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En repérage

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Si vous pensiez avoir aperçu l’ancien défenseur du Tricolore Jaroslav Spacek en ville dernièrement, vous ne vous êtes pas trompés.

Même s’il n’a été de passage chez les Canadiens que durant un peu plus de deux années, ce fut suffisant pour Jaroslav Spacek pour tomber en amour avec la métropole. Échangé par le bleu-blanc-rouge aux Hurricanes de la Caroline en décembre 2011, les derniers mois de cette campagne ont été ses derniers dans la Ligue nationale de hockey, lui qui a ensuite décidé de retourner dans sa République tchèque natale pour conclure sa carrière professionnelle là où elle s’était amorcée.

Aujourd’hui âgé de 42 ans – ayant fêté son plus récent anniversaire jeudi dernier – Spacek a effectué dernièrement une rare visite à Montréal depuis son départ il y a un peu plus de quatre ans, mais ce n’était pas simplement une visite de courtoisie. Voyez-vous, le vétéran de 880 matchs dans la LNH occupe maintenant un poste au sein de l’équipe nationale tchèque à titre d’entraîneur adjoint et il sera de retour en Amérique du Nord en septembre lors de la prochaine Coupe du monde de hockey, qui sera disputée à Toronto.

S’il adore son nouveau boulot derrière le banc depuis qu’il a décidé de relever ce nouveau défi il y a deux ans, Spacek admet que devenir entraîneur n’a pas toujours été au programme dans son plan d’après-carrière.

« Au début de ma carrière de joueur, je pensais un peu à devenir entraîneur à ma retraite. Mais plus je vieillissais, plus c’était le contraire », admet celui qui s’était joint au Tricolore à titre de joueur autonome en juillet 2009. « Lorsque je suis retourné en République tchèque, j’ai commencé à travailler pour [l’ancien joueur de la LNH] Martin Straka – qui est le propriétaire du HC Plzen. Au début il m’avait demandé si je voulais jouer, mais j’ai refusé. Ensuite il a voulu que j’aide ses défenseurs et j’ai commencé à sauter sur la glace avec eux. Et il y a deux ans, Vladimir Ruzicka est devenu l’entraîneur-chef de l’équipe nationale tchèque et il m’a proposé de me joindre à lui, ce que j’ai fait. »

Les dernières années n’ont pas été des plus faciles pour la République tchèque au cours des compétitions internationales d’envergures, se contentant d’une décevante sixième position aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014, avant de terminer au quatrième rang aux deux derniers Championnats du monde. Alors que tous les yeux de la planète hockey seront rivés vers l’Air Canada Centre en septembre prochain, Spacek essaie de rester optimiste quant aux performances qu’offrira son équipe à la Coupe du monde. Contrairement à d’autres pays, la relève chez les Tchèques n’est pas aussi présente, alors que le hockey devient de plus en plus un sport mené par les jeunes.

« Je crois qu’il y a quelques problèmes avec le hockey en République tchèque. Il n’y a pas eu beaucoup de jeunes joueurs provenant de notre programme qui ont percé dans la LNH, à l’exception de David Pastrnak à Boston », mentionne Spacek, qui ne sera pas le seul ancien des Canadiens au sein de l’organigramme tchèque, alors que Martin Rucinsky sera le directeur général de l’équipe nationale à la Coupe du monde. « À l’attaque nous ne devrions pas avoir de problèmes et nous avons de bons gardiens avec Petr Mrazek et Michal Neuvirth. Mais je crois que nous aurons quelques problèmes à la ligne bleue. »

Spacek aura peut-être l'occasion de diriger son ancien coéquipier Tomas Plekanec lors de la prochaine Coupe du monde de hockey.

En plus d’être venu observer les performances de ses compatriotes Tomas Plekanec et Tomas Fleischmann et d’avoir eu l’occasion de retrouver certains de ses anciens coéquipiers lors de ses récentes affectations, Spacek était également heureux de pouvoir enfin renouer avec plusieurs amis faits au Québec au cours des années. Admettant que Montréal et le Centre Bell lui manque énormément, Spacio a vécu plusieurs beaux moments durant ses 162 parties dans l’uniforme des Canadiens, mais certains en particuliers l’ont plus marqué.

« Peu importe lorsque je marquais un but », atteste en riant l’ancien numéro 6, qui a inscrit quatre buts en saison régulière et un en séries éliminatoires durant son séjour avec le Tricolore. « Je vais toujours me rappeler lorsque nous avons atteint la Finale de l’Association de l’Est. C’est dommage que j’aie manqué quelques matchs parce que j’étais blessé. Les gens et les partisans étaient incroyables.

« Si vous jouiez bien, ils le savaient. Si vous jouiez mal, ils vous le laissaient savoir », conclut Spacek, sourire en coin. « C’est ce que j’aimais de cet amphithéâtre. Il y avait tellement de vie ici comparativement à d’autres endroits. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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