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Joueur de qualité, personne de qualité

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Max Friberg a très hâte d’amorcer sa nouvelle aventure dans l’organisation des Canadiens.

Acquis jeudi dans une transaction avec les Ducks d’Anaheim, l’ailier droit de 23 ans traversera l’Amérique du Nord d’un bout à l’autre vendredi alors qu’il quittera la Californie en direction de Terre-Neuve pour rejoindre les IceCaps de St. John’s, qui débuteront le soir même au Mile One Centre un séjour de six matchs à domicile. Friberg évoluait au sein du club-école des Ducks dans la Ligue américaine – les Gulls de San Diego – depuis le début de la saison, pointant au cinquième rang des pointeurs de son ancienne équipe avec cinq buts et 17 points en 25 rencontres. Il a également disputé cinq parties avec la troupe de Bruce Boudreau en novembre.

La nouvelle de cette transaction a pris Friberg par surprise, qui faisait partie de l’organisation californienne depuis qu’elle l’avait sélectionné au 143e rang lors du repêchage 2011 de la LNH.

« Vous ne pouvez jamais prévoir quelque chose comme ça. Mais j’étais très fébrile lorsque j’ai appris que c’était Montréal. Le simple fait de me joindre à une des six équipes originales de la LNH est quelque chose auquel j’ai très hâte », partage Friberg, qui avait fait ses débuts en Amérique avec l’ancien club-école des Ducks – les Admirals de Norfolk – en 2012-2013, après deux saisons dans la Ligue Élite de Suède avec Timra IK. « C’est les Canadiens de Montréal. C’est tout ce dont tu as besoin, côté motivation. Je vais faire de mon mieux pour impressionner à St. John’s et peut-être avoir la chance d’aller jouer à Montréal. C’est excitant d’avoir ce nouveau départ. »

Bien que Friberg ait grandi en Scandinavie, idolâtrant les étoiles suédoises que sont Nicklas Lidstrom, Henrik Zetterberg, Tomas Holmstrom et spécialement le héros des Jeux olympiques de 1994, Peter Forsberg, il a également un faible pour certains joueurs ayant fièrement porté le bleu-blanc-rouge avec le Tricolore récemment.

« J’étais partisan des Canadiens quand j’avais 13, 14 et 15 ans. Je les aimais vraiment beaucoup. C’est une équipe classique et la culture du hockey est si forte à Montréal. J’ai quelques chandails et casquettes de l’équipe à la maison », a partagé Friberg, originaire de Skövde, dans le Centre-sud de la Suède, à environ 150 km au Nord-est de Gutenberg. « J’adorais Alex Kovalev, Mark Streit, Andrei Markov et Saku Koivu. J’étais même un partisan de Carey Price lorsqu’il venait de débuter sa carrière en 2007. Lors des séries éliminatoires, j’allais me coucher plus tard pour regarder quelques matchs, même s’ils étaient disputés très tard. »

Friberg reconnaîtra déjà quelques visages famileirs au sein de la formation des IceCaps, ce qui devrait faciliter son adaptation à son nouvel environnement.

« J’ai affronté Jacob De La Rose à quelques reprises, mais je ne crois pas que nous ayons déjà évolué au sein de la même équipe. J’ai également joué contre Bud Holloway en Suède. J’en connais beaucoup sur lui. J’ai déjà essayé de bloquer quelques-uns de ses tirs sur réception en avantage numérique. Je sais quel type de joueur il est », indique Friberg, qui connait également Devante Smith-Pelly, qui était avec les Ducks d’Anaheim jusqu’à l’an dernier. « J’aime bien Devo. Nous avons eu du plaisir ensemble [à Norfolk]. Il est un bon gars. J’ai hâte de possiblement le revoir à Montréal. »

Friberg a également fait sa marque sur la scène internationale lors du Championnat du monde de hockey junior de 2012, disputé à Calgary et Edmonton, aidant la Suède à mettre la main sur sa première médaille d’or depuis 1981. Il a mené le tournoi avec neuf buts en plus de terminer au deuxième rang des pointeurs avec 11, lui permettant de se mériter une place au sein de l’équipe d’étoiles en compagnie des futurs joueurs de la LNH Evgeni Kuznetsov, Mikael Granlund, Oscar Klefbom, Brandon Gormley et Petr Mrazek.

Depuis cette époque, Friberg a connu deux solides saisons offensives avec des récoltes de 40 points à Norfolk au cours des deux dernières années, tout en continuant d’adapter son style à celui pratiqué ce côté-ci de l’Atlantique. Il est satisfait de sa progression, sachant très bien que ce niveau de confort est dû à combinaison d’expérience et de temps.

« J’espère qu’on me perçoit comme un joueur solide aux deux extrémités de la patinoire qui est efficace partout. J’aime créer de l’offensive. Tout provient de l’effort, de l’implication dans l’échec-avant et patiner fort en tout temps. Selon moi, tout découle de l’éthique de travail. Les bonnes choses surviendront par la suite », confie Friberg, qui a inscrit un sommet personnel dans l’AHL de 17 buts en 2013-2014, avant d’en marquer 15 autres la saison dernière. « Je sens que je fais tout mieux, surtout défensivement et en infériorité numérique. Je sens que je me suis beaucoup amélioré dans ces aspects au cours des dernières saisons. »

L’entraîneur-chef des Gulls Dallas Eakins est assurément du même avis que son ancien protégé, surtout lorsqu’il est question de l’implication défensive de Friberg, qui n’hésite jamais à sacrifier sa charpente de 5-pieds-11 et 200 livres pour son équipe.

« Je ne peux pas vous dire à quel point nous avons montré à l’équipe des séquences où Max bloquait des tirs. Pour une raison quelconque, il trouve une façon de se mettre devant presque chacun d’eux. C’était très rare qu’un tir provenant de la pointe, alors qu’il s’occupait de ce tireur, réussissait à se frayer un chemin jusqu’au filet », louange Eakins, qui a dirigé les Oilers d’Edmonton dans la LNH, en plus d’être à la tête des Marlies de Toronto dans l’AHL entre 2009 et 2013. « Qu’il soit sur le sol ou qu’il étire sa jambe, il trouve toujours un moyen. Le véritable sacrifice en défensive est lorsque vous sacrifiez votre corps, que vous n’ayez pas peur de la douleur ou des blessures et que la rondelle ne se rende pas au filet. Max est louangé et très respecté sur ces aspects. »

C’est l’une des nombreuses choses que l’entraîneur d’expérience admire du côté de Friberg, qui étaient un des adjoints au capitaine à San Diego. Eakins croit que les Canadiens ont également mis la main un être humain de qualité, quelqu’un qui se démarque autant sur la glace qu’à l’extérieur.

« Max était très respecté au sein de notre organisation en raison de sa personnalité. J’ai deux petites filles, âgées de quatre et sept ans. Si je suis en mesure de les élever et de leur inculquer les mêmes valeurs que Max au niveau de la personnalité et de l’éthique de travail, j’aurai donc fait un travail exceptionnel en tant que parent. Les Canadiens ont obtenu toute une personne », poursuit Eakins, qui était triste de voir Max quitter, mais heureux pour lui en même temps. « Il deviendra facilement un leader peu importe où il ira. Il sait comment le faire. Il comprend l’impact et l’influence qu’il a sur les autres. C’est un jeu homme qui agit comme un vétéran aguerri. Il est tout un leader. »

Maintenant, Friberg tentera de le démontrer – et encore plus – rapidement aux dirigeants des Canadiens, dans le but de peut-être un jour revenir dans la LNH. Eakins croit que c’est définitivement possible.

« Il existe un processus pour devenir un joueur de la LNH. Max cogne à la porte. Avec cette opportunité, cela lui indiquera la voie. Je crois sincèrement qu’il mérite une véritable chance. Que ce soit maintenant ou plus tard, la bonne chose concernant Max est que jamais vous aurez à vous soucier de son attitude », conclut Eakins. « Il se soucie des détails et il aime être dirigé. Il a tout fait pour nous ici. Il était un joueur sur lequel nous dépendions dans les moments cruciaux des matchs, lors des infériorités numériques et des supériorités numériques. Nous lui faisions également confiance pour mener les entraînements et pour donner le ton lors des exercices hors-glace. Il a la bonne mentalité face au défi de devenir un joueur de la LNH. Max va donner tout ce qu’il a. C’est aussi simple que ça. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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