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L’ascension parmi les grands

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Après 14 saisons dans la LNH, Andrei Markov continue de cimenter sa place parmi les grands de l’histoire des Canadiens.

Dimanche soir, le défenseur de 35 ans a atteint un nouveau plateau important dans sa carrière. En amassant une mention d'aide, il a rejoint le membre du Temple de la renommée Doug Harvey au troisième rang des meilleurs pointeurs chez les défenseurs dans l’histoire du Tricolore.

« Jamais je n’aurais pensé atteindre cette marque et me rendre aussi loin. C’est quelque chose de spécial. C’est toute une sensation d’être aux côtés de ces légendes et d’avoir une place dans la riche histoire de notre équipe. Nous faisons partie de la plus grande organisation du monde du hockey. C’est spécial pour tout joueur de voir son nom écrit dans le livre des records », confie Markov, qui a atteint la marque à son 777e match dans la LNH, et se trouve maintenant à 125 points de Guy Lapointe au deuxième rang dans cette catégorie, qui est menée par Larry Robinson. « C’est arrivé grâce à tous les entraîneurs que j’ai eu au fil du temps et à mes partenaires en défensive et mes coéquipiers avec qui j’ai évolué depuis le début. Craig Rivet, Saku Koivu, Alexei Kovalev, Sheldon Souray. J’ai joué avec de bons joueurs à l’époque et c’est la même chose aujourd’hui. C’est important à mes yeux. Les plateaux importants comme celui-là n’arrivent pas souvent dans votre vie ou durant votre carrière. Espérons que je n’arrêterai pas là et je continuerai d’avancer. »

Ceux qui ont passé du temps sur la glace aux côtés du talentueux défenseur croient qu’il en a encore beaucoup dans le réservoir, insistant que le double participant au Match des étoiles et Olympien à trois reprises a mérité chacun des compliments qu’il a reçus en cours de route, de par ses solides performances sur la patinoire et son irréprochable éthique de travail à l’extérieur.

« Je crois qu’il a encore beaucoup de hockey en lui. Je crois que c’est loin d’être la fin du parcours pour Marky. C’est certainement une réalisation très cool », partage P.K. Subban, qui crédite l’ancien choix de sixième ronde pour lui avoir appris tout ce qu’il y avait à savoir sur le fait de jouer dans la LNH au tout début de sa carrière. « C’est le joueur avec le plus d’ancienneté de l’équipe actuellement. C’est quelque chose d’avoir connu une si longue et grande carrière avec une équipe prestigieuse. C’est la cerise sur le sundae pour lui. Il n’a jamais remporté le trophée Norris, mais il l’a probablement mérité plusieurs fois. Marky est un des meilleurs dans la Ligue maintenant. Il était plus que temps qu’il se fasse reconnaître comme la super vedette et la légende qu’il est.

« Ce sont des réalisations qui resteront dans les livres des records durant très longtemps. Doug Harvey est un des plus grands défenseurs de toute l’histoire du hockey », ajoute Subban, qui compare Markov à ses compatriotes Sergei Zubov et Sergei Gonchar, tous deux faisant partie des plus grands défenseurs russes de tous les temps. « D’être un défenseur faisant partie du Top 3 de n’importe quelle liste de meneurs est une réalisation de taille, surtout avec une des équipes les plus prestigieuses dans le sport professionnel. Il est spécial et c’est un gars que j’admire.»

Contrairement à Subban, Mike Weaver n’a pas eu la chance de voir Markov à l’œuvre depuis longtemps. Mais le vétéran de 12 saisons dans la LNH est incapable de ne pas s’émerveiller lorsqu’il voit tout ce que le numéro 79 des Canadiens fait à chaque fois qu’il saute sur la glace.

« C’est le défenseur typique des Canadiens de Montréal. Il qui amène un facteur ‘Wow’ à chaque match. Sa créativité est incroyable, ainsi que sa vision et son audace avec la rondelle. C’est une grande réalisation de sa part. Je suis sûr qu’il continuera d’aller dans cette direction et d’aller encore plus loin », louange Weaver, qui a été jumelé à Markov à quelques reprises lors du parcours dramatique des Canadiens en séries le printemps dernier, observant le natif de Voskresensk partager la tête de l’équipe avec neuf mentions d’aide en 17 matchs éliminatoires. « D’un point de vue offensif, il rend constamment la vie difficile aux attaquants adverses et crée toujours quelque chose. Vous ne savez jamais ce qu’il fera, c’est ce qui fait de lui un si grand joueur. »

Joueur dynamique à sa manière, Subban insiste que Markov est l’exemple par excellence du défenseur complet, et, encore plus important, une partie intégrante du casse-tête d’une équipe qui compte plusieurs jeunes loups, désireux d’apprendre d’un des joueurs les plus constants et fiables ayant porté l’uniforme bleu-blanc-rouge.

« Marky amène du leadership, de la sagesse et le concept de jouer au hockey de la bonne manière. Vous n’accumulez pas autant de buts et de points sans jouer de manière intelligente. Il l’a fait en étant un joueur solide défensivement », partage le vainqueur du trophée Norris en 2013, qui occupe actuellement le 17e rang parmi les meilleurs pointeurs chez les défenseurs avec 45 buts et 175 points en 296 matchs.

« Il tient tellement à gagner. Il veut tellement gagner. Il a une passion pour ça et il veut que l’équipe connaisse du succès. C’est une des qualités que les véritables leaders possèdent », continue Subban, qui, comme Markov, est un de quatre joueurs des Canadiens – avec Tomas Plekanec et Max Pacioretty – qui arborent le « A » sur leur chandail pour les Canadiens en 2014-2015. « Je tente seulement de suivre dans ses traces le plus possible. Espérons que je pourrai atteindre ces mêmes plateaux un jour. »

Tandis que l’ascension de Subban parmi les plus grands de l’histoire de l’équipe est inévitable, on peut en dire autant au sujet de l’humilité et de la modestie de Markov. Des caractéristiques qui l’ont défini depuis qu’il est un membre à temps plein des Canadiens, ce qui remonte à la saison 2000-2001.

« Je n’ai jamais essayé de faire quelque chose de spécial comme ça. J’ai seulement tenté d’être moi-même, de jouer mon style et de faire partie du concept d’équipe. J’ai toujours tenté d’être un joueur d’équipe. Nous avons du succès ensemble. Je ne suis qu’une personne. Il faut aider ses coéquipiers dans notre sport. Ils vous appuient en tout temps », conclut Markov. « Je suis chanceux de faire partie de la plus grande organisation au hockey, et je tente seulement d’en profiter. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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