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Le temps passe vite

Dix ans après avoir été repêché dans la LNH, Max Pacioretty repense à son parcours

par Matt Cudzinowski, traduit par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - Difficile à croire, mais ça fait 10 ans que l'aventure de Max Pacioretty a commencée dans la LNH.

Le 22 juin 2007, les Canadiens ont choisi le joueur de première année de l'Université du Michigan au 22e rang au total lors du repêchage tenu au Nationwide Arena de Columbus.

Cinq cent soixante-deux matchs en saison régulière et quatre présences en séries éliminatoires plus tard, le capitaine maintenant âgé de 28 ans se souvient encore très bien du moment où il est monté sur la scène alors que Trevor Timmins, alors directeur du recrutement et du développement des joueurs et actuel président du personnel des joueurs a annoncé sa sélection au monde du hockey.

«Même si c'était exactement le rang que je prévoyais pour moi, je ne pouvais toujours pas y croire. Je n'arrêtais pas de lancer des coups d'œil à ma famille pour voir leur réaction et je n'avais même pas réalisé que mon père [Ray] était encore plus ému puisque sa mère [Thérèse] est née et a grandi à Montréal, a raconté Pacioretty au sujet de la journée qui a changé sa vie, il y a 10 ans.

«Il a tout sacrifié pour que je puisse jouer au hockey. Je n'oublierai jamais à quel point il était fier à ce moment.»

Ce n'est toutefois pas parce que Pacioretty a été un choix de premier tour qu'il allait obtenir une place dans la formation montréalaise sur-le-champ. Après avoir connu une excellente saison avec les Wolverines, le natif de New Canaan, au Connecticut, est passé chez les professionnels et a fait la navette entre les Canadiens et les Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue américaine, pendant trois saisons. Il a enfin pris part à 79 matchs avec le grand club en 2011-2012, alors qu'il a connu la première de ses cinq saisons de 30 buts et de 60 points.

Avec le recul, le fait qu'il ait partagé son temps entre la LNH et les rangs mineurs très tôt dans sa carrière a été un gage de succès.

«Heureusement, j'avais de bonnes personnes autour de moi qui me rappelaient que la partie difficile commençait après le repêchage. Je ne m'attendais pas à ce qu'on me donne tout. Je savais que je devais travailler pour y arriver et être où je voulais être. Ils ont eu raison, parce que ça m'a pris quatre ans de dur labeur pour réussir, a dit Pacioretty à propos du chemin parcouru avant d'être un joueur à temps plein dans l'uniforme des Canadiens.

«Je n'ai assurément pas eu un parcours facile pour me rendre dans la LNH et je ne le changerais pas. J'ai eu trois entraîneurs différents dans la LAH, trois dans la LNH et deux directeurs généraux avant d'être un joueur établi. Je ne serais pas là où je suis en ce moment si je n'avais pas vécu ces expériences de hauts et de bas.»

Là où il est en ce moment, c'est parmi les joueurs les plus productifs de sa cuvée. Le gagnant du trophée Masterton en 2012 se classe au troisième rang avec 209 buts, huitième avec 202 mentions d'aide et quatrième avec 411 points. Seuls les ailiers Patrick Kane, Jamie Benn et Jakub Voracek ont obtenu plus de points que lui depuis leur repêchage. 

«Ç'a été incroyable. Il y a eu des moments où je me suis demandé si ça allait arriver un jouer et où je ne me voyais pas atteindre ce niveau. Mais les gens qui m'entouraient y croyaient et ils se sont assurés que je ne l'oublie jamais», a admis Pacioretty, meilleur pointeur des Canadiens au cours des six dernières années.

La patience a également joué un rôle important dans ses succès. C'est ce qu'il a compris avec le temps.

«J'ai appris à me soucier d'une journée à la fois et de ce que je peux contrôler. C'est une chose avec laquelle tous les joueurs de hockey luttent parce qu'on veut des résultats et on les veut tout de suite. Mais ça ne peut pas toujours être comme ça», a confié Pacioretty.

Ce n'est qu'une leçon clé parmi tant d'autres qu'il transmettra aux prochains jeunes qui se joindront aux Canadiens en fin de semaine à Chicago. Son message, toutefois, sera assez simple.

«Ce serait le même conseil que celui que j'ai eu : c'est maintenant que le dur travail commence», a-t-il conclu.

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