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La ruée vers l’Ouest

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Le sud de la Californie. Un terrain de jeu parfait pour l’entraînement estival de Greg Pateryn.

Le défenseur de 25 ans, qui termine son deuxième été complet dans le Golden State, s’est rendu dans l’ouest américain peu après la fin de la saison pour rejoindre sa fiancée, Stefani, qui demeure à Laguna Hills, à environ 30 minutes d’Anaheim.

Fiancés depuis le mois d'août, Greg Pateryn et sa fiancée, Stefani, devrait se marier l'été prochain, en Californie.

«Vers le début de l’été, j’ai commencé mon entraînement en gymnase à Irvine, chez STACK Velocity Sports Performance, en compagnie de mon entraîneur PJ Nestler. Il y a quelques autres gars qui s’entraînent à cet endroit. Je m’y entraîne quotidiennement avec [l’ancien défenseur des Canadiens] Bryan Allen. Il demeure dans les environs alors on se voit relativement souvent. Je me suis vraiment concentré sur la rapidité de mes pieds, mes transitions et mes mouvements latéraux. Nous en avons beaucoup parlé avant le début de mon entrainement », souligne Pateryn qui a disputé 17 matchs de saison régulière avec les Canadiens en 2014-2015 avant de goûter aux séries de la LNH, en avril. «PJ a décortiqué tous les mouvements. Il s’est assuré que mes hanches allaient dans la bonne direction. C’est la première chose qui doit fonctionner correctement. Si ton corps ne bouge pas correctement, c’est difficile de changer de direction et de réagir rapidement. En se basant sur ces exercices, nous avons aussi travaillé sur ma puissance, mon explosion, mon endurance et sur ma force en général. »

Il y a environ quatre semaines, le détenteur d’un diplôme de l’Université de Michigan a enfilé les patins pour la première fois depuis mai, rejoignant une poignée de vétérans et d’espoirs de la LNH pour des entraînements quotidiens à The Rinks Anaheim ICE, le centre d’entraînement officiel des Ducks.

«Quand tu sautes sur la glace pour la première fois, tu mets surtout l’accent sur les carres, le maniement de bâton et les tirs. À ce moment-là, tu veux juste sentir la glace sous tes patins. Au cours des dernières semaines, c’est devenu un peu plus intense. De plus en plus de gars des Ducks sont en ville et se joignent à nous », mentionne Pateryn qui s’entraîne notamment avec Nikita Kucherov, Nikita Nesterov, Nikolai Kulemin, Mikhail Grabovki, Joffrey Lupul et Sami Vatanen. «J’apprends quelques trucs au passage. Les gars donnent des conseils lors de certains exercices. Nous avons un bon mélange de joueurs. Chaque petit conseil peut faire la différence. Ça peut toujours améliorer ton jeu, d’une façon ou d’une autre. »

Avant de sauter sur la glace, Pateryn a pris quelque temps pour se ressourcer, traversant l’Atlantique pour une première fois avec Stefani et sa famille, histoire de profiter d’un repos bien mérité.

«Chaque été, la famille de Stefani part en voyage. Cette année, j’ai été en mesure d’y aller. Nous sommes allés à Barcelone et c’était incroyable. Tout le monde me disait que c’était l’endroit parfait pour une première visite en sol européen. Les gens me parlaient des choses à faire et à voir, des différentes cultures avec lesquelles j’allais être en contact. Ils avaient raison. J’ai adoré ça », insiste Pateryn qui a passé une semaine dans la capitale catalane à la mi-juillet. «L’architecture et l’histoire des bâtiments sont impressionnantes. C’était cool de voir comment les gens vivent et interagissent ensemble de l’autre côté du globe. Nous n’y avons passé que peu de temps, mais nous avons fait pas mal de choses. C’était une belle expérience et j’y retournerais volontiers. »

Même si son voyage avait été planifié bien avant qu’il s’entende sur les termes d’une prolongation de contrat de deux ans avec les Canadiens le 1er juillet, ça a été une excellente façon de célébrer tout le travail acharné de la saison dernière.

«C’était certainement une raison de plus d’aller là-bas cette année », admet Pateryn en riant. «Il y a des hauts et des bas dans ce sport. J’ai trouvé le moyen de finir la saison sur une bonne note. De m’être entendu et de savoir que les Canadiens veulent que je sois dans les parages pour encore trois ans est très gratifiant. Maintenant, je dois bâtir là-dessus au lieu d’avoir à prouver que je peux avoir ma place dans la LNH. En amorçant le camp d’entraînement, ça me donne une confiance supplémentaire. Il n’y a plus de questionnements. Je sais ce que je suis capable de faire et ce que j’ai à faire pour rester à ce niveau.»

Durant ses temps libres, Pateryn et sa copine préparent minutieusement leur mariage. Ils sont d'ailleurs allés faire leur liste de cadeaux au mois d'août.

Avec cette idée en tête, quelles sont les attentes de Pateryn envers lui-même alors qu’il amorce sa quatrième saison chez les professionnels et potentiellement sa première complète dans l’uniforme des Canadiens?

«Au fur et à mesure que la saison avançait, je me sentais plus confortable. Ma prise de décisions avec la rondelle était meilleure. Mes choix de jeux aussi. Je veux bâtir là-dessus. Je ne vais toutefois pas tenter d’être plus offensif. Je crois qu’avec mon tir et le fait d’être plus confortable, ça va venir tout seul », confie Pateryn qui n’hésite pas à nommer Tom Gilbert et Mike Weaver lorsque questionné au sujet de ses mentors à propos de son développement la saison dernière. «En ce qui concerne l’aspect physique, c’est certain qu’à chaque occasion que j’ai de finir une mise en échec, je vais le faire. C’est mon travail. Mais si je commence à chercher des gars à frapper, c’est que je suis hors position. Je peux me mettre dans le trouble. Il y a un équilibre à trouver. Je ne vais pas nécessairement tenter d’être plus physique, mais lorsque l’occasion se présente, je dois tirer avantage de mon gabarit. »

Avec la saison morte qui touche à sa fin, Pateryn tente de profiter au maximum du soleil californien avant de rentrer à Montréal pour, ce qu’il espère bien, une saison longue et productive avec les Canadiens.

«Ça a vraiment été un bon moment de pouvoir travailler dur à l’aréna et au gymnase, avant d’aller nager dans l’océan. Ça te met dans un état d’esprit qui te fait relaxer », conclut Pateryn qui devrait revenir au Québec quelques jours avant le tournoi de golf de l’équipe, le 10 septembre. «L’été a passé vite. Mon plan est de continuer à m’entraîneur quatre ou cinq fois par semaine, mais en même temps, je veux me reposer, aller à la plage le plus souvent possible et emmagasiner un maximum de soleil avant de revenir à Montréal. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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