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Jeunesse d'aujourd'hui

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Treize février 2044. Alex Galchenyuk vient de franchir la barre des 50 ans. Lors d’une entrevue, un journaliste lui demande s’il se rappelle du moment où sa carrière a vraiment pris son envol.

Sans trop y réfléchir, il répond spontanément que c’est au mois de mars 2016. En regardant rapidement le classement, le journaliste en question fronce les sourcils. Comment, alors que les Canadiens n’ont pas été en mesure de participer aux séries, Galchenyuk peut-il se souvenir de ce moment précis?

Trente buts. De quoi célébrer pour Alex Galchenyuk lors du dernier match de la saison.

Neuf buts en sept rencontres entre le 2 et le 15 mars. Voilà pourquoi. Soixante pour cent des fois où la lumière rouge a scintillé au cours de cette période de temps pour les Canadiens a été une gracieuseté du jeune attaquant, alors âgé de 22 ans.

«J’ai attendu cette séquence toute la saison. Je savais que c’était une année difficile. J’essayais de mettre l’emphase sur mon jeu offensif et je savais qu’en persistant, en continuant avec mon plan et en travaillant lors des entraînements que je commencerais éventuellement à marquer », a expliqué Galchenyuk, qui a dédié ses bons moments de la saison à son oncle, décédé au cours de l’été 2015. « Mes coéquipiers et mes compagnons de trio ont également été très généreux et ont fait des jeux extraordinaires. En tant que joueur offensif, tu sais qu’il y aura des hauts et des bas. Ma fin de saison a sans contredit été un haut. »

Avec cette poussée phénoménale, le numéro 27 du Tricolore s’approchait rapidement du plateau des 30 buts. À 22 ans et 57 jours, il amorce une rencontre avec le Lightning, la dernière de la saison régulière avec 28 buts en banque. Cinq minutes et 11 secondes plus tard, son ami de longue date, Brendan Gallagher, met la table pour son 29e. Puis, en deuxième période, c’est la consécration alors qu’il atteint le cap des 30 buts, gracieuseté de son autre compagnon de trio, Max Pacioretty.

Joueurs de moins de 22 ans
Joueur Saison Proportion de buts marqués
Howie Morenz 1924-1925 30,1%
Stéphane Richer 1987-1988 16,8%
Bernard Geoffrion 1951-1952 15,4%
Maurice Richard 1943-1944 13,7%
Alex Galchenyuk 2015-2016 13,6%
Henri Richard 1957-1958 11,2%
Mickey Redmond 1969-1970 11,1%

Il devenait du même coup le troisième plus jeune joueur dans la vénérable histoire des Canadiens à atteindre ce plateau, devancé seulement par Bernard Geoffrion et Stéphane Richer, qui avaient tous deux réussi l’exploit à seulement 21 ans.

«Je me suis assuré de récupérer la rondelle de ce 30e but. Je ne l’ai pas encore, mais je vais certainement la garder. C’est vraiment cool à avoir», explique Galchenyuk, qui domine tous les autres joueurs de la cuvée 2012 de la LNH avec 160 points récoltés depuis ses débuts, 27 de plus que son plus proche poursuivant, Filip Forsberg.

L’apport du numéro 27 au Tricolore en 2015-2016 est impossible à nier. De la récolte totale de buts de la formation, Galchenyuk en a marqué 13,6%. Chez les joueurs de 22 ans ou moins des Canadiens, seuls Howie Morenz (1924-1925 ; 30%), Stéphane Richer (1987-1988 ; 16,8%), Bernard Geoffrion (1951-1952 ; 15,4%) et Maurice Richard (1943-1944 ; 13,7%) ont connu des saisons plus significatives que celle de Galchenyuk en termes d’apport à l’équipe.

En comparaison avec quelques supervedettes établies dans la LNH, Galchenyuk fait tout de même bonne figure. Certes Alex Ovechkin (2007-2008 ; 26,9%), Steven Stamkos (2011-2012 ; 25,5%), Mike Bossy (1978-1979 ; 24,6%) et quelques autres se retrouvent devant lui, qui n’est toutefois pas très loin du top-20, Dale Hawerchuk, clôturant avec sa performance de 14,8% en 1984-1985 alors qu’il avait marqué 53 buts avec les Jets.

Le fait que Galchenyuk ait été placé au centre du premier trio de l’équipe n’a certainement pas été étranger aux succès du jeune homme de 22 ans.

«Ça veut dire beaucoup pour moi. J’en retire de la fierté. J’avais hâte que ça arrive. J’ai été repêché pour être ce joueur d’impact offensif dans cette position », explique Galchenyuk qui a été utilisé au centre pour la majeure partie de la campagne, terminant la saison en compagnie de Pacioretty et de Gallagher. «Je travaille fort chaque jour pour m’assurer de faire un bon travail. Depuis que je suis centre numéro 1, à la fin-mars, je fais tout pour que ça fonctionne. »

Alex Galchenyuk a été très confortable au centre cette saison.

Si tout a fonctionné pour Galchenyuk, tout a également fonctionné pour Pacioretty, qui a aussi connu ses meilleurs moments, lorsque jumelé à son compatriote.

«Chucky a toujours eu la capacité de devenir le joueur que nous attendions, mais ça prend du temps et de la maturité. J’ai l’impression qu’il s’approche de ce niveau », avoue son capitaine, Max Pacioretty. «Quand on parle d’un centre de premier plan dans une équipe, on parle de la crème de la crème. Des gars comme Anze Kopitar, Patrice Bergeron, Jonathan Toews, des gars qui n’ont pas assez de crédit pour le travail qu’ils font pour générer des buts. Tous les jeux, même les plus spectaculaires, commencent au milieu de la glace. »

L’ailier gauche qui a également terminé la saison avec une récolte de 30 buts, lui permettant d’être au sommet des buteurs de l’équipe pour une quatrième saison d’affilée, croit que l’évolution de Galchenyuk va bien au-delà de sa récolte de buts.

«J’ai l’impression que Chucky a fait du bon travail pour réaliser que la position de centre est possiblement la plus importante dans une équipe, à l’exception du gardien. Tu veux avoir la rondelle sur la palette en tout temps. Tu veux aussi pouvoir faire la différence en défensive. Il est devenu bien meilleur à ce chapitre. Avec la bonne attitude, il va seulement aller en s’améliorant», conclut le capitaine du Tricolore, le seul joueur de la LNH à avoir obtenu un tir dans chacun de ses matchs en 2015-2016.

En se basant sur l’évolution des performances de Galchenyuk, les chances sont fortes pour que Pacioretty ne se trompe pas. Du moins tout le monde le souhaite.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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