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Le 45 dans le 514

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Mark Barberio espère être de retour à la maison… pour de bon.

Au surlendemain de Noël, alors que ses coéquipiers des IceCaps se préparaient pour affronter les Marlies, à Toronto, Mark Barberio ramassait ses effets personnels et son équipement de hockey pour prendre la direction de Tampa Bay pour rejoindre les Canadiens. Le 28, il disputait son premier match dans son nouvel uniforme. Depuis, il ne regarde pas en arrière.

«Quand j’ai été rappelé, on m’a simplement dit de jouer mon style, avec vitesse, mouvement de rondelle rapide et jeu défensif. Je veux fournir ça chaque match», mentionne l’ancien du Lightning qui a été jumelé à Greg Pateryn lors de ses deux premiers matchs, puis à Alexei Emelin pour le plus récent.

D’ailleurs pour le défenseur de 25 ans originaire de Montréal, cette dernière rencontre était encore plus spéciale. Tous les joueurs étaient fébriles à l’idée de disputer la Classique Hivernale 2016 devant plus de 70 000 spectateurs. Le résultat de 5 à 1 prouve que la pression n’effraie pas les joueurs du Tricolore, encore moins Barberio, qui a terminé sa soirée de travail avec une mention d’aide sur le premier but de Paul Byron et surtout, avec un différentiel de plus-3, le meilleur des Canadiens, en compagnie de son partenaire Alexei Emelin.

«Un match ne fait pas une carrière », mentionne-t-il au sujet de cette rencontre, même s’il avoue que cette dernière restera à jamais gravée dans sa mémoire. «Ma mentalité ne change pas. Je veux seulement continuer de mériter une place dans cet alignement. »

Après avoir passé les deux dernières saisons à temps plein avec le Lightning, la formation qui l’a repêché en 2008 en sixième ronde, Barberio a connu d’excellents moments avec les IceCaps de St.John’s, se retrouvant parmi les meilleurs défenseurs de l’AHL avec une récolte de 20 points en 26 matchs.

«Je voulais rester ici au début de l’année, mais quand j’ai été envoyé dans les ligues mineures, j’ai gardé la bonne attitude », laisse savoir Barberio qui s’est vu octroyer le rôle d’adjoint au capitaine Gabriel Dumont à sa première campagne dans la troupe de Sylvain Lefebvre. «Je voulais être un bon leader pour les jeunes, aider l’équipe à gagner, que ce soit ici ou dans les mineures. Peu importe où, je veux simplement aider l’équipe.»

Âgé de 25 ans et possédant 106 matchs d’expérience dans la LNH, Barberio sait très bien qu’il peut fournir une dimension supplémentaire à la défensive du Tricolore, arrivant avec la troupe de Michel Therrien à un moment où les choses n’allaient pas pour le mieux. L’expérience acquise lors de ces quelques courtes saisons sur le circuit Bettman vaut son pesant d’or pour le défenseur de 6-pieds-1.

«Ce qui a changé le plus pour moi au cours des années, c’est que je suis plus calme. À ma première saison et même l’an passé, j’étais trop excité, trop énervé », se souvient celui qui a connu un bon camp d’entraînement avec le Tricolore après s’être entendu sur les termes d’un contrat à deux volets d’une saison le 1er juillet 2015. «Au cours de l’été et en arrivant au camp, je me suis dit de rester calme et de ne pas faire des choses trop compliquées sur la glace. Ça va mieux comme ça. »

Jumelé de nouveau à Alexei Emelin lors de l’entraînement de lundi matin, le numéro 45 des Canadiens aura fort probablement l’occasion de démontrer une fois de plus son savoir-faire en affrontant les Flyers et qui sait, peut-être même les Devils mercredi, au Centre Bell.

«Si j’ai la chance de jouer mercredi au Centre Bell, c’est certain que ma famille et mes amis seront là », lance le montréalais, tout sourire. «J’essaie juste de gagner mon prochain match et de mériter le suivant. C’est avec cette mentalité que j’amorce tous mes matchs. »

Cette opportunité risque fort bien de se présenter à Barberio, Michel Therrien ne tarissant pas d’éloges à son endroit lors de son point de presse tenu au terme de l’entraînement, soulignant qu’il n’avait aucune raison de le laisser de côté.

«Il patine bien, il est très responsable avec et sans la rondelle. Nous sommes vraiment très satisfaits de son jeu en ce moment», s’est contenté de mentionner l’entraîneur-chef du Tricolore avant le départ de l’équipe pour Philadelphie.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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