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Site officiel des Canadiens de Montréal

Le carrousel continue de tourner

par Staff Writer / Montréal Canadiens
Ron Wilson dirigera maintenant la destinée des Bulldogs.
MONTRÉAL – Les Bulldogs de Hamilton ont l’habitude de s’adapter rapidement; ils n’ont pas vraiment eu le choix cette saison, à cause des blessures et des rappels. Malgré les récents changements, pour l’équipe, il ne s’agit que d’une autre journée à la patinoire.


Comme plusieurs des protégés de Bob Gainey, Don Lever a fait le trajet de Hamilton à Montréal, pour assister le patron derrière le banc, en tant qu’entraîneur adjoint. Cette promotion permet à Ron Wilson de passer d’entraîneur adjoint à entraîneur-chef par intérim avec les Bulldogs.

La transition devrait se faire en douceur pour les joueurs, qui n’auront sûrement qu’à s’habituer à prononcer ensemble les noms Ron Wilson et entraîneur-chef. Derrière le banc des Bulldogs depuis les six dernières saisons, Wilson a passé les quatre dernières aux côtés de Lever.

«Nous avons beaucoup travaillé ensemble. Don m’a donné de nombreuses responsabilités et j’ai eu à m’impliquer au niveau des décisions», mentionne Wilson.

Et il ne sera pas tout seul derrière le banc; l’ancien des Canadiens, Sergio Momesso, rejoint Hamilton en tant qu’entraîneur adjoint par intérim. Momesso connaît bien les jeunes qu’il va diriger. Le vétéran, qui a passé 13 ans dans la LNH, travaillait jusqu’à présent en tant que consultant pour l’équipe.

«Ça fait un bon moment qu’il est dans l’entourage de l’équipe, qu’il travaille avec les jeunes, les aide à s’adapter à la vie de professionnel» explique Wilson. «Je le connais bien et j’ai une confiance totale en lui. Le choix n’a pas été très difficile.»

Lui-même ancien joueur de la LNH, Wilson n’a pas perdu de temps pour devenir entraîneur lorsqu’il a accroché ses patins, en 1995-1996. La saison suivante, ce natif de Toronto a troqué ses bâtons pour un sifflet et il est devenu entraîneur adjoint avec les Falcons de Springfield dans la Ligue américaine.

«En vieillissant en tant que joueur, l’idée de potentiellement se retrouver derrière le banc émerge» admet Wilson. «Lorsque je jouais, je me promenais souvent entre la LNH et les ligues mineures. Pour rester dans la LNH, sur un troisième ou un quatrième trio, il faut porter attention aux détails, aux entraîneurs et au système de jeu.

«Chaque entraîneur te permet de grandir personnellement et d’apprendre tous les jours. Éventuellement, tu commences à penser que tu pourrais essayer de devenir entraîneur après une carrière bien remplie.»

Il a travaillé avec cinq différents entraîneurs-chefs, derrière le banc de plusieurs équipes dans le circuit-école de la LNH. C’est toutefois la constance qui a été la clé de la carrière de Wilson.

«Je ne crois pas que mon style a vraiment changé. Je dis ce que je ressens et les joueurs connaissent ma pensée. Je dirais que je suis exigeant, mais juste et facile à vivre à la fois. Je suis à cheval sur les détails et s’il y a quelque chose qui doit être corrigé, les joueurs vont le savoir le plus tôt possible, pour qu’on puisse rectifier le tir», insiste Wilson.

Alors qu’il prend le statut de chef de la meute, le septième entraîneur dans l’histoire des Bulldogs sait qu’il y a toujours place à l’amélioration chez ses jeunes – particulièrement dans la régularité des unités spéciales -, mais en général, il trouve que son équipe a un noyau solide.

«Nous avons un bon groupe, un bon mélange de vétérans et de jeunes. Ils d’entendent bien et ont réussi à créer une chimie», convient-il. «À un certain moment, nous avons perdu nos deux gardiens de but et nous aurions pu nous écraser. Au lieu de cela, les joueurs ont élevé leurs performances d’un cran.»

Une bonne attitude à adopter quand le carrousel continue de tourner.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com

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