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La deuxième année

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Après avoir obtenu le poste de gardien adjoint au terme du dernier camp d’entraînement, Mike Condon devra vraisemblablement se battre de nouveau pour son poste cette année.

De son propre aveu, la mise sous contrat d’Al Montoya par les Canadiens le 1er juillet ne l’a pas surpris. En raison des nombreuses blessures qui ont affligé l’équipe en 2015-2016, il fallait s’attendre à ce que soit ajoutée de la profondeur et de l’expérience à toutes les positions – incluant devant le filet.

En Montoya, le directeur général Marc Bergevin a mis la main sur un gardien de 31 ans comptant 136 matchs d’expérience dans la LNH derrière la cravate, dont 110 départs avec quatre équipes différentes. De son côté, Condon vient de compléter sa première saison complète dans la LNH, où il est devenu le gardien numéro un lorsque Carey Price a vu sa saison prendre fin en raison d’une blessure en novembre dernier.

Le gardien de 26 ans originaire de Needham, dans le Massachusetts, luttera avec Montoya au camp d’entraînement pour obtenir la chance de seconder l’ancien gagnant du trophée Vézina l’an prochain. Ce type de situation n’est pas étranger à Condon puisqu’il le fait depuis plusieurs années.

« Que ce soit au niveau universitaire contre Sean Bonar, dans l’ECHL face à Eric Hartzell, à Hamilton contre Joey MacDonald et Robert Mayer ou à Montréal contre Dustin [Tokarski] et Ben Scrivens, je suis habitué. Il va toujours y avoir quelqu’un. Personne ne va vous donner une tape dans le dos et dire : ‘Hey, voici le poste. C’est le tien’. Vous devez le mériter », souligne Condon, qui a présenté un dossier de 21-25-3, une moyenne de buts alloués de 2,71 et un pourcentage d’efficacité de 0,903 en 55 parties l’an dernier.

Lorsque vous vous retrouvez continuellement dans une situation similaire, vous apprenez à composer avec cette situation. C’est exactement ce qu’a fait Condon à chaque niveau de sa carrière jusqu’à présent et il aura la même approche lorsque s’amorcera le prochain camp d’entraînement dans cinq semaines sur la Rive-Sud.

« Je n’ai jamais été ‘le numéro un’ avant. Il y a toujours eu des doutes à mon endroit année après année. Il y a toujours eu de la compétition. La chose que j’ai retenue de chaque fois est que ça a toujours été positif », mentionne Condon, qui a hâte de rencontrer son nouveau collègue masqué en septembre. « Je peux tellement apprendre de chaque gardien. Je tente de soutirer le meilleur de chaque situation et la compétition fait sortir le meilleur de chacun. Ce sera toujours là. »

À son domicile estival à Sandwich, dans le Massachusetts – situé à Cape Cod, à environ 96 kilomètres au sud-est de Boston – Condon a travaillé en compagnie du réputé entraîneur et ancien combattant en arts martiaux mixtes Scott Rehm, au Pro-Elite Training Center & Fitness, en vue de la saison 2016-2017.

« Beaucoup de personnes croient que je suis un combattant d’AMM qui donne des coups de pieds et qui apprend les techniques. Mais ce n’est pas vraiment ça », explique Condon, qui s’entraîne actuellement six jours par semaine, faisant même deux séances par jour ces temps-ci. « Avec Scott je fais du conditionnement physique de combat, du sparring et je frappe dans des sacs. Mon rythme cardiaque s’élève de 150 à 170 et je tente d’atteindre un niveau qui ne serait pas fait pour tout le monde. J’apprends à contrôler mon rythme cardiaque avec ma respiration. Les gardiens sont tout le temps sur la glace, ils doivent donc être en mesure d’être opérationnels dans toute situation durant tout le match, surtout en infériorité numérique. »

Condon a aussi parcouru régulièrement les presque 130 kilomètres qui le séparent de Woburn, où se trouve le PAD, un centre de développement physique où il s’entraîne avec son entraîneur des gardiens de longue date, Brian Daccord, chez Stop It Goaltending. Il profite également des autres services uniques offerts par ce centre.

Un de ces services est le développement de vision sportive, quelque chose sur lequel Condon s’est concentré en suivant les conseils de l’entraîneur des gardiens des Canadiens, Stéphane Waite, pour l’aider à améliorer son habileté à localiser la rondelle.

« Je dirais que ma vision et ma localisation de la rondelle étaient les points les plus importants sur lesquels je voulais m’améliorer durant la saison morte. Je suis allé rencontrer un ophtalmologiste à Boston en plus d’un spécialiste de la vision pour le sport. Nous nous sommes concentrés sur la convergence des yeux, donc plus la rondelle s’approche de vous, à quel point vos yeux unissent leurs efforts pour la trouver. J’ai constaté une grande amélioration jusqu’ici », indique Condon, faisant référence aux efforts qu’il a mis au Eye on Performance. « C’est le fait d’ajouter une nouvelle arme à votre arsenal chaque année à celles que vous possédez déjà en terme d’entraînement physique et de cardio. »

Lorsque le diplômé de l’Université Princeton ne travaillait pas sans relâche au gymnase au cours des derniers mois, il a consacré de son temps en tant qu’instructeur des gardiens lors de camps de rêves à Chicago et Anaheim, en plus de faire de son mieux pour redonner aux jeunes du Massachusetts et d'autres États.

A photo posted by Mike Condon (@condibear) on

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Suite à son retour de Russie au Championnat du monde de hockey, Condon a rendu visite aux étudiants du Bennett-Hemenway Elementary School à Natick pour une séance de lecture en juin où – selon ce qu’il a publié sur Instagram – il a tenté de convertir le plus de partisans possible des Bruins au bleu-blanc-rouge.

À la fin juillet, Condon et les joueurs de la LNH Eric Boulton et Thomas Greiss se sont rendus à la plus grande base militaire de la planète, à Fort Bragg en Caroline du Nord, pour appuyer la United Heroes League, une organisation ayant pour but de garder les enfants de militaires en santé et actifs par l’entremise du sport, tout en leur offrant de l’équipement gratuit, des camps, des billets et des bourses.

« Aller dans la communauté et parler aux jeunes est une partie de mon travail que j’apprécie beaucoup, surtout lorsqu’on voit le sourire dans leurs visages. À Fort Bragg, un petit de camp de hockey était organisé pour les jeunes. C’était vraiment amusant de les rencontrer », atteste Condon, qui a eu l’occasion de s’entraîner avec le troisième groupe des forces spéciales lors de son passage, en plus d’être témoin de quelques séances aériennes de la 82e division d’aéroportée. « Ça vous donne une bonne idée de ce que ces familles vivent, comment elles font pour avoir une vie normale tout en mettant leurs vies en jeu. J’ai beaucoup appris d’eux. »

Passer du temps avec des jeunes comme ceux-là au fil des années aidera assurément Condon dans son nouveau rôle d’oncle. Le 19 juillet, son frère aîné Zach et sa femme, Kristen, ont accueilli leur premier enfant, Quinn Michael Condon, à Panama City, en Floride. Le couple a choisi Michael comme deuxième prénom en l’honneur du gardien des Canadiens.

Condon prévoit revenir à Montréal au courant de la semaine prochaine pour commencer à s’acclimater et revenir dans ses affaires avant que les choses sérieuses ne commencent le 22 septembre, à Brossard. D’ici là, il patinera avec la poignée de joueurs et d’espoirs des Canadiens s’entraînant déjà au Complexe sportif Bell, en plus de sauter sur la glace en compagnie de l’instructeur des gardiens et des services vidéos des IceCaps de St. John’s, Marco Marciano.

« Revenir tôt à Montréal est une bonne manière de réaliser que l’été tire à sa fin et que c’est le moment de se remettre au travail. Vous obtiendrez une bonne dose de lancers de calibre de la LNH, donc lorsque s’amorcera le camp, vous êtes déjà sur votre lancée et vous vous êtes déjà acclimaté à l’environnement », conclut Condon. « Sur une échelle de un à dix, je dirais que mon niveau d’excitation est à 11. Je me sens très bien dans mon corps. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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