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L’ancienne vedette d’Union College Daniel Carr impressionne

par Staff Writer / Montréal Canadiens

LNH.com - Au tournoi de golf de bienfaisance annuel des Canadiens de Montréal avant le début du camp d’entraînement la saison dernière, il a été demandé à un membre de l’équipe de direction d’évaluer la saison morte de l’organisation.

Les Canadiens avaient fait l’acquisition de l’attaquant Pierre-Alexandre Parenteau et d’un choix au repêchage de l’Avalanche du Colorado en retour du vétéran peu utilisé Daniel Brière, une transaction qui a été presque unanimement évaluée comme étant à l’avantage de Montréal. Sur le marché des joueurs autonomes, les Canadiens avaient embauché le vétéran joueur de centre Manny Malhotra afin de pivoter le quatrième trio, le défenseur Tom Gilbert pour compléter leurs eux premiers duos de défenseurs en plus de remporter une sorte de derby afin d’obtenir les services du jeune attaquant Jiri Sekac, qui évoluait dans la Ligue continentale de hockey.

Cependant, aucun de ces noms ne se trouvait au sommet de la liste des acquisitions les plus importantes de ce membre de l’organisation. On y retrouvait plutôt un joueur autonome peu connu issu du circuit universitaire américain.

« Nous sommes particulièrement enthousiastes d’avoir pu embaucher Daniel Carr », a déclaré ce dirigeant cette journée-là.

Moins d’un an plus tard, Gilbert est le seul des quatre joueurs arrivés avec l’équipe la saison dernière à être toujours à Montréal. Sekac a été échangé aux Ducks d’Anaheim en février, Parenteau s’est entendu avec les Maple Leafs de Toronto après avoir vu la dernière saison de son contrat être rachetée par les Canadiens, et Malhotra a été informé qu’il n’allait pas recevoir d’offre de la part de Montréal.

Puis, il y a Carr, qui devrait être dans la course pour un poste au sein de la formation des Canadiens cet automne après avoir connu une excellente première saison chez les professionnels avec Hamilton dans la Ligue américaine de hockey. Carr, âgé de 23 ans, a mené Hamilton de même que toutes les recrues de la LAH avec 24 buts la saison dernière, ce qui fait de lui un candidat intéressant afin de combler un important besoin en attaque chez les Canadiens.

« Daniel Carr est un joueur qui va trouver le fond du filet si on parvient à lui remettre la rondelle », a affirmé Charles Hudon, qui a été un compagnon de trio de Carr la saison dernière et qui tentera aussi de percer l’alignement des Canadiens au prochain camp d’entraînement.

« Il peut marquer des buts. J’aime jouer avec lui, car ce n’est pas compliqué. Il faut simplement placer la rondelle sur son bâton, et il va toucher la cible. »

Bien que son nom était inconnu de la plupart des partisans, Carr a été identifié par les Canadiens comme le principal joueur autonome issu de la NCAA à mettre sous contrat. Ce dernier venait de remporter le championnat de la NCAA avec Union College, lui qui venait de connaître quatre saisons d’une constance remarquable à l’université, ce qui a poussé jusqu’à 10 équipes de la LNH à l’approcher dans l’espoir de l’embaucher.

Ce sont toutefois les Canadiens qui ont été les plus sérieux.

« Nous avons tenté d’aider Dan lorsque les équipes nous appelaient », a souligné Rick Bennett, qui était l’entraîneur de Carr à Union College. « Certaines équipes nous ont écoutés, d’autres non. Je donne du crédit à Montréal pour avoir écouté. »

Carr, natif de Sherwood Park, en Alberta, a grandi en admirant la capacité de Ryan Smyth de marquer alors qu’il se postait aux abords du demi-cercle du gardien avec les Oilers d’Edmonton, et il a adopté la même mentalité en tant que joueur. À 6 pieds et 193 livres, Carr ne possède pas exactement le gabarit requis pour pratiquer ce style de jeu, mais il le fait néanmoins, ce qui n’est pas sans rappeler un joueur qui pourrait prochainement devenir son coéquipier, l’attaquant des Canadiens Brendan Gallagher.

De manière assez appropriée, Carr passe une partie de son été à s’entraîner avec Gallagher à Vancouver.

« Il est un jeune homme très dédié », a noté Sylvain Lefebvre, l’entraîneur de Carr à Hamilton la saison dernière. Son désir de vaincre est l’une de ses forces, et il l’a non seulement aidé à s’adapter au jeu chez les professionnels, mais il va aussi l’aider à passer à l’étape suivante.

« Il pourchasse sans arrêt la rondelle. Pour un joueur de petite stature, il n’a pas peur de se diriger dans les endroits où ça brasse. »

Carr agit ainsi depuis le début de sa carrière, soit depuis qu’il a évolué dans la Ligue de hockey junior A de l’Alberta, où il a terminé au premier rang des pointeurs au cours de sa première année d’admissibilité au repêchage en 2009-10 avec une récolte de 54 points en 30 matchs avec le Steel de St. Albert. Cependant, lorsqu’il a été échangé à Powell River dans la Ligue de hockey de la Colombie-Brittanique (BCHL), son rendement offensif a décliné, et le nom de Carr n’a jamais été appelé au repêchage 2010 de la LNH.

La saison suivante, sa première à Union, Carr a formé un trio avec l’attaquant des Flames de Calgary Josh Jooris et Jeremy Welsh, qui se trouve dans le système des Blues de St. Louis, et les trois joueurs ont été dominants, ce qui a mené Carr à croire à nouveau qu’il pourrait être repêché en 2011.

Ce n’est pas arrivé.

Carr pouvait toutefois compter sur des personnes intelligentes pour le conseiller, notamment son père Jim Carr, qui a été un agent accrédité de l’AJLNH pendant près de 20 ans.

« Lorsque ça s’est passé, j’étais déçu, mais ma famille me disait que c’était mieux ainsi, car j’étais devenu joueur autonome et que je pouvais choisir où je voulais aller », a raconté Carr la semaine dernière au camp de perfectionnement des Canadiens.

« Et lorsque plusieurs équipes se sont mises à m’offrir un contrat, je me suis dit : "Dieu merci, je n’ai pas été repêché". Tout a donc finalement été positif. Sur le coup, j’étais déçu, mais qui sait ce qui serait arrivé? Peut-être que Montréal n’a pas voulu me repêcher, mais j’ai la chance de me retrouver ici. Il s’agit d’une organisation incroyable. »

Carr a fait tout ce qu’il fallait pour aboutir à Montréal en connaissant une superbe carrière à Union, où il est devenu le meneur de tous les temps de l’établissement au chapitre des buts et des points, en plus d’aider les Dutchmen à remporter le premier championnat de la NCAA de leur histoire en 2014.

Bennett a noté que Carr avait subi une importante blessure à l’épaule vers la fin de la saison 2013-14 lors d’un match contre Cornell, et il a dû subir une opération au terme de la campagne, mais Carr n’a raté qu’une seule partie. À sa première partie à la suite de cette blessure, Carr a entrepris une séquence de 12 matchs avec au moins un point, qui a pris fin lorsqu’il a récolté une passe dans le match de championnat de la NCAA. Au cours de cette séquence, il a obtenu neuf buts et 20 points, incluant cinq buts et quatre passes en quatre matchs des séries éliminatoires de la ECAC, ce qui lui a valu d’être choisi le joueur le plus utile du tournoi.

« Cela montre seulement qu’il répond présent dans les matchs cruciaux, a souligné Bennett. Il l’a toujours fait. »

Il a été demandé à Carr de quelle manière il pouvait transférer l’expérience acquise lors du championnat de la NCAA dans les rangs professionnels, et il a pris le temps de réfléchir pendant un moment.

« Cela m’a donné une perspective différente des moments qui comptent vraiment, a répondu Carr. Dans le tournoi de la NCAA, il s’agit toujours de matchs no 7. Une défaite, et c’est la fin. Cela donne une meilleure indication de ce que ça prend pour gagner. Chaque petit détail est important, et j’ai vu quel genre de caractère une équipe doit posséder pour gagner. C’est ce que j’ai appris, et tous mes coéquipiers ont appris la même chose à Union lorsque nous avons remporté le championnat.

« Cette expérience m’a permis de croître un peu. Elle m’a aidé à réaliser qu’il faut faire bien des choses pour gagner, pour jouer, et cela m’a appris à quel point il faut travailler fort pour jouer chez les professionnels. Ce que je veux dire, c’est qu’une fois chez les pros, on réalise que ce doit être comme ça tous les jours. »

Carr espère pouvoir accomplir ces petites choses chaque jour dans la LNH à partir de l’automne prochain. S’il y parvient, peut-être que le reste du monde va finalement comprendre pourquoi les Canadiens étaient si enthousiastes de l'avoir embauché l’été dernier.

Arpon Basu | Directeur de la rédaction LNH.com.

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