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Laisser sa marque... différemment

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Lorsqu’il a quitté la Mère Russie en 2011 pour tenter sa chance en Amérique du Nord plus de sept ans après avoir été repêché par les Canadiens, Alexei Emelin était précédé par sa réputation de défenseur au coup d’épaule dévastateur.

Et il n’a pas déçu.

Dès sa première campagne avec le Tricolore, il est devenu un abonné des montages de jeu de la semaine, menant à la naissance du mot-clic #EmelinBoom qui a inondé la Twittosphère au cours des dernières années chaque fois que le tank russe larguait une de ses solides mises en échec.

Mais à sa quatrième saison de ce côté de l’Atlantique, le défenseur, maintenant âgé de 29 ans, a quelque peu raffiné son jeu. Il n’a peut-être pas expédié autant de joueurs adverses dans la troisième rangée des gradins, ses adversaires ne font peut-être plus autant de cauchemars après avoir encaissé un de ses coups d’épaule – parlez-en à Joe Pavelski qui se réveille probablement encore souvent en sursaut depuis décembre 2011 -, #EmelinBoom n’a peut-être pas été aussi régulièrement une tendance sur Twitter que par le passé, sauf que sa nouvelle approche a porté ses fruits.

En plus de briser sa marque personnelle en disputant 68 rencontres en saison régulière, le numéro 74 du Tricolore s’est vu octroyer plus de responsabilités par l’entraîneur adjoint Jean-Jacques Daigneault à tous les niveaux. Étant utilisé plus de 20 minutes par rencontre à 39 occasions, Emelin a vu son temps de glace moyen passer à 19 minutes et 49 secondes par match cette saison. Comblant une partie des tâches laissées vacantes par le départ de Josh Gorges pour Buffalo, l’arrière a vu encore plus d’action à court d’un homme, son utilisation par match passant de 1:43 en 2013-2014 à 2:20 en 2014-2015. Il a répondu à l’appel de ses entraîneurs; l’adversaire ne marquant que 6,14 buts par 60 minutes de jeu lorsqu’il était employé en infériorité numérique comparativement à 7,6 la saison précédente.

Sans véritable partenaire stable pendant la majeure partie de la campagne avant d’être jumelé au nouveau venu Jeff Petry en fin de campagne et durant les séries éliminatoires, Emelin a néanmoins démontré qu’il pouvait s’adapter à tous les styles de partenaire.

Besoin d’une preuve?

Il a formé cinq des huit duos les plus efficaces à égalité numérique de la formation montréalaise. Que ce soit avec Nathan Beaulieu, Sergei Gonchar, Tom Gilbert, Mike Weaver ou Greg Pateryn, Emelin et son partenaire du moment ont présenté une moyenne inférieure à 1,4 but alloué par 60 minutes de jeu à cinq contre cinq alors que la moyenne de l’équipe s’est située à 2,0. Les séries venues, le duo Petry-Emelin a affiché une ridicule moyenne de 0,7 but par 60 minutes de jeu en pareilles circonstances.

S’il y est allé de sa production habituelle de trois buts pour une quatrième saison de suite en plus d’ajouter 11 mentions d’aide, le natif de Togliatti, qui a écoulé la première année d’un contrat de quatre ans en 2014-2015, a ainsi présenté son meilleur différentiel plus/moins en carrière, terminant la campagne avec une fiche de +5.

Même s’il a préconisé une approche plus efficace que spectaculaire, Emelin a néanmoins continué de noircir la feuille de pointage dans les colonnes où il excelle. Le choix de troisième ronde des Canadiens en 2004 a atteint le plateau des 100 tirs bloqués pour la deuxième fois de sa carrière, le compteur s’arrêtant à 116, en plus de distribuer 204 mises en échec. Il a ainsi formé un groupe sélect de dix défenseurs dans la LNH qui ont bloqué au moins 100 tirs et appliqué au moins 200 mises en échec en 2014-2015.

Comme quoi, l’efficacité ne se calcule pas toujours en mot-clic.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com

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