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Histoire de trio

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Michel Therrien y est allé de quelques remaniements pour le moins intéressants à l’entraînement mercredi matin.

L’entraîneur a profité du retour au jeu prochain de Travis Moen pour brasser de nouveau les cartes et tenter de provoquer quelque chose, en vue de la rencontre de jeudi soir contre les Sénateurs, à Ottawa.

C’est ainsi que David Desharnais prendra la place de Brian Gionta au sein du trio de Michaël Bournival et de Rene Bourque. Laissé de côté par son entraîneur lors de la rencontre de mardi soir contre les Blues, Desharnais a profité de l’occasion pour prendre un peu de recul et analyser ce qu’il doit faire pour connaître du succès.

En vrac: Lars Eller

«C’est sûr que quand tu es dans les estrades, tu essaies de regarder le match et de le jouer en même temps. Quand je regarde mes matchs à la télévision après, c’est sûr que je vois plus de choses que quand je suis dans le feu de l’action», a mentionné Desharnais, qui évoluera avec la recrue de l’heure chez le Tricolore, Michaël Bournival, qui compte huit points en 13 rencontres. «Il a montré de super belles choses depuis le début. C’est facile de jouer avec un gars comme ça et de revenir à la base. »

Le positivisme de Desharnais par rapport à la situation est quelque chose qui a trouvé écho du côté du pilote des Canadiens, qui a philosophé un peu sur la question lors de son point de presse.

«Il y a des gens qui restent toujours dans le négatif. C’est facile de voir le côté négatif. Je préfère être positif et regarder qu’est-ce que le joueur peut nous amener. Pour moi, le verre n’est pas à moitié vide; il est à moitié plein », a soutenu Therrien, mentionnant du même coup le retour au jeu de Travis Moen et la venue de Daniel Brière à Ottawa, où il s’entraînera pour une première fois avec ses coéquipiers après avoir subi une commotion cérébrale le 19 octobre.

Parmi les changements opérés par l’entraîneur-chef, il y a aussi le retour de Lars Eller au centre d’Alex Galchenyuk et de Brendan Gallagher. Par le fait même, Galchenyuk retrouve sa place à l’aile gauche, ce qui ne veut toutefois pas dire que l’entraîneur est insatisfait de l’expérience du jeune homme au centre.

«C’est un processus. Il ne faut rien forcer. Pour nous, c’est important de ne pas dénaturer le joueur en le mettant dans une situation trop rapidement », a soutenu Therrien. «Quand Galchenyuk et Gallagher sont sur la glace, on peut voir l’équipe adverse faire un changement rapide pour envoyer leurs deux meilleurs défenseurs les arrêter. On parle d’un jeune homme de 19 ans ici! C’est très positif, à cet âge, de faire preuve d’autant de couverture. Quand le moment sera le bon, nous le remettrons au centre.»

Retrouvant ses deux coéquipiers avec qui il a connu des succès exceptionnels en début de saison, Lars Eller se souvient bien du moment où c’était lui, le joueur qui oscillait entre le centre et l’aile. Et ça ne fait pas si longtemps que ça…

«Le centre a probablement plus de responsabilités que quiconque sur la glace, à l’exception du gardien. Il est un élément majeur, autant en offensive qu’en défensive », souligne Eller, qui a souvent dû jouer les rôles d’ailier lors de la saison 2011-2012, alors que l’équipe avait un surplus de centres. «Parfois, ça prend un peu d’expérience pour connaître du succès. Il faut lire le jeu, préparer les jeux pour ses coéquipiers, jouer à l’intérieur du système, anticiper où tout le monde va être. Il faut lire et réagir.»

Lire et réagir, c’est ce qu’auront à faire tous les joueurs des Canadiens jeudi soir, alors qu’ils affrontent leurs rivaux de la 417, les Sénateurs d’Ottawa.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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