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Site officiel des Canadiens de Montréal

Un séjour marquant

Doug Gilmour n'a que de bons souvenirs de son passage avec les Canadiens

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Le séjour de Doug Gilmour à Montréal restera gravé à jamais dans sa mémoire, et ce, même s'il n'a pas disputé 150 parties avec le Tricolore. 

Depuis qu'il a décidé de s'impliquer à temps plein au sein de l'organisation des Frontenacs de Kingston de la Ligue junior de l'Ontario - comme entraîneur-chef au début et ensuite comme directeur général -, les temps libres de Doug Gilmour ont été plutôt rares. C'est pour cette raison que l'ancien numéro 93 du Bleu-Blanc-Rouge n'a pas eu beaucoup d'occasions de revenir dans la Métropole au cours des dernières années.

Mais plus tôt ce mois-ci, Gilmour a été mesure de se libérer durant quelques heures pour faire un petit tour en ville et rencontrer des partisans de l'équipe lors du récent Camp de rêve des Canadiens.

« Reggie [Réjean Houle] m'a invité à quelques reprises au fil des années, mais c'était difficile avec mon équipe de hockey. Mais quand j'ai reçu un courriel pour le Camp de rêve, j'ai regardé mon horaire et j'étais en mesure de venir en ville. Nous jouions le vendredi et le dimanche après-midi, nous étions donc capables d'être là pour l'occasion. Revenir au Centre Bell me rappelle tellement de beaux souvenirs. Je n'ai que de belles choses à dire à propos de cette organisation, atteste celui qui a évolué à Montréal de 2001 à 2003, amassant 21 buts et 70 points au passage.

« J'étais plus âgé quand je suis venu jouer ici, j'avais 38 ans. J'aurais aimé être plus jeune quand j'étais ici, mais c'était toute une expérience, poursuit Gilmour. Ma première année était celle où Saku [Koivu] a combattu son cancer. Il est revenu juste avant les séries et nous a guidés durant un beau parcours. Ça a été amusant ce printemps-là, l'atmosphère au Centre Bell était électrique. »

Au cours de ses presque deux années passées au Québec, l'ancien attaquant, aujourd'hui âgé de 53 ans, a forgé des liens avec des gens ici, qu'il tente de venir visiter à l'occasion. S'il a eu le temps d'en croiser quelques-uns dernièrement lors de son passage au Centre Bell pour le duel entre les Canadiens et les Blues, Gilmour a été heureux de pouvoir rattraper le temps perdu avec Kirk Muller, puisque l'entraîneur associé, qui est de retour chez le Tricolore depuis quelques mois, est un de ses voisins durant la saison estivale.

« C'était plaisant parce que j'ai pu passer un peu de temps avec Kirk. J'ai toujours du plaisir avec lui. Nous sommes tous les deux originaires de Kingston et nous avons chacun une maison sur le bord du même lac. Nos vacances tombent rarement en même temps durant l'été, mais nous nous revoyons quand même souvent », indique celui qui a également été le coéquipier de Muller durant deux saisons avec les Maple Leafs, au milieu des années 1990.

Le 11 février dernier, lors d'un match amical organisé dans le cadre du Camp de rêves, Gilmour a revêtu le légendaire chandail tricolore pour la première fois depuis le 10 mars 2003, quelques jours avant que la formation montréalaise ne l'ait échangé à ces mêmes Leafs. 

Gilmour a été un des joueurs les plus populaires de l'histoire de la formation torontoise. C'est pourquoi plusieurs trouvaient bizarre  à l'époque le fait de le voir arborer le « CH » sur son chandail plutôt que la feuille d'érable. Le membre du Temple de la renommée ne s'est pour sa part jamais senti mal à l'aise face à cette situation. Surtout qu'il a évolué pour un total de six équipes durant ses 20 saisons dans la LNH. Mais lorsqu'on discute avec Gilmour, on réalise que de représenter les Canadiens - autant en 2017 qu'en 2001 - a toujours été quelque chose de prédestiné pour lui.

« J'étais joueur autonome et j'ai décidé de signer un contrat à Montréal. Il y avait beaucoup de personnes à Toronto qui ne comprenaient pas pourquoi je m'étais joint aux Canadiens! Encore là, c'était ma décision. Ma ville natale est entre les deux villes. Je me rappelle que sur une de mes premières cartes de hockey avec ma photo, lorsque j'avais deux ans, le chandail que je portais était celui de Montréal », a conclu Gilmour .

Alors qu'il compte conserver son poste de D.G. des Frontenacs durant encore deux ou trois années, Gilmour ne sait pas encore s'il voudra poursuivre son après-carrière au hockey au niveau professionnel. Qui sait, sa prochaine visite au Centre Bell pourrait être à titre d'employé d'une équipe de la LNH…

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