Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

Faire sa place

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Le message était clair pour Charles Hudon. Après une première saison réussie avec les Bulldogs, le jeune attaquant est prêt à montrer qu’il a ce qu’il faut pour se tailler une place à Montréal.

Marc Bergevin a toujours dit qu’il voulait voir les joueurs lui forcer la main, spécialement les jeunes. Auteur de 19 buts la saison dernière chez les Bulldogs en plus d’avoir contribué avec 38 mentions d’aide à sa première campagne professionnelle, Hudon est bien conscient que des places pourraient être disponibles en octobre et compte bien impressionner la direction cette semaine, mais aussi en septembre et en octobre. Cependant, il sait qu’il est loin d’être le seul à convoiter un poste avec le grand club.

« Depuis le début de l’été, je suis tout simplement excité pour le camp en septembre. Quand j’entends mon nom ou ceux de Scherbak et McCarron, c’est toujours plaisant », a raconté Hudon lors de la deuxième journée du camp de perfectionnement, lundi. « Nous sommes des coéquipiers, mais nous nous battons tous pour une place. Il y a quelques places dans le top 6, peut-être le top 9. Je ne sais pas où je vais être. J’espère juste pouvoir faire une différence. Que ce soit à Montréal ou Saint John, je serai heureux. »


Après sa première saison chez les professionnels, l’attaquant québécois voit une certaine différence au camp de perfectionnement. Les années précédentes, c’était lui qui posait les questions et qui demandait de l’aide. Cette fois, les plus jeunes viennent le voir. C’est le cas du défenseur Simon Bourque, qui a été sélectionné par les Canadiens lors de la sixième ronde au dernier repêchage.

« Depuis le junior majeur, ma mentalité a beaucoup changée », explique Hudon, trouvant drôle qu’on le considère comme un « vétéran » au camp de perfectionnement. « En arrivant chez les professionnels, Gabriel Dumont m’a beaucoup aidé en ce qui a trait à être professionnel à l’aréna, dans le vestiaire, loin de l’aréna. Il aime aider les autres. C’était énorme pour moi. J’étais dans la même situation que Simon. C’est plus facile pour moi de l’aider maintenant. »

Bien qu’il voie un changement dans sa mentalité et dans son jeu, le natif d’Alma affirme qu’il continue à travailler et à apprendre en vue de se tailler un poste dans l’uniforme bleu-blanc-rouge. Et que, même s’il est prêt, il sait qu’il y a encore du pain sur la planche.

« Après chaque camp, Marc Bergevin et Michel Therrien m’ont laissé savoir où je me tenais. J’ai travaillé là-dessus. La mentalité d’un joueur ne change pas d’un jour à l’autre ou en une soirée. Il faut travailler, encore et encore. Il faut bouger ses pieds à chaque présence, toujours être prêt, se rendre dans la zone défensive et faire des jeux simples, rien de compliqué. Ça se passe bien. »

Si le départ canon de l’attaquant québécois en a surpris quelques-uns, ce n’était pas le cas de son coéquipier à Hamilton, Sven Andrighetto.

« C’était une plaisante surprise, mais en même temps, j’ai joué contre lui deux ans dans la LHJMQ », se rappelle Andrighetto. « Je savais ce dont il était capable. J’étais plutôt impressionné par le pas qu’il a fait entre le junior et la AHL, surtout durant la deuxième moitié de la saison. C’est un joueur très intelligent. Il voit tout. Au début, il cherchait toujours à faire une passe. C’était plus un fabriquant de jeu. Après, il a commencé à tirer un peu plus, aussi. En général, il s’est beaucoup amélioré l’année dernière. »

Même discours chez Daniel Carr, qui a souligné le travail acharné de son coéquipier.

« Plusieurs personnes ne savent pas à quel point Charlie travaille incroyablement fort », explique Carr, notant particulièrement ses qualité de fabriquant de jeu. « Il y a des petites choses lors des mises au jeu et d’autres aspects de son jeu desquels il est très fier, mais qui ne paraissent pas beaucoup. Il a tellement une bonne vision. Il peut lancer la rondelle. Il peut faire tellement de choses si bien. C’est facile de jouer avec lui, car il donne tout à chaque soir. Il se bat. C’est un plaisir de jouer avec un gars comme lui. »

Choix de cinquième ronde des Canadiens en 2012, Hudon espère créer la surprise, un peu comme un autre choix de cinquième ronde des Canadiens, qui a prouvé à bien des reprises que le repêchage ne s’arrête pas à la fin de la première ou de la deuxième ronde. Son nom? Brendan Gallagher.

« Daniel Carr et moi l’observions beaucoup lorsqu’on regardait Montréal jouer. C’est le genre de joueur que je veux être, marquer des buts et travailler fort. Quand tu es petit, l’autre équipe ne t’aime pas. Gally parle beaucoup sur la glace. J’aime ça, aussi. Nous sommes très semblables là-dessus. Je ne lui ai pas beaucoup parlé en dehors de la glace, mais nous sommes très similaires sur la glace. »

Tout comme Gallagher, pas de journée de congé pour Charles Hudon. Depuis le début de la saison estivale, ce dernier travailler d’arrache-pied pour arriver aussi prêt que possible au camp des recrues et au camp de l’équipe, qui auront lieu en septembre prochain.

« J’ai pris cinq livres dans les quatre dernières semaines. Je ne pouvais pas prendre du poids pendant l’année, mais les quatre dernières semaines se sont bien passées. Je me sens encore mieux sur la glace. Je suis un peu plus rapide. Je me sens plus confortable. Il ne reste pas grand-chose à faire, mais la dernière étape est toujours la plus difficile. »

Élise Robillard écrit pour canadiens.com.

VOIR AUSSI
Camp de perfectionnement: Jour 2
Passage obligé
CH à cœur : William deVry 
Parmi les grands

Vers la LNH: Torrey Mitchell

Miser sur la jeunesse

En voir plus