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Site officiel des Canadiens de Montréal

L'appel des jambières

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Si a une époque tous les jeunes joueurs de hockey voulaient être des Maurice Richard ou encore des Guy Lafleur, pour une autre génération, devenir le prochain Patrick Roy était une vocation.


Avant que Roy ne multiplie les exploits devants le filet des Canadiens dès son arrivée en 1985, la position de gardien de but était plus souvent qu’autrement réservée aux moins athlétiques, voire talentueux. Or, le gardien du Tricolore est rapidement devenu l’idole des jeunes Québécois qui ont voulu suivre ses traces en enfilant les jambières.

En 2002-2003, lorsque Roy a décidé d’accrocher ses jambières après une carrière de 19 saisons, la LNH était inondée de ses émules qui avaient grandi en imitant le célèbre 33 des Canadiens alors que 29 gardiens issus du Québec ont chaussé les patins dans le circuit Bettman cette année-là. Même après sa retraite, les gardiens québécois ont continué d’affluer dans la LNH.

Pascal Leclaire, qui a fait ses débuts dans la LNH en 2003-204, ne défendrait pas la cage des Blue Jackets de Columbus aujourd’hui si ce n’était de Patrick Roy.

« J’ai grandi à 20 minutes du Forum, écoutant les Canadiens à la télé, alors Patrick est évidemment un gars que j’admirais dans ma jeunesse », a indiqué Leclaire. « Il est la raison pour laquelle je suis devenu gardien. Je voulais être comme lui. Il était une super-vedette et le meilleur joueur de son équipe. »

Même s’il a grandi à l’ombre du Colisée de Québec plutôt que celle du Forum, encourageant les Nordiques plutôt que les Canadiens, le gardien des Flyers de Philadelphie Martin Biron ne peut nier l’impact que « Casseau » a eu sur sa carrière même si du sang bleu coule encore dans ses veines.

« En raison de mes allégeances, je n’étais pas son plus grand fan, mais l’impact qu’il a eue sur les gardiens et leur style m’ont certainement influencé », a indiqué Biron, originaire de Lac-St-Charles. « Je me rendais à Montréal pour participer aux écoles de François Allaire où j’ai étudié le positionnement des gardiens et tout cela vient de Patrick et des succès qu’il a eus. Ses performances et son style ont influencé une nouvelle génération de gardiens qui ont passé par la LHJMQ. »

Même si son nombril était encore mouillé lorsque Roy a remporté son premier Conn-Smythe et sa première coupe Stanley en 1986, le gardien des Penguins de Pittsburgh Marc-André Fleury a grandi avec l’idée d’un jour accomplir les mêmes exploits.

« Lorsque j’étais jeune et que l’on jouait au hockey dans la rue, je prétendais être Patrick Roy lorsque j’effectuais un arrêt », a admis Fleury. « Il a été l’un des premiers à adopter le style papillon et je travaille encore aujourd’hui pour être comme lui. C’est le gars que je regardais parce qu’il faisait une chose très bien : gagner. »

Gagner. Un désir qui a suivi Roy partout, et pas seulement sur la glace. Le portier des Ducks d’Anaheim Jean-Sébastien Giguère l’a appris dès son jeune âge.

« Je devais avoir 16 ou 17 ans. Nous avions le même agent et nous avons participé à un tournoi de golf avec tous les gars de l’agence », s’est rappelé Giguère, maintenant âgé de 31 ans. « Il est très compétitif et il avait parié contre les autres quatuors. Le montant en jeu était assez élevé. Je jouais avec lui et je suis un très mauvais golfeur. Il était furieux au début, essayant de me dire où frapper la balle. Il a fini par réaliser que j’étais une cause perdue… »

Probablement la seule fois de sa carrière où Roy a concédé une défaite.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com. Adam Brady, Sam Kasan, Ryan Mulcrone et Shauna Denis ont contribué à cet article.

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