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L’appel inattendu

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Le trajet de Bud Holloway jusqu’à la LNH a peut-être été long, mais l’ailier droit n’a jamais baissé les bras.

Repêché en 3e ronde par les Kings de Los Angeles lors de l’encan de 2006, Holloway a disputé trois saisons avec les Monarchs de Manchester dans l’AHL, de 2008-2009 à 2010-2011. Jamais le téléphone n’a sonné. Jamais il n’a reçu l’appel tant attendu l’invitant à faire ses bagages et à quitter pour la cité des anges.

Il a donc plutôt fait ses bagages et a quitté pour Skelleftea, une ville d’environ 72 000 habitants dans le nord-ouest de la Suède, où il a évolué avec le AIK dans la Ligue Élite de Suède. Même s’il a mené son équipe à deux championnats, en 2013 et en 2014, Holloway avoue que son rêve de jouer un jour dans la LNH.

«J’étais vraiment loin de la LNH quand j’ai été en Europe pendant quatre ans », explique celui qui a été champion marqueur en Suède en 2013 grâce à une récolte de 71 points en 55 matchs. «C’est certain qu’en jouant du hockey européen, j’avais certains doutes par rapport à la possibilité de me réajuster au hockey nord-américain. J’ai eu beaucoup d’aide de la part de mes entraîneurs pour m’aider à m’ajuster de nouveau. »

S’il avait eu à s’ajuster à un style de hockey différent, l’attaquant a également dû apprendre quelques autres éléments pour se fondre dans la masse, d’abord en Suède, puis en Suisse où il a passé la saison 2014-2015, à Bernes, avec l’ancien entraîneur des ligues mineures des Canadiens Guy Boucher.

«J’ai appris des coutumes et des cultures différentes en Europe. Quand tu es à la maison ici, c’est facile. Là-bas, ça peut être difficile d’aller à l’épicerie, ne serait-ce qu’en raison de la langue », concède Holloway. «Ça permet d’apprendre de nouvelles langues, de nouvelles traditions. Ça rend les choses très intéressantes. C’est pas mal plus plaisant à l’extérieur de la glace. »

Malgré tous ses apprentissages, Holloway n’a jamais perdu de vue son objectif final, mentionnant même que Guy Boucher l’a toujours appuyé et épaulé dans ses visées de revenir en Amérique. Ce qui devait arriver arriva.

«Mon agent m’a contacté au cours de l’été pour me dire qu’il y avait une offre sur la table. Ça s’est passé assez vite », explique celui qui avoue ne pas vraiment savoir quel dépisteur des Canadiens l’a déniché. «Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Ça faisait quatre ans que j’étais de l’autre côté de l’océan. Mon agent avait mis mon nom dans le marché et j’étais bien content que les Canadiens regardent de mon côté. »

Revenu au pays au cours de l’été 2015, le vétéran de 27 ans a rapidement repris le collier, devenant la pierre angulaire de l’offensive des IceCaps avant de recevoir un appel en provenance de Montréal.

«C’est à 27 ans que je reçois mon premier appel. Je suis vraiment excité en ce moment», admet celui qui est originaire de Wapella en Saskatchewan. «J’ai été appelé dans le bureau et ils m’ont dit que j’étais sur un vol à 5h le lendemain matin. J’étais sous le choc. Tout s’est passé vraiment vite. Je suis rentré chez moi, appelé mon père et tenté de dormir quelques minutes. »

Sylvain Lefebvre a donc vu un gros morceau partir pour Montréal lorsqu’il a laissé Holloway quitter pour la métropole québécoise.

« J’essaie d’être un leader à St.John’s. Je fais tout ce que je peux. Je suis un vétéran là-bas à 27 ans. Nous avons un groupe très jeune et mon but est de mener par l’exemple», explique celui qui compte 20 points en 18 matchs jusqu’ici cette saison et qui se trouve parmi les meilleurs pointeurs du circuit Andrews.

Et son surnom Bud?

«Mon surnom vient de ma gardienne. Je suis Georges le troisième alors c’était plus facile de simplement me trouver un surnom. Ça portait moins à confusion», rigole-t-il.

Bienvenue à Montréal Bud!

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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