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Gagner et poursuivre sa route

Hayden Hawkey et Jake Evans espèrent poursuivre leurs excellentes saisons avec des succès au tournoi de la NCAA

par Matt Cudzinowski. Traduit par Joanie Godin. @canadiensmtl / canadiens.com

MONTREAL - Pour deux des espoirs des Canadiens, la route vers la gloire universitaire est sur le point de commencer.

Hayden Hawkey, de Providence College, et Jake Evans, de Notre Dame, représenteront leur université respective lors du Championnat de hockey masculin de la NCAA, Division I. Ils se retrouvent dans des portions opposées du tableau, alors que les duels régionaux se mettent en branle dans quatre différentes villes des États-Unis.

Vendredi après-midi, Hawkey et les Friars amorcent leur quête du deuxième titre national de l'histoire de leur école. Le tout se fera à quelques minutes de leur campus à Providence, la capitale du Rhode Island, alors que le Dunkin Donuts Center accueillera le Championnat régional de l'Est. Parmi les autres équipes, on retrouve celles des universités Harvard, Western Michigan et aussi de l'Air Force Academy.

Les gagnants des quatre événements régionaux qui ont lieu en fin de semaine accéderont au fameux Frozen Four, qui se jouera au United Center de Chicago. Le titre national sera disputé du 6 au 8 avril.

Le gardien de 22 ans devra d'abord freiner l'équipe de l'heure au pays en demi-finale régionale. Classé au troisième rang, le Crimson de Harvard connaît une séquence de 14 victoires et a une fiche de 15-0-1 à ses 16 derniers matchs. Sa dernière défaite en temps réglementaire date du 17 janvier, alors qu'il avait perdu 8-4 à Dartmouth.

Après avoir affiché un dossier de 22-11-5, une moyenne de buts alloués de 2,20 et un taux d'efficacité de ,913 à sa première saison comme partant des Friars, Hawks est prêt à briller sur la grande scène, qui n'est qu'à quelques kilomètres de la patinoire de son patelin, le Schneider Arena.

«Ce tournoi est excitant parce que c'est une défaite et c'est fini. Il faut gagner chaque match pour survivre et continuer son chemin, a indiqué Hawkey, qui espère grandement compter sur tout le support de la nation Friars, question d'enterrer les fidèles du Crimson, qui feront la route d'une soixantaine de minutes à partir de Boston.
«Ce qui rend le hockey collégial le plus génial, ce sont les étudiants et le bassin de partisans. Ils apportent toujours beaucoup d'énergie et il n'y a rien qui puisse battre ça. Ce sera une atmosphère électrique.»

Tel sera assurément le cas, mais le choix de sixième tour du Tricolore (177e au total) en 2014 est catégorique : les Friars ne feront pas que fouler la glace pour s'imprégner de l'ambiance.

«Les gars qui l'ont emporté (les Friars ont été champions nationaux en 2015, NDLR) ont dit que c'était la meilleure ambiance qu'ils ont vécue de leur vie. J'ai hâte, mais c'est évidemment le match qui importe le plus. Le Crimson joue bien en ce moment, mais c'est une équipe qu'on peut certainement battre, a mentionné le natif du Colorado et ancien gardien de but de l'année dans la USHL

«Pour nous, ce n'est pas juste d'y accéder, c'est d'y faire quelque chose. On veut vraiment montrer qui on est.»

L'étudiant en finances a fait du chemin depuis qu'il est passé sous le bistouri en décembre 2014 pour réparer le ligament croisé antérieur et le ligament latéral interne de son genou gauche. Cette opération l'a tenu à l'écart du jeu jusqu'en octobre suivant, soit au moment où sa carrière collégiale s'amorçait. La longue rééducation et le fait qu'il ait passé le reste de cette saison comme auxiliaire à Nick Ellis rendent le moment présent encore plus spécial pour sa famille et lui.

«Ç'a toujours été un de mes buts. Que je puisse avoir cette occasion maintenant est extraordinaire. On a beaucoup grandi comme équipe cette saison - moi y compris, n'ayant pas beaucoup joué au cours de ces deux années. Cette saison, toutefois, j'ai appris que je pouvais bien gérer une grosse charge de travail. Maintenant, il faut en profiter et on doit tout faire pour tenter d'aller jusqu'au bout», a dit Hawkey, dont les parents Michael et Ann et l'oncle Jim Scott seront dans les estrades de Providence pour l'encourager.

Pendant ce temps, au New Hampshire…

À deux heures au nord de Providence, à Manchester au New Hampshire, Evans et les Fighting Irish sauteront sur la glace samedi après-midi pour la portion des championnats régionaux de l'Ouest, au SNHU Arena. Ils joueront contre les Golden Gophers de l'Université du Minnesota, qui ont terminé quatrièmes au classement.

Le gagnant de ce duel passera en finale régionale et sera opposé au gagnant entre l'Université Cornell et l'Université Massachusetts Lowell, pour obtenir un billet pour la Ville des vents.

Le joueur de centre de 20 ans a fini au troisième rang à Notre Dame au cours de la saison 2016-2017 avec 38 points, dont 13 buts, en 38 matchs. Il espère également avoir un impact à sa deuxième présence consécutive à cet événement annuel.

«Tous les matchs sont importants au niveau collégial, mais lorsque tu te rends ici, tu n'es qu'à quatre matchs du titre national. C'est le rêve de tout joueur lorsqu'ils arrivent à l'université, a dit Evans, un choix de septième tour, 207e au total, en 2014.

«Je suis un peu plus confiant cette année et je suis prêt à faire une grosse différence. Notre équipe a travaillé tellement fort toute l'année, alors on est excités de voir ce qui s'en vient», a ajouté le natif de Toronto.

Evan dit qu'il y a deux raisons à son «boost» de confiance cette saison.

«J'ai été plus sous les feux de la rampe à jouer avec des gars comme Anders Bjork (choix de cinquième tour des Bruins de Boston, NDLR) et Andrew Oglevie. Je veux davantage amener les rondelles au filet et me rendre dans cette aire de jeu, où je peux marquer plus souvent et avoir un plus grand rôle, a expliqué Evans, qui a été mis de l'avant par son entraîneur, qui a choisi d'apposer un «A» sur son chandail, question qu'il apporte encore plus de leadership.

«Il ne fait aucun doute que c'était ce que je voulais au sein de cette équipe, soit être un leader et aider les jeunes.»

Comme Hawkey, Evans pourra compter sur de nombreux supporteurs au New Hampshire.

«Mes parents [Wayne et Marilyn] feront la route. Ils ne veulent jamais rater un match, alors ils essaient de venir chaque fois qu'ils le peuvent. Ils comprennent le jeu, également, parce qu'ils ont joué au hockey durant leur jeunesse, a dit Evans, qui a ajouté qu'il pouvait toujours compter sur son fan-club pour faire le plein de confiance.

«Je ne pense pas qu'ils aient raté un match à la maison [à South Bend, en Indiana] de toute l'année. Selon eux, je n'ai jamais joué un mauvais match.»

Nul doute qu'Evans et les Fighting Irish devront être à leur mieux pour éliminer les Golden Gophers samedi . L'étudiant en gestion sait très bien ce que ça prendra pour que son équipe conserve ses espoirs de championnat.

«C'est une des équipes les plus talentueuses, si ce n'est pas la plus talentueuse en ce moment au hockey universitaire. Ils ont beaucoup de puissance à l'attaque et ça ressemble un peu à l'an passé, lorsqu'on a affronté l'Université du Michigan au tournoi de la NCAA. Il ne faut pas accorder beaucoup de chances à ces joueurs, a expliqué Evans.

«On sait ce qu'il y a en jeu et on sait ce qu'on a à faire. L'équipe se sent très bien. On sera prêts pour ce défi.»

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