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Site officiel des Canadiens de Montréal

La cigale et la fourmi

par Staff Writer / Montréal Canadiens
BROSSARD – Peu de gens accordent une véritable chance de gagner aux Canadiens face aux détenteurs du Trophée du Président, mais personne ne sait mieux que Hal Gill que les coupes Stanley ne se donnent pas en fonction du classement au 12 avril.


Après une saison parfaite avec les Penguins en 2008-2009, Gill sait exactement ce que goûte le champagne, lorsqu’il a bu à même le St-Graal du hockey. Mais c’est un goût un peu plus amer qui anime le défenseur format géant à l’aube des séries de fin de saison.

Ayant connu une excellente saison en 2001-2002 avec les Bruins, Gill et compagnie avaient rendez-vous avec les Canadiens, classés au huitième rang. Six matchs plus tard, les Bruins vidaient leurs casiers et retournaient à la maison pour un été rempli de remises en question.

«On croit que ce sera facile, mais ce ne l’est jamais », avertit Gill. « Même quand tu gagnes trois matchs, tu crois que ce sera facile d’aller chercher la quatrième. Puis, c’est le match numéro 5 et numéro 6 et ça n’arrive toujours pas. Avec le temps tu commences à te questionner et à te raidir. Ces choses-là, ça arrive et c’est pour ça que c’est important de bâtir un momentum dès le début. »

Gill a peut-être perdu ce duel de première ronde en 2002, mais il a appris une leçon, dont Jean de La Fontaine serait fier.

«Souvent quand on se retrouve en position de commande, on vogue vers les séries, les gars se reposent et ils sont plus occupés à amasser des points. Lorsqu’on se retrouve au huitième rang, qu’on se démène et qu’on se bat, chaque match est simplement une autre lutte à mener et on fait le chemin avec cette attitude », explique Gill, qui a 80 matchs de séries éliminatoires derrière la cravate. « Tout est une question de changement de momentum. Lorsqu’on se retrouve au premier rang, on est censé amorcer les séries et juste passer par-dessus la première ronde aisément, mais ça ne fonctionne pas comme ça.»

Maintenant, il ne reste plus aux Canadiens qu’à travailler plus fort, en attendant de voir jusqu’à quel point les Capitals savent danser.

Shauna Denis écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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