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Faire le plein de souvenirs

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Les morceaux sont vraiment tombés en place pour Dale Weise au cours de la dernière campagne.

L’attaquant de 26 ans a connu sa saison la plus fructueuse jusqu’ici dans la LNH. Dix buts, 19 passes, 29 points et un différentiel de plus-21 en 79 matchs. Autant de statistiques qui présentent des sommets personnels pour Weise, lui qui a également connu des séries enviables en première ronde contre Ottawa.

« Ça a vraiment été une année incroyable pour moi. Je suis très fier de cette saison. Après les séries précédentes, j’étais vraiment excité quand j’ai amorcé la saison. Je ne savais pas exactement quel genre de rôle j’allais occuper dans cette équipe, mais d’avoir l’occasion de jouer sur plusieurs trios et dans différentes situations était plus qu’intéressant. C’était génial de finalement pouvoir montrer à tout le monde ce que je suis capable de faire », a offert Weise, qui a terminé la saison au second rang derrière seulement Alexei Emelin avec 145 mises en échec. « J’ai eu un bon entraînement durant la saison morte. J’ai travaillé mes mains et les habiletés nécessaires pour marquer de près. Ça a payé on dirait. J’ai toujours su que je pouvais jouer avec de bons joueurs. D’avoir la chance de jouer avec Max [Pacioretty] et Davey [David Desharnais] tôt en saison m’a vraiment aidé à élever mon jeu d’un cran. »

Si Weise a passé la majorité de la saison régulière aux côtés des numéros 67 et 51, Michel Therrien n’a jamais hésité à l’utiliser au sein de multiples trios dans le courant de la saison. Ça a rendu les choses intéressantes pour le natif de Winnipeg qui n’a jamais cessé de travailler.

« Je n’ai jamais été dans une situation de la sorte auparavant. Normalement j’aurais été sur le même trio avec les mêmes gars toute la saison. Michel m’a placé partout. Ça a gardé les choses intéressantes. Je pouvais amorcer un match sur le quatrième trio et le finir sur le premier. L’inverse pouvait arriver aussi », a expliqué Weise qui a cumulé en moyenne 12 :11 de temps de jeu par match en 2014-2015. « Quand les choses ne fonctionnaient pas, les trios changeaient et j’essayais avec quelqu’un d’autre. »

Cette capacité à rouler avec les coups et à produire – sans toutefois faire la une des journaux – a fait de Weise le candidat idéal pour le trophée Jacques-Beauchamp-Molson, remis annuellement au joueur des Canadiens qui a joué un rôle majeur sans en retirer les honneurs.

« De recevoir ce trophée représente beaucoup pour moi. C’est tout un honneur. Je ne connaissais pas grand-chose au sujet de ce trophée en arrivant à Montréal, mais de joindre un groupe qui comptait Brian Gionta ou Brandon Prust est très flatteur », a confié Weise qui a mis la main sut le trophée avec 128 points, loin devant Prust (63 points) et Brendan Gallagher (47 points), dans un vote mené auprès des journalistes affectés à la couverture de l’équipe. « De recevoir l’appui d’autant de gens et de recevoir autant de votes a été tout un honneur. »

Weise a également pris soin de faire sa place dans le vestiaire à sa première saison complète avec les Canadiens, démontrant exactement le genre de joueur de caractère que la direction des Canadiens est allée chercher en paraphant une entente de deux saisons avec le choix de quatrième ronde, en juin 2014.

« En arrivant dans ce groupe [en février 2014], j’essayais de voir où je pouvais faire ma place. Cette année, plusieurs vétérans ont quitté et le jeune noyau a élevé son jeu d’un cran pour prendre un rôle de leadership. J’ai décidé de faire partie des gens qui s’expriment. C’est le genre de gars que je suis. C’est le genre de joueur que je suis. Que ce soit de remonter le moral d’un gars après une mauvaise présence ou de pousser les gars quand ils dormaient un peu, je retire de la fierté de cet aspect de mon jeu », a soutenu Weise qui avoue que de faire partie de ceux qui parlent beaucoup dans le vestiaire est quelque chose de nouveau dans son parcours dans la LNH. « Je me suis senti à l’aise au début de cette saison, à l’aise avec mon entourage, à l’aise avec mes coéquipiers et à l’aise avec ma place dans cette équipe. J’ai fait ce que j’ai pu pour rendre cette équipe meilleure. »

Avance rapide vers le match 3 de la première ronde des séries contre les Sénateurs d’Ottawa, le 19 avril. Lors de cette soirée, Weise a, à lui seul, poussé les Canadiens vers une avance de 3 à 0 dans la série, obtenant le but égalisateur en fin de troisième période avant de s’assurer de la victoire en prolongation au Centre Canadian Tire. Et ce n’était pas la première fois que Weise marquait un but aussi majeur pour son équipe d’enfance.

« C’était presque mon meilleur moment en carrière. J’en ai eu quelques-uns l’an dernier comme ça. Il y a eu le but en prolongation dans le match 1 contre Tampa et quelques gros buts contre Boston dans la ronde 2. Mais de marquer contre Ottawa est comme un rêve devenu réalité. Je suis fier d’être un gars qui est meilleur en séries. Nous avons eu de bons moments. J’ai l’impression d’avoir élevé mon jeu d’un cran une fois de plus », a offert Weise qui a obtenu deux buts et trois points en 12 matchs de séries en 2014-2015, obtenant 39 mises en échec au passage. « On compile les chances de marquer et j’étais là. Pour un gars qui ne joue pas en avantage numérique, ça en dit beaucoup sur mon jeu. Il y a quelques-unes de ces occasions qui me hantent encore, mais je suis content avec la façon dont j’ai joué. Nous avons travaillé dur. »

C’est une des nombreuses choses que Weise a aimées de sa plus récente saison. Aller à la guerre avec un groupe qui se tenait au travers des hauts comme des bas qui viennent avec la conquête de la coupe Stanley.

« Le cœur de ce groupe est spécial. J’ai connu de bonnes équipes tôt en carrière, avec Vancouver. C’était une équipe tissée serrée et les gars s’entendaient bien. Ici tout le monde s’aime. C’est une fraternité. Dans bien des marches, ils disent la même chose, mais ce n’est que façade. Mais ici, je crois fermement que tout le monde s’aime et que tous veulent le succès des autres », a confié le numéro 22 des Canadiens qui a aussi porté l’uniforme des Rangers de New York en 2010-2011 avant de passer deux saisons avec les Canucks. « C’est pour ça que nous avons été aussi efficaces. Avec le cœur de cette équipe, nous aurons du succès. »

Avec tout ce que Weise a accompli en 2014-2015, il n’est pas surprenant que sa confiance en fin de saison soit à un niveau exceptionnel. Et l’ailier droit a déjà très hâte à octobre, pensant déjà au moment où il retrouvera le gymnase à son arrivée dans la capitale manitobaine pour un petit moment de repos.

« J’ai dit à ma femme Lauren que je n’ai jamais autant été motivé de retourner au boulot. Ce sera le meilleur été de ma vie. En sachant à quel point je peux être bon et que je sais que je peux élever mon jeu d’un cran, ça me motive encore plus », conclut Weise qui s’entraînera à Winnipeg au cours de la saison morte. « Quand tu as un entraîneur et une direction qui croit en toi, quand tu es bien entouré et que tu as un peu de succès, c’est fou ce que ça peut faire au moral. Je me sens comme une personne totalement différente sur et en dehors de la glace. On dirait que de nombreuses années se sont écoulées depuis que j’ai joué à Vancouver. Quand tu es dans une bonne situation, tu veux que ça continue, tu veux être à l’aréna, tu veux jouer au hockey et la vie est belle. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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