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Gagner gros, perdre gros

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Deux points. C’est le gain. Brendan Gallagher. C’est la perte. Voilà en résumé la soirée de dimanche soir.



Pour une deuxième soirée en trois jours, les Canadiens affrontaient les Islanders de New York. Si la première rencontre avait été couronnée de succès, on peut en dire autant de la dernière. Les hommes de Michel Therrien ont mis la machine des unités spéciales en marche, marquant quatre filets, dont trois avec un homme en plus. Même le désavantage numérique s’est mis de la partie, alors que Tomas Fleischmann a marqué alors que sa formation se défendait à quatre joueurs. La marque finale, 4 à 2.

De quoi rendre Jean-Jacques Daigneault et Dan Lacroix bien souriants, surtout que les récents résultats en avantage numérique étaient anémiques pour le Tricolore qui n’avait pas marqué à ses 14 dernières occasions avant la rencontre.  Contre les Islanders dimanche soir, ils ont obtenu trois buts en cinq occasions.

Toutefois cette victoire, la 17e de la saison, sera teintée d’un petit quelque chose de négatif en raison d’un incident survenu en milieu de deuxième période.

Des tirs, Brendan Gallagher en a bloqué 129 au cours de sa carrière. Et il risque de se souvenir longtemps du tir numéro 129, un boulet de la part du défenseur Johnny Boychuk. Il a stoppé la rondelle avec sa main gauche en hurlant et en laissant tomber machinalement son gant sur la surface glacée. Malgré la douleur, le numéro 11 est demeuré dans le jeu pour terminer sa présence avant de se diriger directement vers le vestiaire de l’équipe pour y recevoir des soins.

« Il n’y a pas vraiment de technique pour bloquer ce genre de tir », explique Max Pacioretty qui était aux premières loges sur la glace lorsque c’est arrivé. « C’est de la malchance. C’est un guerrier qui n’hésite jamais à se jeter devant les tirs et j’espère que ce n’est pas trop grave. Boychuk a un des tirs les plus puissants de la LNH. Et Gally est resté là, ce qui en dit beaucoup sur le genre de gars qu’il est. »

Après la rencontre, un bilan de santé a été fait concernant la blessure de Gallagher. Deux doigts de la main gauche cassés, chirurgie lundi matin et absence indéterminée. Et il était sur la glace à tenter de protéger sa zone quelques secondes après avoir stoppé le tir.

« C’est un gars dur. Il n’a jamais eu un gros gabarit, mais il a du cœur » avance le défenseur Nathan Beaulieu. « Un gars qui effectue sa présence sans gants et avec une blessure visiblement douloureuse. C’était terrible de voir ça, mais il s’est relevé et s’est amené au banc. Ça démontre à quel point c’est un gars fier et qu’il est également fier de cette équipe. »

L’absence certaine de Gallagher pour les prochains matchs ouvre grande la porte pour les espoirs des Canadiens qui tentent de percer l’alignement et qui veulent avoir l’occasion de prouver ce dont ils sont capables.

« On va avoir besoin que certains joueurs se lèvent », souligne P.K. Subban qui avec ses deux mentions d’aide a pris seul le 10e rang des meilleurs pointeurs chez les défenseurs dans l’histoire des Canadiens, devançant Jean-Guy Talbot. « Pendant la première portion du calendrier, nous avions tout le monde. Là on dirait qu’on a une séquence malchanceuse, mais avec ça viennent de nouvelles opportunités pour certains gars. Quand on voit un gars comme Gally tomber au combat comme ça, c’est certain qu’on voulait aller chercher la victoire pour lui. »

Et c’est exactement ce qui est arrivé, Tomas Fleischmann marquant moins de deux minutes après l’incident, puis Alex Galchenyuk complétant une superbe passe de P.K. Subban en fin de troisième, obtenant le but de la victoire.

« Il jouait vraiment son meilleur hockey. Il progresse chaque année, il est encore jeune. C’est certain que ça fait mal de perdre un gars comme ça, mais il ne faut pas s’apitoyer sur son sort », lance Michel Therrien qui avait vu Gallagher obtenir des points dans ses sept derniers matchs, un sommet pour l’attaquant de 23 ans. « Dans le passé, on a perdu d’autres gros morceaux, par exemple Carey Price. On a trouvé un moyen d’avoir du succès et ça ne changera pas. »Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com

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