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Site officiel des Canadiens de Montréal

Halpern: «Chaque match était un événement»

Jeff Halpern se souviendra toujours de son passage à Montréal

par Matt Cudzinowski. Traduit par Vincent Régis. @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Jeff Halpern était déjà un vétéran de 10 saisons dans la LNH lorsqu'il est arrivé dans le giron des Canadiens, mais ça ne l'a pas empêché d'avoir quelques papillons dans le ventre quelques minutes avant de sauter sur la glace du Complexe sportif Bell de Brossard pour la première fois.

C'était en septembre 2010, le joueur de centre était sur la Rive-Sud pour s'entraîner avant le début du camp d'entraînement et l'aréna était rempli de partisans qui épiaient leurs favoris.

Halpern n'avait jamais rien vu de tel lors de ses arrêts précédents à Washington, Dallas, Tampa Bay et Los Angeles et la scène l'a quelque peu pris par surprise.

«Je crois qu'il y avait à peu près 1000 personnes qui nous regardaient. J'étais tellement nerveux, se souvient Halpern, aujourd'hui âgé de 41 ans, qui a accroché ses patins au terme de la saison 2013-2014 après 976 matchs dans la LNH.

«Pour quelqu'un comme moi qui a grandi à Washington - qui n'était pas un environnement de hockey -, c'était comme aller dans un camp de rêve. Tu es dans le rêve de tout hockeyeur.»

C'est ce qui a fait de Montréal son endroit préféré dans la LNH.

«Il y a de l'électricité dans l'air, pas seulement à l'aréna, mais dans toute la ville. On sent lors des jours de matchs qu'il y a un match ce soir-là. J'ai toujours cru que c'était l'endroit le plus facile où on pouvait jouer, parce que chaque match était comme un événement, explique Halpern, qui a disputé 88 matchs de saison régulière dans l'uniforme tricolore, soit 72 durant la saison 2010-2011 et 16 autres après avoir été réclamé au ballottage des Rangers de New York en 2012-2013.

«On sentait qu'on jouait pour la ville. Il y avait une connexion incroyable avec les gens qu'on rencontrait. Pour moi, c'était vraiment un endroit spécial.»

L'amour inconditionnel de la ville pour le sport - et l'équipe - n'ont fait qu'augmenter son désir d'aider le Tricolore à se rendre loin en séries. Malheureusement, les choses ne se sont pas déroulées comme désiré et Halpern n'a jamais franchi le premier tour avec les Canadiens.

Il se souvient encore de la défaite crève-coeur face aux éventuels champions de la coupe Stanley, les Bruins de Boston, dans un septième match au TD Garden en avril 2011. Nathan Horton avait inscrit le but vainqueur en prolongation et Halpern avait vu le tout se dérouler devant ses yeux.

«Je me suis fait prendre, j'ai mis mon genou à terre pour essayer de bloquer le tir. Ç'a frappé mon patin et la rondelle s'est retrouvée derrière Carey. Évidemment, j'aurais voulu bloquer ce tir. Tu veux être sur la glace pour le côté positif de l'histoire, confie Halpern.

«Je revis certains moments de cette série, plus que beaucoup d'autres auxquelles j'ai participé. Je ne sais pas si on aurait pu gagner la coupe cette année-là, mais de remporter cette série aurait été très significatif. On avait un très bon groupe de gars.»

Ces jours-ci, Halpern, sa femme Kelly et leurs quatre enfants habitent à Syracuse, dans l'état de New York. L'ancien joueur de centre en est à sa deuxième saison en tant qu'entraîneur adjoint avec le Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine.

«J'aime ça. Ce n'est pas comme jouer, par contre. J'ai beaucoup moins de temps avec ma famille que quand je jouais. On ne le réalise pas tant qu'on ne commence pas à entraîner nous-mêmes. Mais c'est comme être dans le meilleur laboratoire pour un scientifique. C'est le meilleur environnement pour quelqu'un qui aime enseigner. C'est un bon deuxième emploi pour moi, mentionne Halpern, un des adjoints de Benoit Groulx, l'entraîneur-chef.

«Lorsque tu travailles avec un joueur et que tu vois quelque chose se transposer sur la glace, c'est un très bon sentiment. C'est la meilleure partie.»

Le travail de Halpern lui permet de revenir à son ancien domicile quelques fois par année pour un affrontement contre le Rocket de Laval à la Place Bell, un édifice qui est rapidement devenu l'un de ses favoris du circuit.

«C'est très similaire au Centre Bell, indique Halpern, qui se fait toujours un point d'honneur de revoir son ancien coéquipier, Mathieu Darche, lorsque le Crunch est en ville.

«Il y a encore ce sentiment de venir à Montréal et de venir dans cet environnement. J'aimais bien les voyages à St. John's, mais je crois que c'est vraiment bien que les Canadiens soient en mesure d'avoir leur club-école si proche.»

Pendant que Halpern continue à travailler à temps plein avec les meilleurs espoirs du Lightning de Tampa Bay, son ami d'enfance et partenaire d'affaires Elliot Spaisman s'occupe des opérations quotidiennes de sa chaîne de restaurants, Astro Doughnuts & Fried Chicken, dont les succursales sont situées à Washington, Falls Church en Virginie et Los Angeles.

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