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Site officiel des Canadiens de Montréal

Gainey vole la vedette

par Staff Writer / Montréal Canadiens
 
MONTREAL –  Il est à peu près certain que personne ne pourra oublier la soirée où le numéro 23 de Bob Gainey a rejoint celui des autres immortels des Canadiens. Gainey a même dépoussiéré son vieux sac d’équipement pour s’en assurer.


La soirée semblait avoir la classe habituelle auquelle les gens peuvent s’attendre d’une cérémonie des Canadiens. Des anciens coéquipiers de l’équipe championne de 1986, des amis de la famille ainsi que les enfants de Gainey l’attendaient avec anticipation sur le tapis rouge pour ce grand moment.

Alors que le nom de Gainey a été annoncé par les co-animateurs Dick Irvin et Richard Garneau qui avaient les yeux rivés vers le tunnel où Gainey devait faire son entrée, Gainey avait un autre plan en tête.

L’ancien capitaine du Tricolore devenu directeur-gérant de la formation a fait une entrée remarquée à la sauce WWE en effectuant quelques tours de patinoire, prenant même de la vitesse avant de freiner brusquement à quelques centimètres du tapis rouge pour laisser une trace de neige. 

Malgré les tentatives répétées pour débuter la cérémonie, la foule ne voulait rien entendre. L’ovation a duré plus de cinq minutes tandis que Garneau tentait tant bien que mal de poursuivre le spectacle. Cependant, le spectacle ce soir, était debout au centre de la glace, avec son équipement de hockey, ses patins et son fameux chandail numéro 23 sur le dos.

De nature réservée et habituellement stoïque, Gainey a démontré toute son affection en lançant quelques baisers à ses partisans qui ont commencé à l’aduler au début des années 1970 et qui n’ont jamais cessé depuis.

« Puisqu’on a fait les choses différemment, je vais poursuivre sur la même voie en commençant par la fin et dire : ‘Merci Montréal’», a lancé d’entrée de jeu Gainey.« On apprend des choses tous les jours. Aujourd’hui, j’ai appris que j’étais plus confortable avec une chemise et une cravate qu’avec un équipement de hockey.

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« Je souhaite remercier toute l’organisation des Canadiens de m’accorder cet honneur incroyable. Vous avez comblé ma famille et moi », a poursuivi Gainey. « Il est toutefois impossible de remercier tous ceux qui ont eu un impact sur ma carrière au fil des ans. »

Tandis que ceux qui ont aidé Gainey à remporter la coupe Stanley à cinq reprises auraient pris trop de temps à nommer, le légendaire numéro 23 des Canadiens s’est retourné pour inviter deux de ses grands amis à s’approcher près de lui.

« Allez, approchez-vous, Doug Jarvis et Guy Carbonneau », a sommé Gainey. « J’étais rarement sur la glace sans un de ces deux-là à mes côtés. J’ai été le coéquipier de Doug pour la première fois en 1971 et nous avons remporté quatre coupes ensemble. En 1980, j’ai rencontré un jeune joueur centre du nom de Guy Carbonneau. Nous avons remporté la coupe ensemble en 1986.

« J’ai joué avec des gars comme Dryden, Lafleur et Robinson », a rappelé Gainey. « Mais ces deux gars-là étaient mes deux supervedettes. »

Passant aisément de l’anglais au français, Gainey s’est assuré de ne rien oublier.
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« Je voudrais remercier ma mère Anne qui écoute à la télé depuis son domicile situé au 353 Mark Street à Peterborough », a lancé Gainey, avec la bonhommie que ses intimes lui reconnaissent.

Avec ses enfants Anna, Steve et Colleen assistant attentivement leur père en compagnie de la sœur ainée de Bob, Maureen, et une amie de la famille, Christine Pickrell, Gainey a continué d’encenser le Québec qui a fait de lui son fils adoptif depuis son arrivée avec les Canadiens en 1973.

« C’est difficile d’expliquer toutes les façons dont ma vie a été influencée par Montréal »,a conclu Gainey, qui a passé la totalité de sa carrière de 16 saisons dans la LNH avec les Canadiens, lui qui en est le directeur-gérant depuis 2003. «  Mon association avec cette organisation a rempli ma vie d’aventures et de succès. Merci aux Canadiens et à la meilleure ville au monde, Montréal ! »

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com
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