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Site officiel des Canadiens de Montréal

Eisenschmid tient à pratiquer son français

L'attaquant du Rocket aime s'imprégner de la culture partout où il va

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

LAVAL - Si vous croisez Markus Eisenschmid dans la région, faites-lui une faveur et… adressez-vous à lui en français!

C'est que l'attaquant du Rocket de Laval se débrouille de mieux en mieux dans la langue de Molière, mais il manque d'occasions de la pratiquer, car les gens passent rapidement à l'anglais en pensant lui faciliter la vie.

«Si je vais faire mon épicerie, mon seul problème, c'est que je suis un peu gêné. Je commencerais vraiment à l'apprendre si je commençais simplement à le parler, a admis l'Allemand de 23 ans.

«Le problème ici, c'est que c'est partiellement bilingue. Chaque fois… je peux "blâmer" les Québécois pour ça aussi, parce que dès qu'ils entendent que j'ai un peu un accent, ils commencent à me parler en anglais, alors je poursuis la conversation en anglais aussi. Si je n'avais vraiment pas le choix de parler français, je pourrais vraiment le parler en trois mois.»

Il doit sa connaissance du français aux nombreuses années de cours qu'il a eus à l'école en Allemagne.

«J'ai commencé à apprendre l'anglais un peu en troisième ou quatrième année (vers l'âge de huit ans). Mais je ne dirais pas que j'ai beaucoup appris à ce moment. À 10 ans, j'ai vraiment commencé l'anglais et à 11 ans, j'ai commencé les cours de français à l'école. Mon école était très stricte pour l'apprentissage du vocabulaire. On devait être prêt pour chaque cours. On avait du vocabulaire à apprendre pour le lendemain, parce que le professeur nous les demandait, a relaté le jeune homme.

«Je sens que je connais beaucoup de mots maintenant. J'ai eu six bonnes années de cours de français, de l'âge de 11 à 17 ans.»

Eisenchmid manque un peu de confiance et devrait se dégêner, mais lorsqu'il est un peu plus à l'aise, son français est très bon. Il doit toutefois s'habituer à l'accent québécois.

«C'est difficile parce que l'accent est très différent. Ce n'est pas une langue facile. De plus, j'ai appris le français d'Europe. En m'amenant ici, j'ai d'abord dû m'ajuster à l'accent. On a aussi des cours de français ici, mais la professeure enseigne la base. Elle m'a dit que je n'avais même pas besoin d'y aller parce qu'elle m'a entendu parler. Je lui ai parlé un peu et je connais tous les chiffres, je sais comment saluer. Je pourrais honnêtement avoir une simple conversation avec quelqu'un. Quand on me parle en français, je comprends tout. J'ai seulement de la difficulté à m'exprimer», a-t-il affirmé. 

Pour se pratiquer et pour apprendre des expressions françaises, il peut compter sur bon nombre de ses coéquipiers francophones au sein de l'équipe, dont Daniel Audette et Jérémy Grégoire - chez qui il est d'ailleurs allé passer Noël en décembre dernier.

«On était dans sa famille et il y avait de la musique québécoise traditionnelle», a raconté Eisenschmid. 

Grégoire a confirmé avoir fait écouter à son collègue un classique du temps des fêtes : La Bottine souriante!
Mais c'est le genre de choses que le numéro 38 du Rocket aime.

«Je veux apprendre la langue parce que je veux vivre cette culture. C'est comme ça partout où je vais. L'été, j'aime voyager. L'Europe est un petit continent. J'aime m'envoler dans différents endroits juste pour un week-end parce que tout est si proche. C'est ce que je fais pendant mes étés», a conclu celui qui est notamment allé passer un week-end à Barcelone avec son bon ami Sven Andrighetto l'été dernier.

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