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En panne d’émotion

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Au hockey, le vent peut tourner rapidement. Les Canadiens l’ont appris à leurs dépens dimanche.


Après avoir déjoué la recrue des Coyotes Louis Domingue à deux reprises  au cours des cinq premières minutes de jeu, les Canadiens, qui étaient en quête d’un sixième gain de suite, ont mis la pédale douce, dirigeant seulement 20 tirs au total en direction de celui qui en était à son tout premier départ sur le circuit Bettman.

«Ce n’était pas notre meilleur match. Nous avions connu un bon départ, mais nous nous en sommes éloignés. On doit se souvenir que peu importe l’équipe qu’on affronte, il faut jouer pendant 60 minutes », a rappelé P.K. Subban, qui a été le joueur le plus utilisé au cours du match avec un temps de jeu de 27:04. « Certains soirs, tu peux t’en sortir en jouant 40, peut-être 50 minutes, mais la plupart du temps, il faut travailler pendant 60 minutes pour aller chercher les deux points. »

Le travail d’Alex Galchenyuk pour forger une avance de deux buts au Tricolore a tenu jusqu’en fin de deuxième période. Puis, trois buts sans réplique des Coyotes. Parmi eux, certains ont été le résultat de jeux pour le moins bizarres, notamment une rondelle envoyée vers le filet de Tokarski par Ekman-Larsson. Cette dernière a trouvé son chemin sur le côté des jambières du gardien pour pénétrer derrière la ligne rouge.

«On joue dans la LNH pour une raison, parce que mentalement, on est capable de le prendre. C’était un mauvais but et je dois rapidement retrouver mes repères », souligne Dustin Tokarski, qui a cédé à deux reprises alors que la troupe de Dave Tippett évoluait avec un homme en plus. «À ce moment dans le match, c’était 2 à 2 et les deux équipes se trouvaient à la fin de longues séquences de matchs. La rencontre était à la portée des deux équipes. Ils ont eu un avantage numérique et en ont tiré profit. Les gars ont travaillé fort à la fin pour tenter d’égaliser.»

Lors des deux dernières minutes de jeu au Centre Bell, les partisans étaient debouts, en attente d’un but qui ne viendra finalement pas. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, les Canadiens dirigeant huit tirs en direction de la cage de Domingue, le tout ponctué de «HO» et de «HA».  Malheureusement, bon nombre d’entre eux sont allés choir dans les jambières des défenseurs des Coyotes, sans atteindre le gardien originaire de Mont Saint-Hilaire.

« Pour gagner des matchs, tu as besoin des breaks et tu as besoin des bonnes décisions au bon moment. Sur la punition à Gilbert, on a vu que le joueur des Coyotes retenait son bâton. La ligne est mince entre gagner et perdre», a lancé Michel Therrien, qui a vu l’adversaire réussir à convertir ses deux avantages numériques en filets.

En affrontant les Coyotes dimanche après-midi, les Canadiens complétaient une exigeante séquence de quatre matchs en six soirs, séquence où ils avaient déjà enregistré trois victoires.

«Après avoir connu le départ qu’on voulait, c’est devenu un match très difficile à jouer. Dernièrement, nos matchs ont été remplis d’émotions et de ce côté-là, je n’ai pas senti le niveau d’émotion nécessaire pour atteindre le niveau de compétition qu’on cherchait», a mentionné Michel Therrien, qui a vu ses ouailles disputer deux rencontres serrées jeudi et samedi, rencontres qui se sont terminées par des marques de 1 à 0. « Il ne faut pas trop mettre le nez dans la vitre. On avait une semaine très difficile. Nous étions en position de ramasser quatre victoires. On en a ramassé trois sur quatre. C’est comme ça que je vois ça. »

Les Canadiens auront le temps de se regrouper, bénéficiant d’une journée de congé lundi avant de reprendre l’action mardi soir, contre les Sabres de Buffalo.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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