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En quête de résultats

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTREAL – La saison 2014-2015 a laissé Lars Eller sur sa faim.

Même si Eller a trouvé le fond du filet à 15 reprises en 77 matchs rencontres de saison régulière – et ajouté 12 mentions d’aide au passage – ce n’était simplement pas suffisant pour le Danois de 26 ans, qui croit que son apport offensif n’a pas été suffisant à certains moments entre octobre et avril.

« Comme d’habitude, c’était une saison avec beaucoup d’apprentissages. Je crois que ça a plus été de hauts et de bas que je l’aurais souhaité. Je n’ai pas joué à mon meilleur pendant certaines périodes, mais il y a aussi des moments où j’ai joué du très bon hockey. Des fois, tu joues bien et tu n’obtiens tout simplement pas les résultats de tes efforts. En général, ce fut quand même une bonne année », a résumé Eller, qui a vécu deux séquences de 14 matchs consécutifs sans marquer. « Pour moi, la chose la plus importante est de devenir plus constant. En grandissant, j’étais toujours un joueur très offensif, avec de bonnes habiletés. Ces forces-là, si je peux les exploiter sur une base plus régulière, les chances sont bonnes que je joue un rôle plus grand. Lorsque je suis à mon meilleur, je suis très bon offensivement. Si je fais ma part, le reste va suivre. »

Lorsque Lars Eller a cependant su faire scintiller la lumière rouge, il a certainement fait payer le prix aux équipes adverses. Sept des filets du vétéran de six ans dans la LNH se sont avérés des buts gagnants, le plaçant au second rang derrière Max Pacioretty dans ce département chez les Canadiens. Peu importe, Eller croit que sa production globale aurait pu être meilleure, n’eut été des quelques embûches qu’il a rencontrés à certains moments durant la saison.

« J’ai subi une blessure [haut du corps] en décembre qui m’a tenu à l’écart du jeu pendant deux semaines, alors que je disputais à mon avis mon meilleur hockey de la saison. Les blessures font partie du jeu, mais ce n’était pas le temps idéal pour en subir une. J’ai aussi obtenu plusieurs départs en zone défensive et j’ai joué en désavantage numérique, donc 15 buts, ce n’est pas si mal. C’était difficile d’obtenir plus de production. J’aurais aimé avoir plus de mentions d’aide par exemple, c’est sûr », a confié Eller, qui a maintenu en moyenne un temps de glace de 15 :30 par match en 2014-2015. « Les deux coéquipiers avec qui j’ai commencé la saison [Rene Bourque et Jiri Sekac] ont été échangés aussi. Le premier a été échangé tôt en début de saison et le second tard. Lorsque ça arrive, tu dois créer une chimie avec des nouveaux compagnons de trios. Des fois, le changement, c’est bon. D’autres fois, ce ne l’est pas. Mais le plus de stabilité que tu as, le mieux c’est. »

Le numéro 81 des Canadiens a dû faire face à plus d’un changement durant le dernier mois et demi de la saison. Employé à l’aile plutôt qu’à sa position naturelle de centre, Eller a assimilé un nouveau rôle, s’alignant aux côtés du jeune Jacob De La Rose et du nouveau-venu Devante Smith-Pelly, en plus d’obtenir du temps de glace aussi avec Tomas Plekanec et Alex Galchenyuk.

« Je retire beaucoup de fierté de mon rôle dans l’équipe. Ça a changé parfois avec les blessures et les gars qui bougent. J’ai joué à l’aile pour un petit moment. Tu dois être prêt pour tout ce qui t’arrive car les choses changent très rapidement dans cette business. Je crois que j’ai démontré que je pouvais être efficace à l’aile, mais je préfère jouer au centre. C’est là que je suis meilleur selon moi. J’ai pu montrer que je pouvais être un bon ailier si besoin il y a, mais je préfère jouer au centre », d’ajouter Eller, qui a remporté 51,7% de ces mises au jeu la saison dernière. « Dans ce jeu, par contre, vous devez adopter le changement. C’est très important d’avoir le bon état d’esprit. Ton rôle peut changer, tout comme ton temps de glace et ta position. J’ai appris à vivre un jour à la fois. »

C’est vraiment la meilleure façon d’aborder les choses dans la LNH d’aujourd’hui, particulièrement le printemps venu, qui s’adonne à être la saison préférée de Lars Eller. Pour une seconde saison d’affilée, le choix de première ronde a offert une autre bonne performance en séries éliminatoires, sans toutefois amasser autant de points qu’au printemps d’avant lorsqu’il avait terminé au second rang des pointeurs avec cinq buts et 13 points en 17 rencontres.

« Je crois que j’ai encore offert mon meilleur hockey lorsque les séries sont arrivés. J’ai élevé mon jeu à ce moment. C’est le temps le plus plaisant de l’année. Je vis pour ces matchs et ces moments », d’admettre Eller, qui a enregistré un but et trois points en 12 rencontres éliminatoires en 2014-2015. « L’an dernier, j’ai capitalisé sur plusieurs des chances que j’ai obtenues. Cette saison, j’ai eu des bonnes chances, mais plus souvent qu’autrement la rondelle touchait le poteau, frappait quelque chose d’autre ou s’arrêtait sur la ligne des buts. Je suis content de l’effort, mais évidemment insatisfait du résultat. »

La déception n’a pas empêché Eller d’entreprendre la saison morte avec confiance quant à ce que le futur immédiat lui réserve. Le père de famille est convaincu que le Tricolore a accompli beaucoup en 2014-2015 malgré une fin parcours hâtive.

« Je crois que nous formions un groupe très serré cette année. Nous avons connu une très bonne saison régulière, même si les choses ne sont pas assez bonnes tant que tu ne gagnes pas tout. Les attentes sont élevées. Mais nous avons obtenu 110 points et nous étions dans la course au trophée du Président jusqu’à la fin », a conclu Eller, qui passera la majorité de l’été à s’entraîner à Montréal, et qui retournera au Danemark pour le mois de juillet. « Je suis très content de la façon dont nous avons grandis en tant qu’équipe. Je crois que cette expérience nous aidera la saison prochaine et pour les années à venir. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Régis.

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