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La vie sur la côte Ouest

par Staff Writer / Montréal Canadiens

LOS ANGELES – Valeri Bure aime bien sa vie après le hockey.

Près de deux décennies après son passage de trois ans et demi avec les Canadiens, le père de trois beaux enfants aujourd’hui âgé de 41 ans passe du temps en famille dans le Sud de la Californie, tout en faisant ce qui le passionne, la viniculture, à Napa Valley.

Bure et sa femme, l’actrice Candace Cameron, sont les parents de Natasha (17 ans), Lev (16 ans) et Maksim (14 ans). Ils célèbreront leur 20e anniversaire de mariage en juin, Valeri ayant fait le grand saut alors qu’il évoluait à Montréal.

«Ça a été un 20 ans très rapide, surtout quand tu es dans le milieu de l’action. Nous avons trois enfants desquels nous sommes fiers. On fait encore ce qu’on aime. Nous sommes chanceux de pouvoir avoir ce style de vie. J’ai joué dans la LNH et Candace tourne encore. J’adore passer du temps avec mes enfants et produire le meilleur vin au monde », souligne Bure, qui a été un choix de deuxième ronde des Canadiens, au 33e rang total, lors de l’encan de 1992, après une saison recrue incroyable avec les Chiefs de Spokane dans la WHL. «Être marié représente un défi par contre, tout le monde vous le dira. Il faut travailler. »

Les voyages familiaux dans le comté de Napa sont monnaie courante pour les Bure. Leur vignoble, Bure Family Wines, est basé à St.Helena en Californie, au cœur du fameux territoire vinicole de la vallée de Napa. L’intérêt de Valeri pour le vin remonte à ses années avec le Tricolore.

«Quelques gars de l’équipe prenaient toujours un verre de vin en mangeant. Je n’étais pas un gros buveur, mais après quelques verres ici et là, j’ai commencé à comprendre les concepts de qualités et à goûter les différentes variétés de cépages. J’ai commencé en achetant quelques bouteilles et en les entreposant dans un petit frigo. Puis le frigo est devenu plus grand. Puis c’est devenu un véritable cellier dans lequel tu peux marcher. Aujourd’hui, j’ai mon propre vin », se remémore Bure qui a embouteillé sa première cuvée en 2006.

«Ce que j’aime de faire du vin, c’est que chaque année, il y a de nouveaux défis. Il n’y a pas de temps morts. En ce moment, nous devons composer avec une alternance de sécheresse et d’humidité. Il faut constamment s’ajuster, que ce soit dans la récolte, dans les mélanges ou dans les barils. Tu recherches toujours la perfection. Ça n’a pas de fin », ajoute Bure, qui a obtenu cinq saisons de 20 buts en carrière, tout en évoluant pour Montréal, Calgary, la Floride, St.Louis et Dallas. «De plus, c’est un mode de vie. À Napa, tout est à propos de nourriture, de famille, d’amis et bien sûr, de vin. »

Lorsque Bure n’est pas dans le Nord de l’État, il est à l’aréna local avec ses deux fils, qui évoluent tous les deux dans le hockey de compétition avec le Los Angeles Jr. Kings Hockey Club. Lev y évolue au niveau Midget 16AAA alors que Maksim est dans l’équipe Bantam AAA. Candace est leur partisane numéro 1, n’hésitant pas à faire le trajet de New York, où elle coanime The View à ABC, à Los Angeles pour voir ses fils jouer.

«Je vais les chercher à l’école et nous passons deux, trois ou même quatre heures à l’aréna par jour. Chaque deux semaines, nous sommes sur la route pour des tournois – Chicago, Dallas, Détroit, Vancouver. C’est vraiment amusant de pouvoir les voir grandir. Je suis fier d’eux. Ils sont impliqués dans leur sport et ils répondent toujours à l’appel pour les entraînements et les matchs. Ils aiment ça. Ils travaillent fort. Je suis vraiment retombé en amour avec le hockey, cette fois-ci d’un point de vue de parent », explique Bure qui est convaincu de l’influence positive que peut avoir le hockey sur les jeunes de tous âges. «Ça enseigne à mes jeunes les responsabilités, le travail d’équipe et l’éthique de travail. Ça les suivra toute leur vie, peu importe ce qu’ils y jouent professionnellement ou non. C’est une occasion fantastique pour eux.»

De son côté, l’aînée Natasha compte bien suivre les traces de Candace et faire carrière dans le showbiz. Pas étonnant quand on connaît le pedigree artistique de sa mère qui a entre autres incarné D.J. Tanner dans la sitcom américaine à succès Full House. Elle reprendra d’ailleurs son rôle dans un dérivé, Fuller House, présenté sur Netflix.

«Nous avons assisté à tous les enregistrements l’an dernier. C’est excitant de revoir tous ces gars comme Bob [Saget], John [Stamos] et Dave [Coulier]. Ça fait plus de 20 ans que je les connais, mais je ne les avais jamais vu en train de jouer Full House. C’était amusant. Toute une réunion», avoue Bure qui a été présenté à sa femme par Coulier lors d’un match de hockey-bénéfice à Los Angeles en 1995. «La chimie sur ce plateau est incroyable. Après toutes ces années, c’est comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. »

C’est un peu comme Bure lorsqu’il pense à Montréal. Selon lui, il n’y a pas de marché comme Montréal dans la LNH. Bien qu’il vive en Californie depuis des années, le Québec reste toujours très frais à sa mémoire.

«C’est tellement un endroit spécial. Je ne crois pas que je l’appréciais à sa juste valeur quand j’y étais. J’ai aimé chaque minute passée là-bas. D’être repêché au Forum jusqu’à mettre le chandail pour une première fois, en passant par les camps d’entraînement, mon premier match et le fait de jouer à l’âge de 20 ans, c’était toute une expérience. J’ai aussi beaucoup aimé la culture qu’offrait la ville. Ça représentait énormément pour moi en début de carrière », souligne Bure qui a débuté sa carrière en 1994-1995 avant de s’aligner aux côtés de Saku Koivu et d’Oleg Petrov. «Ce qui m’avait le plus frappé c’est à quel point quand tu mettais le pied au Forum, avec l’atmosphère et l’histoire qui s’y trouvait, le sang commençait à circuler rapidement et tu ne voulais qu’une chose, donner le meilleur de toi-même. Je vais me souvenir de ce sentiment toute ma vie. Parfois, je me dis que j’aurais aimé finir ma carrière à Montréal pour vivre ce sentiment de nouveau. »

Bure se souvient encore des conseils de Mike Keane, Kirk Muller, Lyle Odelein, Vincent Damphousse, Vladimir Malakhov, Mark Recchi et Patrick Roy dans les premiers moments de sa carrière de 10 saisons dans la LNH. Ça n’a certainement pas nui d’être entouré de toutes ces légendes prêtes à tendre le flambeau.

«Quelques-uns de ces gars ont gagné un tas de coupes Stanley », souligne Bure qui aimerait bien organiser un voyage familial à Montréal, une sorte de retour aux sources. «Ces gars étaient terre-à-terre. C’était incroyable de voir toute l’aide qu’ils nous apportaient. Ils avaient déjà été dans cette situation. Quand des gars comme Steve Shutt ou Yvan Cournoyer venaient faire leur tout dans le vestiaire, ça remettait les choses en perspective. Notre groupe était très uni en raison de sa composition, mais aussi à cause de l’appui de ces légendes. Ça a été pour moi la meilleure équipe et de loin. Montréal aura toujours une place de choix dans mon cœur. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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