé de 50 ans, avouant au passage que la nature de son métier a grandement évolué depuis le 21 novembre 2000. «Le métier d’entraîneur a beaucoup changé. Tu dois toujours t’adapter, tu dois toujours être proactif. Quand tu commences comme jeune entraîneur, tu veux t’établir. Les entraîneurs, on retire de la fierté de passer plusieurs années dans la LNH. Si tu veux avoir ça, tu te dois d’être proactif et de t’ajuster aux systèmes de jeu, aux athlètes d’aujourd’hui.»

Au fil des saisons qui passent, Therrien a acquis une expérience qui ne s’obtient qu’avec le temps. Entre son premier et son second passage à Montréal, bien de l’eau a coulé sous les ponts. Un passage avec les Penguins et dans la AHL, une expérience de dépistage professionnel avec le Wild du Minnesota, de multiples conférences de presse, tout ça l’a aidé à faire de son retour au bercail un succès.

«Quand on met tout ça ensemble, ça fait que j’étais confortable à mon retour à Montréal. J’étais prêt pour ce défi», souligne celui qui a paraphé une prolongation de contrat de quatre saisons au cours de l’été 2014. «Je me sens bien, je me sens en confiance. J’ai la chance de travailler avec des gens extraordinaires, que ce soit au niveau de la direction, des entraîneurs adjoints, c’est une chance pour un entraîneur et je l’ai, cette chance-là. »

En plus de s’adapter aux nouvelles techniques d’enseignement, le pilote des Canadiens a aussi dû composer avec l’âge de ses joueurs, un âge qui ne cesse de diminuer année après année.

«Quand j’ai commencé, c’était rare de voir des joueurs dans la Ligue à 18 ou 19 ans. Maintenant c’est souvent le cas. C’est une Ligue qui s’est rajeunie qui est beaucoup plus rapide. C’est du jeu excitant», lance celui qui compte dans sa formation dix joueurs de 25 ans ou moins. «En tant qu’entraîneur, je dois parfois prendre un pas de recul par rapport aux jeunes, mais pour moi la fierté de diriger les Canadiens de Montréal, la fierté de diriger certains athlètes sera toujours là. Ça ne changera pas. »

«Quand j’ai commencé, j’avais Doug Gilmour comme joueur qui était plus vieux que moi. Si j’en ai un plus vieux que moi aujourd’hui, on est dans le trouble» - Michel Therrien.
Si Michel Therrien se dit fier de ses joueurs, le contraire est tout aussi vrai, notamment chez des jeunes, comme Brendan Gallagher, qui ont fait leurs premiers pas dans la LNH sous les ordres du natif de Montréal.

«Je lui dois beaucoup. Depuis que je suis ici, il a toujours été un bon professeur. Avec lui, je dois mériter mes occasions de faire mes preuves. Si je réussis bien, il n’a pas peur de me placer dans différentes situations », souligne Gallagher, qui est arrivé à Montréal en 2012-2013, en même temps que le début du deuxième séjour de Therrien avec le Tricolore. «En tant que joueur, tu apprécies vraiment ça. Tous les joueurs dans ce vestiaire ressentent la même chose par rapport à lui. Si tu vas sur la glace et que tu démontres que tu veux vraiment, il va te récompenser en te donnant l’occasion de te prouver. »

Reconnu pour être un entraîneur qui exige le maximum de ses joueurs, l’homme derrière le banc du Tricolore trouve son compte avec les joueurs qu’il a sous la main. Mais il doit encore user parfois de bonnes vieilles tactiques qui trouvent écho chez les joueurs, peu importe leur âge.

«Il n’a pas peur de hausser le ton lorsque c’est mérité. Il connaît bien son vestiaire et quand nous avons besoin de nous faire fouetter, il n’hésite pas à le faire. C’est ce que tu veux », ajoute Gallagher. «C’est un entraîneur qui comprend les joueurs, qui comprend les sentiments et les émotions qu’il y a dans le vestiaire. Il fait un excellent travail à ce chapitre. »

Seul joueur dans le vestiaire des Canadiens à avoir eu l’occasion de connaître Michel Therrien à ses débuts dans la LNH, Andrei Markov assure que même si son entraîneur a beaucoup changé avec le temps, une chose en particulier est restée la même.

«C’est un gagnant. Il veut gagner. C’est excellent pour nous», mentionne Markov, qui a disputé 274 matchs sous la gouverne de son actuel entraîneur. «Il était différent d’aujourd’hui. Il a est devenu bien meilleur avec l’expérience. Il réalise toujours qu’il y a toujours de la place pour l’amélioration, que ce soit en tant qu’entraîneur ou en tant que joueur. Il nous apporte beaucoup de confiance. »

Avec 600 matchs derrière la cravate, Michel Therrien n’a pas nécessairement d’objectif en tête en ce qui concerne un nombre à atteindre. Son objectif est beaucoup plus tangible que ça.

«Quand on commence, on veut avoir une longue carrière, on veut remporter des coupes Stanley. Il me manque encore quelques éléments à accomplir. Je suis passé à deux matchs d’une coupe avec Pittsburgh », se souvient Therrien qui avait atteint la finale en 2007-2008 avec les Penguins. «Mon but ultime ne changera pas, c’est certain. Je veux tout mettre en place pour éventuellement aller chercher une coupe Stanley. »

Et cette coupe Stanley, c’est bien sûr à Montréal qu’il voudrait la soulever.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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