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La lumière au bout du tunnel

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Lentement mais sûrement, l’infirmerie du Tricolore commence à se désengorger.

Parmi les équipes de tête de la LNH au chapitre des parties manquées en raison de blessures depuis le début de la saison, les Canadiens ont rarement eu de bonnes nouvelles au cours des derniers mois alors que plusieurs éléments importants ont été contraints aux lignes de côtés durant de longues périodes.

Trois d’entre eux ont recommencé à patiner avec le reste de leurs coéquipiers mercredi et ce, sans arborer de chandail les excluant des contacts physiques. Si Sven Andrighetto n’est absent que depuis deux matchs après avoir subi une blessure au haut du corps samedi à Ottawa, David Desharnais et P.K. Subban ont été à l’écart depuis un peu plus longtemps et se demandaient à quel moment ils auraient enfin la chance de voir la lumière au bout du tunnel.

Particulièrement dans le cas de Subban, de qui la dernière image lors d’un match remonte au 10 mars alors qu’il a quitté la glace du Centre Bell sur une civière suite à un contact accidentel qu’il a reçu à la tête provenant d’Alexei Emelin. Ne tenant aucunement responsable son coéquipier, le défenseur de 26 ans admet qu’il a eu un peur lorsque l’incident est survenu il y a presque deux semaines.

« C’était épeurant. On m’a toujours appris de ne jamais rester étendu sur la glace. Mais dans cette situation, lorsque vous commencez à ressentir des drôles de sensations aux extrémités, ça peut faire peur », a indiqué Subban, qui a rencontré les médias pour une première fois mercredi, lui qui avait obtenu son congé de l’Hôpital général de Montréal dans les heures qui ont suivi sa blessure au cou. « Lorsque Graham [Rynbend] est apparu, je savais que le mieux était de ne pas bouger et de prendre toutes les précautions possibles. Nous avons vécu des situations similaires au Centre Bell par le passé et notre personnel médical a toujours réagi de la bonne manière. Ils sont venus à mon secours et je sais que mes parents l’ont vraiment apprécié. »

En vrac Subban

Vivant une première dans sa carrière alors qu’il n’avait jamais raté de partie en raison d’une blessure, Subban ne s’en peut plus d’attendre et a vraiment hâte de recevoir le feu vert afin de pouvoir réintégrer la formation. Si comme Andrighetto et Desharnais il sera du voyage vers Détroit, Michel Therrien a déjà confirmé que le défenseur étoile n’affrontera pas les Red Wings jeudi.

Redoublant d’efforts de jour en jour pour ainsi être en mesure de reprendre du service très prochainement, le vétéran de six saisons dans la LNH sait qu’il est entre bonnes mains et que lorsqu’il pourra revenir, il sera prêt.

« Présentement, je me concentre à revenir et j’écoute les docteurs. J’y vais au jour le jour. Je tente de retrouver mon synchronisme avec l’équipe. Je ressens encore quelques symptômes liés à cette blessure et je ne reviendrai pas avant d’être rétabli à 100 % », indique celui qui a raté six matchs jusqu’à présent. « Nous avons le meilleur personne médical au monde. J’ai entièrement confiance en eux. Lorsqu’ils penseront que je serai prêt à jouer, je jouerai. Ils prennent en considération comment je me sens, mais j’ai confiance en nos docteurs. »

Si Subban n’est pas encore certain du moment où il pourra réintégrer la formation, David Desharnais se rapproche de plus en plus d’un retour au jeu. Absent lors des 17 dernières rencontres en raison d’une fracture à un pied, le vétéran attaquant a admis qu’il pourrait possiblement être en uniforme jeudi soir. Tandis que sa réhabilitation a été un peu plus longue que le diagnostic initial de trois semaines à l’écart, il est simplement heureux de pouvoir venir aider ses coéquipiers, même s’il reste moins de trois semaines au calendrier régulier et que Montréal ne participera vraisemblablement pas aux séries éliminatoires.

En vrac: Desharnais

« Je me sens mieux. Avec une fracture, tu ne sais jamais comment ça va aller. La première fois que je suis sauté sur la glace, ça allait bien. Après ça j’ai eu un petit peu de misère et j’ai pris une autre semaine pour guérir. Mais là je suis prêt à recommencer », mentionne Desharnais, qui est tombé au combat le 15 février face aux Coyotes de l’Arizona. « Je suis un joueur de hockey et je veux jouer au hockey. Je suis content de revenir pour essayer d’aider l’équipe. Il reste huit matchs à jouer, c’est ça que je veux faire. C’était le fun d’embarquer avec les gars aujourd’hui. »

Depuis sa dernière présence dans un match le mois dernier, plusieurs nouveaux visages se sont greffés à la formation, dont plusieurs jeunes qui tentent de laisser une bonne impression auprès des dirigeants montréalais pour que leur séjour avec le grand club s’allonge au-delà de la saison 2015-2016. Âgé de 29 ans, Desharnais est bien conscient de cette réalité. Encore sous contrat pour une autre saison, le numéro 51 s’est déjà retrouvé dans leurs souliers il y a quelques années alors qu’il se défonçait pour demeurer à Montréal à temps plein. Aujourd’hui un vétéran aguerri, il veut simplement démontrer qu’il est toujours capable de contribuer aux succès de l’équipe, peu importe la manière.

« Il y a des jeunes qui poussent c’est certain. C’est la nature du hockey. Quand moi je suis arrivé je poussais des vétérans. Ça va sûrement m’arriver un moment donné », admet Desharnais, qui n’est qu’à quatre rencontres du plateau des 400 en carrière dans la LNH. « Peu importe la position dans laquelle ils me mettent ou le rôle qu’ils vont me donner je vais l’accepter, un peu comme en début de saison et je vais faire de mon mieux. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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