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Site officiel des Canadiens de Montréal

La touche finale

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Peu importe ce que l’avenir réserve à John Scott, il a apprécié l’opportunité que lui ont offerte les Canadiens mardi soir.


Les derniers mois ont été similaires à des montagnes russes pour John Scott. Quatre-vingt-seize jours depuis son dernier match dans la LNH alors qu’il évoluait pour les Coyotes de l’Arizona, il ne savait pas s’il allait obtenir une autre occasion de sauter sur la glace d’un amphithéâtre du circuit Bettman. Après avoir acquis le robuste attaquant à la mi-janvier, Scott a finalement obtenu l’occasion d’enfiler l’uniforme du Tricolore pour la toute première et possiblement dernière fois de sa carrière mardi.

Si cette expérience ne s’est pas amorcée de la façon qu’il souhaitait alors que les Panthers ont ouvert la marque alors qu’il était sur la patinoire après seulement dix secondes d’écoulées dans la partie et qu’il aurait préféré terminer sa soirée avec une victoire, contrairement à une défaite de 4 à 1 qu’ont subi ses coéquipiers et lui aux mains des visiteurs, le géant originaire d’Edmonton était heureux de pouvoir prendre le temps de savourer le moment spécial qu’il a pu vivre durant quelques heures au Centre Bell.

« Dans un amphithéâtre comme celui-ci, vous voulez tout absorber. Il y a tellement eu de grands joueurs qui ont évolué ici et les partisans sont tellement dévoués. Ça m’a pris quelques minutes pour bien saisir le moment et après je me suis dit : ‘Wow, je joue pour les Canadiens de Montréal’ », a admis Scott au terme de la rencontre, lui qui avait d’ailleurs été placé sur la formation de départ par Michel Therrien. « Vous ne savez jamais ce qui arrivera maintenant. Il se peut que ce fût mon dernier match. C’est émotionnel comme moment, c’est pourquoi j’ai tenté de tout contenir jusqu’à la fin de la partie. Vous devez simplement aller de l’avant et faire avec. »

Comme l’a indiqué l’entraîneur-chef du Tricolore lors de son point de presse d’après-match, Marc Bergevin et lui ont rencontré Scott suite à la partie pour lui offrir la possibilité de retourner chez lui dans le Michigan, afin de retrouver sa famille qu’il n’a presque pas vu depuis quelques mois. Père de quatre enfants, dont de deux jumelles ayant vu le jour le 5 février dernier, le vétéran possédant maintenant 285 matchs derrière la cravate dans la LNH pourra maintenant retourner s’occuper de sa jeune famille, lui qui a joué un rôle de père pour plusieurs joueurs des IceCaps au cours des derniers mois.
Après-match: John Scott

« C’est sûr que c’était un moment spécial pour lui. On a voulu faire les choses de la bonne manière. C’était une journée émotive pour lui. Je tiens à souligner la classe des partisans parce qu’ils ont été extraordinaires à son endroit », a mentionné Michel Therrien, qui a utilisé Scott durant 9:01 au cours de la partie, un sommet pour lui cette saison dans la LNH. « Depuis qu’il s’est joint à notre organisation, il a été un vrai professionnel et il a été excellent avec les jeunes à St. John’s. Ce fut une saison spéciale pour lui comme nous le savons tous et nous voulions faire la bonne chose [en le rappelant]. »

Bien qu’il ait grandi en détestant les Canadiens puisqu’il était un partisan des Bruins dans sa jeunesse, le moment qu’a vécu l’attaquant de 33 ans mardi soir était unique pour lui. Même s’il en est actuellement à sa septième équipe dans la LNH, il n’en revenait pas qu’il ait pu être quelque temps dans le vestiaire du Tricolore au cours des derniers jours, là où plusieurs légendes du hockey sont passés avant lui.

Premier à concéder qu’il n’est un joueur de quatrième trio et qu’il n’aurait pas dû recevoir le genre de réception qu’il a obtenue durant toute la rencontre – admettant que son rival du Match des étoiles qu’il a retrouvé mardi, Jaromir Jagr, était davantage méritant – personne ne pourra enlever à Scott qu’il a pu défendre les couleurs du Tricolore dans un véritable match. Ce match a peut-être pris du temps à survenir, mais sa patience fut récompensée et il fera dorénavant partie à jamais des Anciens Canadiens.

« Vous vous surprenez à regarder un peu partout dans le vestiaire et de voir toutes les légendes qui ont évolué auparavant pour possiblement la plus grande équipe de l’histoire du sport professionnel », conclut Scott, qui a demandé de garder le chandail numéro 22 qu’il a porté mardi afin de le mettre bien en évidence dans sa collection au sous-sol de son domicile. « De pouvoir prendre du recul et de dire que je fais partie de cette histoire est très spécial. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com

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