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Alexandre Alain savoure chaque instant

Il y a quatre ans, un mal de dos a failli tourner au cauchemar pour l'attaquant

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - Les joueurs présents au camp de développement des Canadiens ces jours-ci ont à peu près tous dit à un moment ou à un autre qu'ils voulaient profiter au maximum de leur expérience. Mais dans le cas d'Alexandre Alain, c'est peut-être encore un peu plus vrai.

C'est qu'à l'âge de 15 ans, un mal de dos a bien failli se transformer en cauchemar alors qu'il en était à sa première année midget AAA.

«Les physiothérapeutes pensaient que ç'avait rapport avec un disque parce que ça ressemblait à une hernie discale, mais c'est plutôt rare à mon âge. J'avais vraiment mal, j'avais de la misère à aller à l'école, parce que je souffrais en marchant», s'est souvenu l'attaquant, qui a passé la dernière saison avec l'Armada de Blainville-Boisbriand.

Il a donc passé une résonnance magnétique, qui a plutôt révélé une masse près de la moelle épinière, dans le bas de son dos. En quelques jours, il était pris en charge par un neurochirurgien de l'Hôpital Enfant-Jésus de Québec.

«Il m'a fait passer des résonnances plus précises et on a pu voir que c'était dans un canal où le liquide céphalo-rachidien passe. La masse était tellement grande que le liquide ne passait plus et ça compressait mes nerfs. C'est pour ça que ça tirait dans ma jambe», a-t-il expliqué.

Même si le mot «tumeur» l'a de prime abord un peu effrayé, Alain n'avait qu'un souhait : qu'on lui retire cette masse au plus vite pour que la douleur disparaisse.

Il est passé sous le bistouri le 14 février 2013, non pas sans risque.

«Avant la biopsie, on ne savait pas si c'était cancéreux ou non, mais c'était finalement bénin. C'était quand même un endroit risqué dans le dos, car il y avait des nerfs impliqués. Les médecins ne pouvaient pas me promettre que je pourrais rejouer au hockey», a dit le jeune homme originaire de Québec.

Comme l'intervention s'est très bien déroulée, les médecins l'ont rapidement rassuré en lui disant qu'il pourrait rejouer comme avant.

«Ça n'a pas été facile, car je savais que je ne pourrais pas jouer au hockey pour un bout. J'ai été en convalescence pendant quatre mois, mais maintenant, je suis en pleine forme et je n'ai conservé aucune séquelle», a-t-il fièrement dit.

On dit souvent que des drames, des accidents ou des maladies changent notre perception des choses. Alain n'a pas fait exception.

«C'est sûr que c'est stressant et que c'est quelque chose de vivre ça à 15 ans. Tu vois que parfois, ça ne prend pas grand-chose pour que la vie déraille. Je l'ai surtout réalisé sur le coup. Ma perception de la vie n'a pas complètement changé, mais je sais qu'elle peut tellement être courte qu'il faut vraiment profiter de tout ce qu'on peut et en ce moment, j'en profite vraiment au maximum. Il faut savourer tout ce qu'on peut, parce qu'on ne sait jamais ce qui peut arriver», a conclu l'attaquant de 20 ans.

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