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La fierté de M. Pateryn

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Un peu moins de 100 kilomètres : c’est ce qui sépare l’ancienne demeure des Pateryn à Sterling Heights d’Ann Arbor, au Michigan.

Ce qui signifie que George Pateryn et sa femme, Jenny, pouvaient profiter d’un luxe que peu de parents ont lorsque leur progéniture quitte le nid familial pour poursuivre leur rêve athlétique dans les rangs universitaires.

Entre 2008 et 2012, ils n’ont pas eu à voyager très loin pour voir leur fils, Greg, évoluer à l’Université du Michigan pour le légendaire entraîneur et ancien des Canadiens Red Berenson. C’est là que le numéro 6 des Canadiens a appris les rudiments du métier qui lui auront permis d’atteindre la LNH.

George Pateryn a accompagné Greg à Pittsburgh lors du voyage père-fils organisé par les Canadiens en novembre dernier.

« Nous étions très heureux de pouvoir suivre régulièrement ses progrès et son développement avec les Wolverines au cours de ces quatre années. Greg était très chanceux d’avoir quelqu’un comme Red en tant que mentor, quelqu’un qui pouvait le guider pour devenir un défenseur fiable », d’affirmer M. Pateryn, qui a assisté à plus de 142 matchs de son fils Greg dans l’uniforme jaune et bleu.

« La route n’est jamais facile pour les joueurs de hockey. Mais c’était bien de voir Greg finir son temps là-bas sur une bonne note. Il a fait d’énormes progrès à sa dernière saison. C’était très gratifiant pour lui », d’ajouter M. Pateryn, qui a vu son fils remporter le Vic Heyliger Award de l’Université du Michigan remis au meilleur arrière des Wolverines à sa dernière année.

Greg n’habite plus aussi près de la maison maintenant, mais George apprécie certainement ce que son fils a accompli dans les dernières années, notamment lors des deux dernières saisons. Après de solide performances en séries en 2014-2015, Greg a disputé 38 rencontres avec les Canadiens cette saison – un sommet en carrière – dont 27 consécutives pour conclure la saison. C’est encore plus significatif lorsqu’on considère qu’il avait disputé avant cette saison seulement 20 parties avec le grand club lors des trois campagnes précédentes.

« Ça a été très excitant. En tant que parent, je suis très fier de ce qu’il a accompli grâce à son travail acharné, sa détermination et son amour pour le sport. C’est bien de le voir grandir année après année », d’indiquer M. Pateryn, qui a vu son fils améliorer des aspects clé de son jeu grâce entre autres aux enseignements des anciens défenseurs Michel Therrien, Jean-Jacques Daigneault et Sylvain Lefebvre.

« On sent vraiment qu’il sait où se placer sur la glace. Il ne veut pas être pris hors-position. Il est très conscient de ça. Je crois qu’il est devenu beaucoup plus intelligent dans sa façon de jouer et ça lui a donné énormément confiance. C’est impressionnant aussi de le voir utiliser sa taille et sa force physique à son avantage », de poursuivre M. Pateryn, en référence aux 150 mises en échec qu’a distribuées Pateryn en 58 rencontres de saison régulière avec les Canadiens.

Greg et George atterrissant à Pittsburgh, où ils ont pu profiter d'un bon moment durant la longue saison de 82 rencontres.

Bien avant qu’il ne patrouille la ligne bleue à Ann Arbor et Montréal, Greg Pateryn était un athlète doué dont le talent faisait écarquiller bien des yeux dans les arénas locaux. George se rappelle toutefois n’avoir mis aucune pression sur les épaules du choix de cinquième ronde de faire du hockey son métier. S’il a éventuellement choisi de poursuivre vers cette voie au niveau collégial, Greg avait également d’autres options sur la table.

« Nous nous l’avons jamais forcé à se diriger vers les rangs professionnels, c’était toujours à lui de décider jusqu’où il voulait aller et ce qu’il voulait faire. Nous l’avons en fait sorti du hockey avant qu’il aille à l’école secondaire pour qu’il fasse d’autres choses. Par exemple, Greg est très bon à lacrosse. Plusieurs écoles lui ont offert des bourses pour qu’il poursuive dans ce sport. Mais il voulait jouer au hockey », d’expliquer M. Pateryn, qui n’a pas été surpris de voir son fils choisir la glace plutôt que le gazon lorsqu’il fut le temps de faire un choix définitif.

« Je me rappelle de l’avoir emmener patiner [au Belle Tire Ice Arena à Fraser, au Michigan]. Dans l’un des cours de patinage, un des entraîneurs a demandé à Greg s’il voulait essayer le hockey avec l’équipe de la place. Le visage de Greg s’est illuminé d’un coup. Il était tellement excité. Nous avons toujours laissé nos enfants décider ce qu’ils voulaient faire, selon leurs passions et leurs désirs. Ils étaient destinés à faire ce qu’ils font aujourd’hui », de poursuivre M. Pateryn, qui est également le père de deux filles, Elizabeth – une médecin-adjoint en chirurgie à Chicago – et Hanna – qui graduera bientôt de l’Université Northern Kentucky, où elle a joué au soccer pendant quatre ans.

C’est toutefois en décembre dernier, lorsque Greg a disputé son premier match au Joe Louis Arena à Détroit, contre son équipe d’enfance, que la réalité a frappé les Pateryn.

« Ça a été une expérience incroyable pour nous tous. Il a joué dans tellement de tournois mineurs et collégiaux au Joe Louis Arena, il connait très bien l’endroit. Il a connu beaucoup de succès là-bas au fil des années. Nous avions plusieurs amis et membres de la famille avec nous ce soir-là. J’ai croisé plein de gens que je connaissais dans les estrades qui nous félicitaient pour les succès de Greg. C’était incroyable », d’affirmer M. Pateryn, en se rappelant les bons moments de son fils dans le mythique aréna des Red Wings.

George et Jenny était présents au Joe Louis Arena alors que Greg et les Canadiens affrontaient les Red Wings de Détroit le 10 décembre dernier.

Le 2 juillet prochain, les Pateryn auront une autre raison de se réunir et de célébrer, alors que Greg et sa fiancée Stefani célébreront leur union en Californie. George est confiant de voir son fils réussir autant à l’extérieur de la glace que sur celle-ci.

« Je crois qu’il est établi comme un défenseur à temps plein dans la LNH, grâce à la constance dans son jeu. C’est déjà un grand accomplissement. Il y a encore beaucoup de choses que les gens n’ont pas vues de Greg. Je l’ai vu dans le passé. Peu importe les circonstances, il n’abandonne jamais. Il essaie toujours de s’améliorer. Pour lui, c’est toujours ‘Comment je peux m’améliorer? Comment je peux apprendre plus?’ C’est l’une de ses plus belles qualités », de conclure M. Pateryn. « J’apprécie aussi son approche face à la vie, sa gentillesse, sa compassion pour les autres. Je suis très fier de ce que je vois en lui et des décisions qu’il prend. Je suis très heureux qu’il ait trouvé quelqu’un qui le rend lui, heureux. En tant que parent, tu ne peux pas vraiment demander plus que ça. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Régis.

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