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La métamorphose

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Alors que tous les yeux étaient rivés sur les Andrew Ladd, Milan Lucic, Eric Staal, Loui Eriksson, c’est de l’autre côté de l’océan Atlantique que Marc Bergevin a réalisé un coup fumant.

Dès les premiers instants de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, le nom d’Alexander Radulov a refait surface dans les discussions, accolé à celui des Canadiens de Montréal. Après un séjour de huit saisons dans la KHL, le prodige russe était prêt à revenir dans la Ligue Nationale de hockey et c’est avec le Tricolore qu’il a décidé qu’il le ferait.

Alexander Radulov en a fait du chemin entre 2007 et 2016.

« Je veux revenir, jouer pour une bonne équipe et avoir la chance de jouer pour Montréal, c’est énorme. J’ai pris cette décision et maintenant j’ai particulièrement hâte de commencer le camp d’entraînement et la saison », a lancé Alexander Radulov, lors d’une conférence téléphonique avec les médias montréalais. « J’ai vécu à Québec pendant deux ans et je sais comment sont les gens. J’ai vraiment aimé mon passage là-bas. Je regarde vers le futur et je vais tout faire pour connaître du succès, jouer du bon hockey, gagner et rendre tout le monde heureux. »

Beaucoup de partisans ont froncé les sourcils en entendant le nom de Radulov, notamment en raison des frasques de l’attaquant alors qu’il a quitté Nashville après deux saisons, y revenant quatre ans plus tard, en 2012, pour être ensuite remercié de nouveau après avoir commis un impair en séries éliminatoires.

« Ce qui est du passé est du passé. J’ai fait une erreur. Je n’essaie pas de m’en cacher. Je l’ai fait. Dans la vie tu regardes derrière toi et tu revois des choses que tu aurais dû faire et d’autres que tu n’aurais pas dû faire », laisse savoir celui qui aura 30 ans dans quelques jours et qui était capitaine du CSKA Moscow dans la KHL. « Tu réalises des choses. Je sais ce que je fais et je sais ce que je veux. Tu dois être concentré à 100% sur le hockey, voire plus, tout en travaillant dur chaque soir. »

Aujourd’hui père de famille, l’attaquant originaire de Nizhny Tagil en Russie, entend trimer dur pour prouver qu’il est un Alexander Radulov 2.0. Et c’est ce qu’il compte prouver aux partisans montréalais.

« Bien des choses ont changé. C’est une expérience nouvelle dans ma vie. Je suis là pour mon enfant et je dois montrer l’exemple. Quand il sera plus vieux, il voudra faire les mêmes choses que moi alors je dois être un bon exemple », assure Radulov, qui voit Montréal comme une excellente terre d’accueil. « J’aime les gens de Montréal. J’aime la ville pour y élever ma famille. Je dois seulement me prouver à moi-même et aux autres pour que les Montréalais croient en moi. »

Ce revirement de situation dans le cas de Radulov, les dépisteurs du Tricolore l’ont remarqué et en ont fait part à Marc Bergevin, qui a bien sûr consulté quelques personnes près du dossier pour en savoir plus avant de prendre une décision.

« C’est un pari qu’on prend en allant chercher Radulov. Je l’ai rencontré en personne et j’ai parlé à beaucoup de gens le concernant, comme Shea Weber avec qui il a joué à Nashville ou Sergei Fedorov, qui l’a nommé capitaine de son équipe en Russie au cours des dernières années » avoue Marc Bergevin, qui croit fermement que les années ont changé pour le mieux l’ancien des Remparts de Québec, qui avait récolté 227 points en 127 matchs dans la LHJMQ.

Vous avez bien lu. 227 points en 127 matchs. Dans la KHL, Radulov n’a pas vraiment ralenti, présentant une moyenne de plus d’un point par match au cours des sept dernières saisons. Même si la LNH est une ligue bien différente de la KHL, Marc Bergevin est convaincu qu’il est possible de transposer la récolte d’une à l’autre.

« On peut comparer un gars comme Radulov à [Artemi] Panarin et comment il a performé à Chicago. Le niveau dans la KHL est bon et on ne voit pas pourquoi les résultats dans la LNH ne pourraient pas être les même qu’en Russie », mentionne Bergevin, faisant notamment référence à la récolte de 77 points de Panarin en 2015-2016 avec les Blackhawks.

«J’adore son talent brut. On peut dire que c’est le joueur le plus talentueux qui s’est entendu aujourd’hui. C’est selon moi il était le joueur le plus talentueux à l’extérieur de la LNH », a souligné le directeur général des Canadiens, qui est convaincu que la possibilité d’avoir une place au sein des deux premiers trios est un élément qui a plus à Radulov, même si ultimement, il devra faire ses preuves comme tout le monde au camp d’entraînement.

Même s’il croit avoir touché le gros lot en mettant la main sur le nouveau numéro 47 du Tricolore, il était important pour Marc Bergevin d’amorcer la relation avec un contrat d’une durée de seulement un an. Les raisons sont multiples. Non seulement veut-il pouvoir évaluer le travail du nouveau-venu, mais il veut également ne pas couper les ailes à des jeunes qui voudraient avoir l’occasion de faire leurs preuves.

« C’est certain qu’il recherchait un plus long contrat. Ça n’arrive jamais un joueur qui dit qu’il veut un contrat plus court. C’était ma décision de seulement lui offrir un an. J’ai été très strict là-dessus, mais le fait qu’il veuille venir ici malgré ça, ça veut dire beaucoup pour moi », assure Bergevin qui a connu une journée fort occupée, s’entendant également avec le gardien Al Montoya, le défenseur Zach Redmond, son choix de première ronde Mikhail Sergachev et l’attaquant Daniel Carr. « Le 1er juillet peut être une date où il est facile de se tromper. Beaucoup de contrats qui ont dû être rachetés ont été signés cette date-là. Je crois fermement qu’il faut faire attention. »

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En vrac

- Marc Bergevin a également signé le gardien et joueur autonome Al Montoya, de même que le défenseur Zach Redmond.

« C’est certain que ce qui va se passer l’an prochain avec le repêchage d’expansion rentre dans l’équation. Mais on amène aussi de la profondeur et de la compétition à l’interne, notamment avec Montoya. Une police d’assurance, c’est important. Carey est à 100% aujourd’hui, mais tout peut arriver. On se met dans une position où il y aura de la compétition au camp d’entraînement. »

- Marc Bergevin a également procédé à la signature de son choix de première ronde en 2016, Mikhail Sergachev. Le Russe s’est entendu sur les termes d’un contrat de trois ans avec l’organisation. Il sera présent au camp de perfectionnement de l’équipe qui débute dès dimanche.

- Joueur autonome avec restriction, Daniel Carr a aussi paraphé un contrat avec l’organisation en ce 1er juillet. Le rapide ailier s’est entendu sur les termes d’une entente de deux saisons.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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Les Canadiens s'entendent sur les modalités d'un contrat de deux saisons avec Daniel Carr 
Les Canadiens s’entendent sur les termes d’un contrat de trois ans avec Mikhail Sergachev
Les Canadiens s'entendent sur les modalités d'un contrat de deux saisons avec le joueur autonome Zach Redmond
Les Canadiens s'entendent sur les modalités d'un contrat d'une saison avec le joueur autonome Alexander Radulov
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