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La revanche de Kovy

par Staff Writer / Montréal Canadiens
Avant de donner la victoire au Tricolore, Kovalev est parvenu seul devant Tim Thomas en fin de troisième période, mais sans succès.

MONTRÉAL – Ce n’est jamais une bonne idée de faire sortir Alex Kovalev de ses gonds. Les Bruins l’ont appris de dures façons lors du match numéro 2.

Réduit presque au silence lors des six premières périodes de jeu depuis le début de la série avec une récolte d’un point alors que les Bruins ont pris tous les moyens, pas tous aussi élégants les uns que les autres pour ralentir Kovalev, le numéro 27 a pris sa revanche. Son coup de bâton à l’endroit d’Aaron Ward a permis à la troupe de Claude Julien de profiter d’un surnombre à cinq contre trois et de créer l’égalité 2 à 2 en troisième période.

Or, les jeux étaient loin d’être faits. Avec la possibilité de quitter le Centre Bell avec le bonnet d’âne sur la tête si les Canadiens avaient perdu la rencontre, Kovalev s’est repris de belle façon en marquant le filet vainqueur en prolongation.

« Il n’arrêtait de pas de me cingler et de me donner des coups de bâton », a indiqué Kovalev à propos du défenseur des Bruins. « J’étais tanné et j’ai pris une punition égoïste. Je suis heureux d’avoir été capable de me reprendre. »

Alors que le jeu de puissance des Canadiens n’avait pas mouche à ses douze premières tentatives contre les Bruins lors des deux premiers matchs, Kovalev a bien étudié la situation afin de remédier au problème.

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« [Tim Thomas] m’a donné la même ouverture plus tôt dans la rencontre, mais j’avais opté pour une passe à Mark Streit à la pointe au lieu de tirer au but », s’est rappelé Kovalev. « Puis, j’ai eu la même opportunité en prolongation et au lieu de lancer du côté éloigné comme Thomas semblait s’en attendre, j’ai lancé du côté rapproché et cela l’a surpris. »

Lorsque l’entraîneur des Canadiens a délégué ses joueurs pour tenter de profiter de la punition décernée à Jeremy Reich, il savait que Kovalev allait prendre tous les moyens pour mettre fin au débat.

« C’est ce que les bons joueurs font », a expliqué Carbonneau. « Ils recherchent ce genre de défi. Je voulais qu’il revienne au banc, mais il tenait à rester sur la glace. Il voulait marquer ce but pour être dans la photo de la victoire et montrer ce qu’il est capable de faire. »

Les joueurs des Canadiens assis sur le banc se sont également rendu compte que le numéro 27 avait du feu dans les yeux.

On a vu que Kovy voulait rester sur la patinoire pour ce jeu de puissance », a indiqué Mathieu Dandenault. « On était presque certain qu’il allait marquer. C’est ça, la définition d’un gagnant. »


Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com
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