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Garder le moral

par Staff Writer / Montréal Canadiens
BROSSARD – Ce n’est pas deux doigts cassés qui vont saper le moral de Brendan Gallagher. Oh que non.


Lundi matin le fougueux attaquant des Canadiens a pris la parole devant les journalistes réunis au complexe d’entraînement de l’équipe, un peu plus de deux semaines après avoir subi une intervention chirurgicale à deux doigts de la main gauche.

Il faut rappeler que Gallagher avait été frappé par un puissant tir de Johnny Boychuk lors d’un affrontement avec les Islanders au Centre Bell le 22 novembre et qu’il avait quitté la patinoire directement pour le vestiaire, non sans avoir terminé sa présence sur la glace malgré la douleur. Le lendemain, le numéro 11 passait sous le bistouri.

Gallagher était tout sourire lundi matin... comme d'habitude,
«Je ne sais pas combien ils ont mis de vis, mais je sais qu’ils en ont mis plusieurs avec des plaques, au moins une dans chaque doigt. Ils ont fait un excellent travail parce que j’étais plutôt mal en point », se souvient Gallagher à propos de l’opération qui a eu lieu sous la supervision du chirurgien orthopédique Paul Martineau. «La convalescence va bien. C’est un peu frustrant de ne pas avoir une date précise pour mon retour, mais je sais que ça progresse bien et je veux recommencer à jouer le plus rapidement possible. »

Si la question des tirs bloqués avait été au cœur des discussions dans le vestiaire au lendemain de la blessure subie par Gallagher, elle a refait surface lundi matin, le principal intéressé revenant sur l’incident.

«Depuis que je suis dans les rangs juniors c’est de cette façon que je bloque des tirs. Je trouve ça efficace », mentionne l’ancien des Giants de Vancouver dans la WHL. «Ça fait généralement un peu mal au début, puis la douleur disparaît. Ce n’était pas le cas cette fois-ci alors je savais que quelque chose n’allait pas. C’est un accident malheureux, mais si j’étais dans la même situation, je referais probablement la même chose.»

Le réflexe de plusieurs aurait été de patiner le plus rapidement possible en direction du vestiaire. Mais pas Gallagher. Fidèle à son habitude, le petit guerrier est demeuré sur la glace pour terminer sa présence, les Islanders bourdonnant en zone défensive autour du filet défendu par Carey Price.

« Je me tenais là en tenant mon bâton à l’envers. Pleky m’a crié de débarquer de la glace. Je dois le remercier pour ça », explique l’adjoint au capitaine qui a quitté la glace en lançant gants et bâton. « J’ai tout lancé puis j’ai regardé mon doigt et c’était plutôt dégueulasse. Mon doigt pointait dans le mauvais sens alors je me suis rendu compte que quelque chose n’allait pas. »

Deux semaines plus tard, Gallagher a troqué le plâtre solide pour une attelle. Il n’a toutefois pas été en mesure de recommencer son entraînement sur glace encore.

«Je n’ai pas vraiment le droit de faire grand-chose à l’exception de mes traitements et ma physiothérapie. Je sais par contre que je vais pouvoir passer à une autre étape assez rapidement et m’entraîner en gymnase », mentionne Gallagher qui garde le moral malgré une attente qui lui semble interminable. «C’est un peu frustrant de venir chaque jour à l’aréna pour te coucher sur une table pendant que des thérapeutes plient tes doigts à l’envers. »

Si l’infirmerie des Canadiens avait été très peu occupée en début de saison, c’est tout le contraire depuis quelques semaines. Malgré qu’il aurait préféré mieux connaître son coéquipier Carey Price dans d’autres circonstances, Gallagher avoue que la présence du numéro 31 à ses côtés pendant sa réadaptation est réconfortante… du moins entre les deux oreilles.

« C’est certain que tu ne veux pas voir Carey être blessé comme ça, mais le fait qu’on soit tous les deux là-dedans nous aide à rester sains d’esprit », rigole l’attaquant de 23 ans. «C’est bon qu’il soit là. On tente d’avoir autant de plaisir que possible compte tenu de la situation dans laquelle on est. »

Avec l’éternel optimisme de Gallagher, les chances que le plaisir soit au rendez-vous sont grandes.

« J’ai beaucoup trop de temps libres. Je ne peux même pas jouer à des jeux vidéo. Je regarde pas mal de vidéos sur YouTube et mon pool de football va vraiment très bien. Il y a ça de positif. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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