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Site officiel des Canadiens de Montréal

Les regrets d'un père…

Keith Primeau est un papa stressé quand son fils est devant le filet

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - Keith Primeau aurait bien aimé que son fils Cayden suive ses traces. Normal, le paternel a pris part à 909 matchs en saison régulière dans la LNH, amassant un total de 619 points.

Mais la position de joueur de centre, ou tout simplement d'attaquant, n'emballait pas trop le petit Cayden.

«J'ai commencé comme attaquant et je patinais vers le banc, la tête basse et mon bâton traînant derrière moi. Je ne voulais pas être là. Je voulais être devant le filet. Mon père m'a finalement laissé le faire et j'y suis depuis ce temps», a raconté Cayden lors de son passage au Camp de développement des Canadiens au début du mois de juillet.

Et comment l'ancien des Red Wings de Détroit et des Flyers de Philadelphie, notamment, a-t-il réagi face à la demande de son fils?

«Il n'était pas très content. J'ai dû être persévérant. J'avais six ou sept ans et il m'a finalement donné la permission», a précisé le choix de septième tour, 199e au total, des Canadiens lors du dernier repêchage.

Aujourd'hui, Keith Primeau et son épouse Lisa sont évidemment bien fiers de leur fils, mais ils auraient tout de même préféré que ce dernier choisisse une position qui leur aurait permis de respirer de temps à autre…

«Quand mon père me regarde, il est à bout de nerfs. Il a probablement des regrets depuis qu'il a cédé à ma demande! On dit que c'est plus difficile pour les parents des gardiens et il se cache sûrement les yeux de temps à autre. Ma mère est comme lui. Elle aime quand la rondelle se retrouve à l'autre bout, loin de moi!» a-t-il dit en riant.

Bien évidemment, Cayden Primeau attire un peu plus l'attention que les autres choix tardifs, en raison de son nom de famille. Toutefois, il semble bien armé pour y faire face.

«Je ne ressens pas de pression à cause de mon nom de famille parce qu'on joue à des positions différentes. C'est un attaquant, je suis un gardien. C'est un jeu complètement différent. Il me conseille sur des choses de base, comme comment devenir un professionnel - toujours travailler, ne pas prendre de congé, des trucs comme ça. Pour ce qui est du travail lié aux gardiens, il laisse ça aux entraîneurs des gardiens», a expliqué le jeune de 17 ans, dont l'oncle Wayne a également connu une longue carrière dans la LNH.

Grandir dans une famille si près de la Ligue nationale lui aura également permis de rencontrer de nombreux gardiens, comme Brian Boucher, Marty Turco, Martin Biron et Bernard Parent. Des rencontres qui ont inspiré le jeune homme.

«Il ne fait aucun doute que de côtoyer ces gars-là aide à me motiver. C'est génial et très spécial d'être dans cet environnement avec ces joueurs et ce n'est certainement pas tout le monde qui est aussi chanceux d'avoir vécu quelque chose comme ça en grandissant. J'en suis très reconnaissant», a mentionné Primeau, qui portera les couleurs de l'Université Northeastern la saison prochaine, alors qu'il entamera des études en administration.

Primeau ne manque pas de sources de motivations. Il y a son nom de famille, certes, mais il y a aussi son rang au repêchage, soit le 199e.

«Que tu sois choisi au premier, deuxième, quatrième ou septième tour, c'est la même chose. Il faut travailler. Je fais maintenant partie d'une organisation, alors ce que je ferai avec ça déterminera si je vais aller loin. On a tous le même but. Il s'agit de savoir qui le désire le plus», a-t-il souligné.

Des gardiens comme Henrik Lundqvist et Dominik Hasek ont aussi été repêchés très tard et ont connu de grandes carrières. Primeau espère pouvoir en faire autant.

L'organisation des Canadiens compte sur plusieurs excellents gardiens de but, mais ce n'est pas ce qui gênera le natif de Voorhees, au New Jersey.

«Plusieurs personnes croiraient que c'est intimidant, mais je vois simplement ça comme une motivation. Non seulement il y a beaucoup de gardiens, mais en plus, ils sont très bons. C'est bien d'être en mesure de recueillir les informations du personnel d'entraîneurs et des autres gardiens, de voir comment ils agissent sur la glace et de juste être dans le même environnement qu'eux. J'ai la chance d'être dans une équipe qui produit de bons gardiens», a dit le plus jeune d'une famille de quatre enfants.

Parmi ces bons gardiens, il y a évidemment Carey Price, qui est maintenant lié aux Canadiens jusqu'en 2026. Comment Primeau a-t-il réagi en apprenant la nouvelle?

«Étant un nouveau gardien dans l'organisation, je ne peux m'attarder à ça, mais je suis content pour lui et il le mérite. Il joue bien depuis tant d'années. C'est une bonne chose que les gardiens soient reconnus comme des joueurs qui méritent cet argent. Je suis excité pour lui et c'est une autre motivation pour travailler fort», a conclu l'espoir.  

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