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Des souvenirs indélébiles

par Staff Writer / Montréal Canadiens

ST. PAUL - Si Jean Béliveau fut synonyme de respect et de classe pour tous les gens qu’il a croisés au cours de sa vie, tous conservent également des souvenirs bien précis de l’un, sinon du plus grand ambassadeur que le sport ait connu.

« Nous avons perdu un membre de la famille. Il était un citoyen extraordinaire et un grand ambassadeur pour notre équipe et nous sommes attristés de son départ », d’indiquer Carey Price, qui a eu la chance de côtoyer le légendaire attaquant des Canadiens depuis son arrivée à Montréal en 2007.

Le nom de Price et de Béliveau seront associés à tout jamais dans les annales de l’équipe, alors que le gardien du Tricolore a été le récipiendaire du trophée Jean-Béliveau la saison dernière, trophée soulignant son engagement communautaire et son dévouement à la cause des enfants.

« Remporter son trophée fut un honneur alors que j’ai eu la chance de le rencontrer avec sa femme en quelques occasions », de poursuivre Price. « Il était un citoyen extraordinaire, un ambassadeur de premier ordre pour notre club de hockey et il a fait sourire beaucoup de gens à Montréal et beaucoup de partisans.

« Il est le standard pour être un joueur des Canadiens de Montréal. Il a établi le standard à suivre pour tout le monde et il était vraiment un bon être humain. Il ne sera jamais oublié, » de conclure le gardien des Canadiens.

Qu’on soit joueur, partisan ou encore les deux, personne ne voulait rater l’occasion de discuter avec le légendaire numéro 4. Pacioretty en a même profité pour demander un autographe à Béliveau, un souvenir qu’il conservera précieusement.

« J’ai pu lui parler et il était dans l’entourage de l’équipe très souvent lorsqu’il se sentait bien, particulièrement durant l’année du Centenaire de l’équipe », d’indiquer Pacioretty, qui a notamment participé au Match du Centenaire le 4 décembre 2009 lorsque Gordie Howe a présenté Jean Béliveau à la foule du Centre Bell. « Il assistait à beaucoup de matchs en compagnie de sa conjointe. Vous n’avez jamais entendu de mauvais mots à son endroit et cela en dit beaucoup. Il a définitivement touché tout le monde dans notre sport. »

Lorsque Jean Béliveau parlait, on écoutait.

« Il avait une présence incroyable. C’était un homme qui était toujours poli avec tout le monde, toujours de bonne humeur. Il était là pour tout le monde. Si tu voulais jaser, il était là. Sa présence est ce qui m’a le plus impressionné », d’expliquer David Desharnais.

« Je ne l’ai pas rencontré souvent. J’étais beaucoup trop impressionné pour lui demander quoi que ce soit [lorsque je l’ai rencontré], malheureusement je n’ai pas eu cette chance », d’ajouter Desharnais.

Si les festivités entourant le Centenaire de l’équipe en 2009 ont permis à plusieurs de rencontrer les plus grandes légendes dans l’histoire du Club, incluant Béliveau, certains ont eu cette chance avant de se joindre à l’organisation. L’impact fut toutefois exactement le même.

« À l’âge de 10 ans, j’ai eu la chance de rencontrer Jean Béliveau et c’est à ce moment que j’ai commencé à être un partisan des Canadiens », d’avouer Subban, qui devait rencontrer ce dimanche Béliveau à son domicile. « Mon père était un grand amateur de l’équipe depuis qu’il avait déménagé au Canada, mais des fois lorsque tu rencontres des gens en personne, tu deviens un partisan. Pour moi, rencontrer Jean Béliveau a fait ça. Mon entraîneur, Martin Ross, a été en mesure de le faire venir à l’un de nos matchs et dans notre vestiaire était quelque chose de spécial. J’ai eu un moment spécial avec lui et aujourd’hui est une journée pour se rappeler qui il était et ce qu’il a accompli. Ce serait agréable de gagner en son honneur.

Natif de Hull, Pierre-Alexandre Parenteau a également eu la chance de faire la connaissance de Béliveau durant sa jeunesse.

« J’ai eu la chance de le côtoyer un petit peu quand j’étais jeune à Longueuil lorsque je jouais au hockey mineur. Les Canadiens et le monde du hockey perdent un grand homme », s’est rappelé Parenteau, à propos de Béliveau qui détient le record incontesté d’avoir son nom gravé 17 fois sur la coupe Stanley.

« J’étais atome lorsque je l’ai rencontré quelques fois », d’ajouter l’attaquant québécois. « C’était un homme super gentil, vraiment facile d’approche aussi. C’est ce dont je vais me souvenir de lui. Ça fait longtemps que je ne l’ai pas rencontré. C’est une grande perte pour l’organisation des Canadiens au complet. »

Pour l’entraîneur-chef des Canadiens Michel Therrien, c’est la soirée du 11 février 1971 au Forum qui restera gravé à tout jamais dans sa mémoire, lui qui n’était âgé que de sept ans à l’époque.

« On en parlait avec les entraîneurs ce matin. J’ai fait part que j’étais là lorsque qu’il a marqué son 500e but, contre les North Stars du Minnesota », a raconté Therrien. « J’ai décrit un peu la manière dont il avait inscrit le but et après, nous sommes allés sur YouTube pour voir le but. On s’est remémoré ces moments-là. Ça me rappelle de bons souvenirs passés d’abord avec mon père. Il y a des souvenirs de jeunesse dont tu te souviens et je me souviens de ce moment-là. La famille des Canadiens vient de perdre un grand homme. »

Cette perte était perceptible sur tous les visages dans le vestiaire des Canadiens mercredi matin. Questionné à savoir s’il espérait voir ses joueurs remporter le match de mercredi soir contre le Wild pour Béliveau, la réponse du directeur-gérant du Tricolore Marc Bergevin a été sans équivoque.

Oui!

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com

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