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Enfin!

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Pat Burns se retrouve finalement parmi les immortels du monde du hockey.

Malgré trois trophées Jack-Adams, une coupe Stanley et plus de 500 victoires remportées au cours de sa longue et fructueuse carrière dans la Ligue nationale, Pat Burns n’aura malheureusement pas fait son entrée au Temple de la renommée de son vivant.

Doug Gilmour a présenté lundi à la femme de Pat Burns, Line, et à son fils Jason, sa plaque officialisant son entrée au Temple de la renommée.

Presque quatre ans jour pour jour après avoir succombé après une longue et courageuse bataille contre le cancer, le fougueux entraîneur-chef a finalement été intronisé au panthéon du hockey dans la catégorie des bâtisseurs lundi à Toronto, devenant du coup le 56e membre de l’organisation des Canadiens à recevoir pareil honneur.

« Pour lui, le simple fait d’être un potentiel membre du Temple de la renommée était un grand honneur. Au nom de la famille Burns, je voudrais remercier le comité et le Temple de la renommée pour l’intronisation de mon père aujourd’hui », a indiqué Jason Burns, fils de Pat. « Je me souviens qu’il m’avait dit : ‘Souris Jason. Tu es mieux de bien paraître et de préparer un bon discours parce que ce sera toi qui monteras sur scène à ma place!’

« Être le fils de Pat Burns a été comme un voyage en montagnes russes, avec ses hauts et bas », a poursuivi Jason Burns. « Mais je peux vous dire qu’aujourd’hui c’est comme le sommet de la montagne qui est atteint avec les portes du Temple de la renommée qui s’ouvrent pour lui. »

Originaire du quartier Saint-Henri à Montréal, Burns a passé trois saisons dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec comme pilote des Olympiques de Hull avant de faire ses débuts au niveau professionnel, en 1987-1988. Après une saison à la barre du club-école du Tricolore à Sherbrooke, il a succédé à Jean Perron comme entraîneur-chef des Canadiens lors de l’été 1988 et il n’a pas perdu de temps pour faire sentir sa présence dans la métropole.

Burns a mené son équipe à une récolte de 53 victoires et 115 points, le deuxième plus haut total de la LNH, à sa première année à Montréal. Malgré un parcours presque parfait qui a vu le Tricolore atteindre la finale de la coupe Stanley, le bleu-blanc-rouge s’est finalement incliné en six rencontres aux mains des Flames de Calgary. Quelques semaines après cette difficile défaite, le travail de Burns a été reconnu alors qu’on lui a octroyé le trophée Jack-Adams à titre d’entraîneur de l’année.

« Vous serez tous d’accord avec moi que Pat était sa propre création : si unique, si passionné, si intense et plus grand que nature. Quel personnage », a déclaré la femme de l’ancien pilote du Tricolore, Line Gignac, quelques instants après son fils. Personne ne fait son entrée au Temple de la renommée sans travailler fort. Pat avait deux buts : gagner et faire une différence. Cet honneur ce soir est notre manière de lui démontrer à quel point il comptait pour nous. »

Bien que ses équipes ont connu du succès par la suite, ce fut le plus près que Burns est passé de mettre la main sur la coupe Stanley à Montréal alors que le Tricolore s’est incliné en deuxième ronde des séries éliminatoires au cours des trois saisons suivantes. À la fin du parcours des siens en 1991-1992, Burns a quitté son poste d’entraîneur-chef des Canadiens, avec une fiche de 174-104-42 en 320 parties, le plaçant au cinquième rang chez les entraîneurs-chef dans l’histoire du club. Il aura mené son équipe à deux championnats de division et une participation à la grande finale.

Au cours des années qui ont suivi, Burns a dirigé les Maple Leafs de Toronto et les Bruins de Boston. En remportant deux autres trophées Jack-Adams en 1992-1993 et en 1997-1998, Burns est devenu, et demeure toujours, le seul entraîneur-chef dans l’histoire de la LNH à avoir mis la main sur trois titres d’entraîneur de l’année.

« Pat en santé a dirigé les Canadiens, les Maple Leafs et les Bruins et leur a montré comment gagner. Pat malade a montré à moi et ma famille comment vivre et survivre », a conclu madame Gignac. « Pour un petit gars né dans le quartier ouvrier de Saint-Henri à Montréal, il n’y a pas de plus bel endroit où passer l’éternité que le Temple de la renommée du hockey.»

Malgré une carrière remplie de succès, il manquait toujours un honneur à la collection de Burns : la coupe Stanley. Il a finalement pu réaliser son rêve en 2003 alors qu’il a mené les Devils du New Jersey à la conquête du championnat. Il les a dirigés une autre saison avant de mettre un terme à sa carrière d’entraîneur en raison de la maladie. Les 501 victoires qu’a enregistrées Burns au cours de ses 14 saisons dans la Ligue le placent aujourd’hui au 17e rang parmi les entraîneurs-chef dans l’histoire de la LNH.

Bien qu’il n’ait pas pu savourer cet honneur de son vivant avec ses proches, l’ancien policier a fait sentir sa présence dans la ville reine lundi soir et devait assurément veiller sur le bon déroulement de la soirée.

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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