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Site officiel des Canadiens de Montréal

La chance d’une vie

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Si le fait d’être échangé aux Canadiens à la fin février a pris Phillip Danault par surprise, le choc a rapidement fait place à l’excitation et à une incroyable fierté.

Après tout, l’attaquant de 23 ans revenait chez lui, là où il avait connu énormément de succès lors de sa carrière de quatre ans dans la LHJMQ dans sa ville natale, Victoriaville, en plus d’un court passage à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Il serait également entouré par sa famille et ses amis à temps plein pour une première fois depuis qu’il a joint le club-école des Blackhawks de Chicago à Rockford en Illinois pour la totalité de la campagne 2013-2014, une fois que ses jours dans le circuit Courteau étaient derrière lui.

D’avoir ce soutien a aidé Danault à s’accommoder à son retour à la maison après son long séjour en Illinois qui a pris fin il y a cinq semaines déjà.

« Ils ont été géniaux avec moi. Mon père [Alain], ma mère [Michelle] et ma sœur [Ann-Andrée] ont toujours été là à toutes les étapes – à tous les matchs et tournois. Ma blonde aussi. C’est génial. Je suis certain qu’ils adorent ce qui se passe maintenant que je suis de retour à la maison. Nous formons une famille très proche et c’est super de pouvoir compter sur leur soutien. Je crois que c’est la chose la plus importante au monde », a raconté Danault, qui avait été sélectionné au 26e rang par les Blackhawks au repêchage en 2011.

« Il y a toujours des gens de Victoriaville et d’autres villes à proximité qui viennent me voir au Centre Bell. C’est bien. Je ne paye pas pour tous les billets, par contre. Il ne resterait plus rien sur mon chèque de paye », a ajouté le numéro 24 des Canadiens en riant. « Je ne peux les remercier assez pour leur aide. Ils sont tous importants pour moi. Ils m’ont permis de rester humble et calme après mon déménagement. »

En plus de la famille et des amis, Danault a retrouvé Marc Bergevin, qui avait été nommé directeur général adjoint à Chicago une semaine avant que les Blackhawks fassent de Danault leur deuxième choix dans la première ronde du repêchage au Minnesota. Le fait que Marc Bergevin ait été chercher ses services en échange de Dale Weise et Tomas Fleischmann n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd une fois l’échange réalisé.

« J’ai une relation spéciale avec Marc. Je sais que c’est lui qui a le plus poussé pour me repêcher en première ronde. Il voulait vraiment de moi. Il croyait beaucoup en moi et en ma capacité d’être un joueur solide dans les deux sens de la patinoire, au centre comme à l’aile. C’est un honneur de jouer pour lui maintenant que je suis dans la LNH. Quand un DG te fait autant confiance, c’est énorme. Mentalement, ça représente énormément. Je suis heureux qu’il ait été en mesure de m’obtenir via échange. C’est un grand signe de respect, » d’affirmer Danault, qui donne beaucoup de crédit à Bergevin, ce dernier l’ayant aidé à ses débuts dans l’organisation des Blackhawks avant d’obtenir son poste de directeur général à Montréal en mai 2012.

« Je n’avais que 18 ans quand je suis arrivé à Chicago. C’est celui qui m’a le plus aidé. Il m’a dit de le texter si j’avais besoin de quoique ce soit. Une fois qu’il est parti, j’ai voulu garder contact avec lui, mais c’était difficile puisqu’il était avec une autre équipe. Maintenant, nous sommes réunis. Je savais qu’il était encore intéressé à aller me chercher, mais je ne savais pas quand il allait le faire. J’étais heureux lorsque c’est arrivé », a poursuivi Danault, qui compte trois buts et cinq points en 17 matchs depuis sa première rencontre avec les Canadiens, le 27 février dernier.

D’affirmer que Danault est déterminé à donner raison à Bergevin d’en avoir fait l’acquisition serait un euphémisme. Dès son arrivée à Montréal, il était emballé à l’idée de faire bon usage de tout ce qu’il avait appris à Rockford et Chicago pour le reste de la saison, tout spécialement lors des séries. Bien que les Canadiens ne prendront pas part à la danse du printemps cette année, lorsqu’ils atteindront de nouveau les séries, Danault sera prêt à contribuer.

« Je n’ai pas encore pu jouer dans les séries de la LNH, mais de faire partie du groupe de réservistes lors de la conquête de la coupe Stanley des Blackhawks l’année dernière m’a beaucoup appris. Le plus important, c’est d’apprendre comment gagner. De voir des joueurs comme [Jonathan] Toews et [Duncan] Keith se battre comme ça te fait comprendre que rien n’est jamais terminé en séries. Tu n’es jamais éliminé avant la fin. Je souhaite suivre leurs pas et faire la même chose ici », a laissé savoir Danault, qui était un contributeur clé de la première victoire d’une série pour les IceHogs depuis 2007-2008 la saison dernière, alors que l’équipe a balayé les Stars de Texas en trois rencontres. « C’était un des meilleurs moments de ma vie. Je n’ai pas remporté la coupe, mais j’étais sur la glace avec les gars au United Center en juin dernier. J’ai eu un avant-goût. Ça m’a rendu encore plus affamé de la gagner moi-même. Je veux la soulever un jour. C’est un grand rêve. »

Deux mois après avoir célébré le sixième titre de l’histoire des Blackhawks – et leur troisième coupe Stanley en cinq ans – Danault a choisi de passer sous le bistouri à New York pour réparer un labrum déchiré dans sa hanche gauche. La procédure l’a tenu à l’écart du jeu jusqu’au début du mois de décembre, alors qu’il a finalement pu réintégrer l’alignement de Rockford avant d’être rappelé pour rejoindre les hommes de Joel Quenneville à long terme après que le joueur de centre Marcus Kruger ne se blesse au poignet.

Il s’agissait d’une première vraie présence pour Danault dans la LNH, ce dernier ne disputant aucun match dans l’AHL depuis. Il sera toujours reconnaissant envers les Blackhawks pour lui avoir donné sa première chance dans la LNH, et il est déterminé à conserver le même statut en étant un membre productif des Canadiens pour les années à venir.

« Je suis fier d’être ici. J’ai regardé les Canadiens toute ma jeunesse et mon père m’a amené voir mon premier match dans la LNH au Centre Bell quand j’avais 10 ans. C’est un honneur d’être ici et de porter ce logo sur ma poitrine. C’est une grande réalisation » a conclu Danault, un grand admirateur de Saku Koivu pour son talent, sa détermination et son courage devant les épreuves. « Ce n’est que le début d’une aventure. Je veux accomplir de plus grandes choses avec ce groupe. Je dois continuer sur cette voie. C’est une grande opportunité pour moi de montrer tout ce dont je suis capable. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Élise Robillard.

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