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Je reviendrai à Montréal...

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Beaucoup d’encre a coulé à propos des 10 joueurs des Canadiens qui voient se pointer à l’horizon l’autonomie complète le 1er juillet. Que leur réserve l’avenir? Plusieurs d’entre eux savent déjà où ils veulent être.


Quelques heures après avoir subi l’élimination aux mains des Bruins, les joueurs autonomes en devenir des Canadiens vont avoir la chanson de Robert Charlebois en tête s’ils reçoivent l’appel tant attendu de Bob Gainey.

«J’adorerais jouer encore avec les Canadiens et revenir jouer à Montréal», a indiqué Alex Tanguay. « Je suis un Québécois. Je suis proche de ma famille, j’aime ça ici, je me sens bien, je me sens chez nous. Donc c’est sûr que pour moi ça serait vraiment plaisant de demeurer ici avec les Canadiens, mais il y a plein de choses qui vont se passer d’ici là. J’aime mieux me concentrer sur le fait de retrouver la santé le plus vite possible.»

Après avoir levé sa clause de non-échange en juin dernier pour élire domicile au Centre Bell, Tanguay, qui subira une opération mineure à l’épaule droite au cours des prochaines semaines, n’a aucun regret d’avoir passé la dernière campagne avec le chandail bleu-blanc-rouge sur le dos.

«Il n’y a pas une autre place dans la Ligue où les partisans sont aussi actifs, aussi "dans le match", où il y a autant d’ambiance dans la bâtisse qu’à Montréal », a poursuivi Tanguay. Je pense qu’aucun joueur ne voudrait partir de Montréal, c’est une ville de hockey incroyable. J’aurais vraiment confiance de revenir l’année prochaine avec la même formation.»

Également à la recherche d’un nouveau contrat tout comme Saku Koivu, Alex Kovalev, Mathieu Schneider, Robert Lang, Francis Bouillon, Tom Kostopoulos, Mike Komisarek, Patrice Brisebois, Mathieu Dandenault abondait dans le même sens, lui qui avait profité de son statut de joueur autonome en 2005 pour signer une entente de quatre ans avec les Canadiens.

« Ça peut sembler effrayant de l’extérieur de venir jouer à Montréal», a indiqué Dandenault. « Lorsque je l’ai fait, j’avais l’expérience d’avoir gagné des championnats. Je connaissais les défis. Est-ce que ça vaut la peine de gérer tout cela pour jouer ici? Je crois que oui et encore plus lorsqu’on gagne. »

Acquis quelques semaines avant la date limite des transactions, Mathieu Schneider, qui fêtera ses 40 ans au mois de juin, n’aurait aucun problème à donner un coup de main à servir de modèle aux jeunes défenseurs, comme Yannick Weber, qui cogneront sous peu à la porte du vestiaire des Canadiens.

«Jouer le rôle de parrain a vraiment fait partie de ma carrière au cours des dernières années. À Detroit, je jouais avec Niklas Kronwall, à Anaheim, avec plusieurs jeunes, à Atlanta avec Zach Bogosian. Ça me garde jeune et en forme. Je suis certain que je peux en donner encore beaucoup, pas seulement mentalement, mais aussi physiquement» mentionne Schneider, qui devrait passer sous le bistouri cet été, en raison d’une épaule amochée.

Concernant son avenir avec le Tricolore, Schneider sait que si la décision lui revient, la Ville aux cent clochers sera certainement priorisée.

«Je ne peux pas vraiment spéculer sur ce qui va se passer dans les prochaines semaines, mais je sais que j’aimerais sans aucun doute rester à Montréal pour la saison 2009-2010. Ma famille est tombée en amour avec la ville. J’ai beaucoup de plaisir à jouer ici et j’aimerais terminer ma carrière avec les Canadiens.»

Le meilleur pointeur de l’équipe cette saison avec 65 points, Alex Kovalev ne se voit pas dans un autre uniforme que celui des Canadiens.

«Ça ne fait aucun doute que j’aimerais faire encore partie de l’équipe, de la ville», a admis Alex Kovalev. «Mais ça ne dépend pas seulement de moi.»

En tant que vétéran de 36 ans en fin de carrière, la possibilité de soulever une dernière fois la coupe Stanley  aurait pu faire pencher la balance vers une destination plutôt qu’une autre. Mais ce n’est pas le cas pour Kovalev.

«Un joueur peut aller jouer pour une équipe qui est sur le point d’avoir une bonne chance de remporter la coupe Stanley, mais où sont le plaisir et le défi ?» demande Kovalev. «Pour moi, il est plus intéressant d’être avec une équipe qui n’est pas pressentie pour gagner et qui réussit quand même de belles choses. Ça signifie beaucoup et c’est plus plaisant.»

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com

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