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Garder une bonne attitude

La dernière saison en aura été une d'apprentissage pour Michael McCarron

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Michael McCarron aurait aimé jouer plus souvent à Montréal en 2016-2017, mais il y aura au final au moins passé la majorité de sa campagne.

Après avoir eu un avant-goût de la vie dans la Ligue nationale en disputant 20 matchs avec les Canadiens à sa première saison chez les professionnels, en 2015-2016, McCarron était gonflé à bloc pour la suite de sa carrière.

En offrant de bonnes performances au dernier camp d'entraînement, où il a poursuivi sur la lancée qu'il avait amorcée quelques mois plus tôt, le choix de premier tour du Tricolore au repêchage de 2013 croyait bien commencer l'année #avec le grand club. Malheureusement pour McCarron, même s'il avait impressionné les dirigeants montréalais, ces derniers ont fait de lui l'un des derniers joueurs retranchés au début octobre. 

Même s'il était déçu sur le coup, il savait qu'il pouvait revenir rapidement s'il réussissait à s'imposer chez les IceCaps. Ce qu'il a éventuellement réussi à faire après un début de saison un peu plus lent dans la Ligue américaine, où il a fini par amasser sept buts et 12 mentions d'aide en 32 parties.

Video: McCarron déjoue Andersen du coin de la patinoire

«J'avais connu un bon camp, mais j'ai été rétrogradé dans les mineures. C'est comme ça que le hockey fonctionne. Je suis allé à St. John's et j'ai profité au maximum de cette opportunité pour m'améliorer. Il y a une raison pour laquelle j'avais été cédé. C'était pour m'améliorer pour ensuite revenir. J'ai connu une bonne première saison, alors peut-être que je croyais que ce serait plus facile que ce l'était en réalité. Si ton niveau d'intensité baisse juste un peu, ça jouera contre toi», a indiqué McCarron plus tôt cette saison.

Rappelé une première fois par le Bleu-Blanc-Rouge à la mi-décembre pour un mois et une autre fois à la mi-février, où son séjour s'est conclu avec l'élimination des Canadiens au premier tour des séries éliminatoires, l'imposant attaquant a tenté de se démarquer chaque fois qu'il en a eu l'occasion. Ces opportunités n'ont toutefois pas été si fréquentes, particulièrement vers la fin du calendrier régulier et durant les séries, alors qu'il a été rayé de la formation 16 fois lors des 30 dernières parties des siens.

L'attaquant de 22 ans a admis que ç'a été difficile mentalement de faire du va-et-vient entre la galerie de presse et la formation, mais ses coéquipiers ont tout fait pour l'aider à se faire sentir comme un membre de l'équipe à part entière.

«J'ai beaucoup appris en étant à Montréal. Juste par le calibre des matchs. Lorsque je n'étais pas dans la formation, j'avais tout ce temps supplémentaire à ma disposition lors des entraînements. Ça m'a beaucoup aidé lorsque je ne jouais pas. J'ai pu travailler sur mes habiletés avec quelques-uns des gars, ce qui a été bon pour moi. Je me suis amélioré ici et ç'a été excellent de faire partie de cet environnement», a mentionné McCarron, qui a tout de même disputé 11 rencontres de plus dans la LNH en 2016-2017 comparativement à l'année précédente, obtenant cinq points au passage.

Avec un gabarit si imposant, McCarron est conscient qu'il doit faire sentir sa présence d'un point de vue physique à chacune de ses apparitions sur la patinoire. C'est pour cette raison que même s'il n'a disputé que 31 matchs cette saison, il s'est retrouvé parmi les meneurs de son équipe au chapitre des combats, avec cinq (1er rang qu'il partage avec Andrew Shaw) et des mises en échec, avec 75 (8e échelon).

Il sait toutefois qu'il devra améliorer plusieurs autres aspects de son jeu s'il espère devenir un joueur régulier à Montréal. C'est pour cette raison que le natif de Grosse Pointe, au Michigan, sait déjà sur quels points il devra mettre l'accent lors de sa préparation estivale pour devenir un attaquant encore plus complet.

«Je crois que j'ai amélioré mon jeu autour du filet et mon lancer. J'ai beaucoup travaillé sur ça, ainsi que sur ma précision. La puissance de mes jambes sera toujours un aspect que je devrai améliorer et qui devra constamment être meilleur, année après année, jusqu'au jour où je prendrai ma retraite. Je suis un gros bonhomme, c'est un aspect clé de mon jeu», a reconnu McCarron.

Bien qu'il n'ait pris part qu'à un match des séries de la Coupe Stanley avant de rejoindre les IceCaps pour les deux dernières parties de leur confrontation de premier tour des éliminatoires de la Coupe Calder, McCarron est conscient de l'opportunité qui pourrait se présenter à lui la saison prochaine.

Le peu de temps qu'il a passé dans la cour des grands lui a permis de mieux comprendre ce qu'il devra faire pour mériter un poste régulier. Avec plusieurs vétérans qui pourraient quitter la formation au cours des prochains mois, ce sera à lui de saisir sa chance.

«Je ne suis plus aussi impressionné lorsque je patine avec des gars comme [Max] Pacioretty ou que j'effectue des tirs sur [Carey] Price. J'essaie d'agir comme si c'était une partie normale de mon travail et de rester concentré comme je dois l'être. Je suis encore jeune. J'y vais au jour le jour. Je dois prouver que je mérite d'être dans la formation. C'est ce que j'ai fait jusqu'à maintenant. Je me suis présenté à l'aréna à tous les jours avec cette mentalité. C'est certain que je veux rester ici à temps plein», a conclu McCarron.

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